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[Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : mer. mai 31, 2017 3:46 pm
par Zellruhn
A l'attention de notre très distingué public : ici seront présentés les comptes rendus de nos aventures vu par nos personnages.

A l'attention de nos chers Célians, Landiers et autres étrangers peuplant nos très chers terres Brumaire, je vous invite à vous faire à la suite un unique post qu'on éditera et où l'on mettra en balise spoiler chacun de nos épisodes :)

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR de Siegfried

Publié : mer. mai 31, 2017 3:47 pm
par Zellruhn
[work in progress]

Préambule :
Siegfried du clan Nibelung est un jeune fils de chef en exil. Son clan, les Nibelung, a été attaqué et vaincu par le clan RedClaw et il s'est retrouvé contraint et forcé de fuir ses terres natales avec 2 membres de son clan (Ana et Lyubo) qui ont pu fuir avec lui.

Élevé selon les traditions et dans l'optique qu'il succède un jour à son père, Siegfried est un homme pour qui l'honneur signifie beaucoup, c'est la marque d'un homme et un homme n'est rien sans son honneur. Il a également tendance à se montrer très protecteur envers les siens et il n'hésite pas à se jeter dans la mêlée et s'il peut paraître téméraire il reste dans le fond réfléchi ... même si ce n'est pas la 1ère chose qui saute aux yeux chez lui !
Ses proches savent aussi que c'est un homme juste dans le fond, sauf avec ses ennemis car il n'est pas du genre à oublier les rancunes passés - et il n'a pas oublié pour son clan. La vengeance est un plat qui se mange chaud ou froid, mais qui fini toujours par être mangé.

Aujourd'hui son but est de trouver et sécuriser un foyer pour les survivants de son clan, il y a cet endroit appelé Fortecrête dans les environs, c'est une ruine d'après les rumeurs mais pour l'instant cela suffira pour mettre les sien à l'abri. Il y a juste cette autre rumeur ... que leur chef serait une brune ... si elle est du clan qui nous a attaqué l'entrevu sera brève mais sanglante, si non et qu'il y a moyen de discuter avec elle ... alors on aura un début de quelque chose.
Chapitre 1
Après plusieurs mois d'errance avec Ana ma fidèle chasseresse et Lyubo mon compagnon d'armes de toujours suite à la destruction de la quasi-totalité de notre clan, Nous avons fini par rejoindre la caravane d'Alicia. Cette dernière dit avoir pour projet de fonder une nouvelle colonie dans les ruines de la forteresse de Fortecrête. L'idée est intéressante pour moi car synonyme d'un nouveau départ, d'un nouveau foyer et plus que tout, d'un refuge pour les derniers des siens, il faudra juste espérer que les Célians et autres étrangers sauront se montrer à la hauteur de l'inhospitalité de ces terres et digne de faire partie de ma nouvelle famille.

Pendant le trajet avec la caravane, quelques têtes sortent du lot malgré le faire que ce groupe soit d'une composition assez hétérogène ... Pour en citer quelques unes, nous avons semble t-il une ancienne légionnaire Céliane dans son jeune âge ... peuh j'espère qu'elle n'a pas trouvé la légion trop dure pour elle, sinon elle va vite regretter d'avoir choisi la pire affectation possible : les terres brumaires.
Pour continuer sur les Célians, nous avons un défiguré et limite difforme qui cache son visage - ce dernier a de la chance de ne pas être né en terre brumaire, on aurait mis fin au supplice qu'aurait été pour lui la vie dès ses premiers instants. Quelque soit ses talents utiles, ça ne sera certainement pas comme combattant, je ne suis même pas sûr qu'il arrive à soulever une épée ... Enfin, il semblait y avoir quelque intelligence dans son regard, donc peut être parviendra t-il quand même à se montrer utile ?
En parlant de personne qui cache son visage, il y a Emma, une jeune femme qui semble originaire des froidelandes - mais rien de sûr pour le moment - reste à savoir si elle cache son beau minois pour éviter des problèmes propres aux jolies jeunes femmes, ou pour une autre raison ? J'espère juste pour elle qu'elle cache aussi quelque compétence utile, sinon la vie ne sera vraiment pas facile pour elle.
Nous avons aussi Sylvio, un autre jeune étranger d'origine inconnu, mais il ne vient pas de mes terres ni de celles de mes ancêtres et ce n'est pas un célian ... Il semble capable mais j'ignore encore quelles sont ses compétences ...
Et pour conclure la présentation de nos têtes qui sortent du lot, je finirai par Alicia. Une brune qui a fait du pays, qui s'est taillé au fil de son épée une solide réputation de mercenaire et qui semble vouloir prendre aujourd'hui sa retraite. Ah ! Je ne sais pas de quoi exactement elle veut prendre sa retraite, mais ce n'est certainement pas du combat, ou alors elle aurait trouvé une autre terre d'accueil. Elle a la réputation d'un commandant sûr, j'espère juste qu'elle saura également gérer une colonie car ce n'est pas la même chose que gérer une troupe de mercenaire ... Mais j'ai quelques espoirs en la matière : elle a su mettre sur pied une expédition composé de personnes aux origines aussi diverses que variées dans une des terres les plus inhospitalières que compte Chiaroscuro. Elle a également accepté le pâle et ancien fils de chef que je suis ... même si c'était loin d'être avec un grand sourire de joie - en même temps je la comprends : un pâle, un de ceux qui ont envahit les siens et qui depuis méprise les bruns comme on méprise les vaincus et surtout un fils de chef ? Elle aurait quelques inquiétudes que je cherche à prendre sa place qu'elle aurait simplement oublié d'être idiote ... Mais quoiqu'il en soit, elle a besoin de moi, j'ai besoin d'elle, elle a conscience de ces deux faits et elle passe outre les préjugés raciaux / d'origines et pour ça elle a mon respect.

Mais mettons nous en route :
Nous commençons à approcher de notre destination et Alicia souhaite s'assurer que tout soit en ordre sur place quand la caravane arrivera. Un groupe d'éclaireur est donc constitué de Scérius (l'estropié ? pour quoi faire ? Est quelque sorte de spécialiste ? Alicia n'est pas une idiote pour ce que j'ai vu donc elle doit avoir ses raisons ...), Victoria, un choix plus logique avec l'ancienne légionnaire et l'occasion peut être de voir un peu ce qu'elle vaut. Sylvio, même combat que pour Victoria et ... Emma ? Alicia veut lui apprendre la vie ? Lui faire comprendre ce que sera désormais son nouveau foyer afin qu'elle soit sûr de son choix ? J'espère pour elle qu'elle saura se faire oublier de nos adversaires si les choses se passent mal ... Et pour conclure notre troupe : ma personne en tant que responsable ainsi que mes deux compagnons. Alicia fait des mouvements intelligents, elle montre qu'elle accepte de me confier des responsabilités et ne cherche pas à me séparer des membres de mon clan. Que ce soit par peur d'une dissidence possible de ma part, pour me tester ou pour me brosser dans le sens du poil, c'était le bon choix.

Nous nous mettons donc en route pour aller inspecter la forteresse de Fortecrête et s’assurer que tout soit en ordre, le voyage se passe sous une pluie torrentielle et sans ne guère échanger de mots – l’ambiance générale étant un peu à l’image du climat.
En fin de journée, nous arrivons à la forteresse – bon sang, elle est dans un état de délabrement comparable à ma situation ! Les murs extérieurs sont en ruines, la forge et l’étable sont à deux doigts de s’écrouler et les autres bâtiments qui les jouxtent ont déjà fini par terre … l’enceinte intérieur est en un peu meilleur état quoique rien de brillant non plus. Par chance, le donjon est en relativement bon état même si lui aussi accuse l’état d’abandon prolongé.
Un rapide tour du propriétaire nous confirme que l’endroit n’est actuellement pas habité, une bonne chose et un problème de moins. De plus il y aura de la place pour loger une 30aine de personnes dans le donjon une fois qu’on y aura remis un peu d’ordre, mais pour ce soir nous nous contenterons de la grande salle. Un début de barricade a été instauré au niveau de la porte du donjon, un tour de garde mis en place et les autres noient le regard dans les flammes de l’âtre. Puis les langues finissent par se délier un peu, les défenses et réserves de chacun tombant un peu en cet instant alors que l’on partage nos rations et les quelques baies qu’Emma a trouvé. Cette dernière brise d’ailleurs la glace la première, nous racontant qu’elle a déjà vécu une situation similaire où elle s’était retrouvée seule et sans nourriture dans le froid pendant plusieurs jours. Ce n’est donc pas sa première situation difficile et elle aura réussi à survivre jusque-là, il y a donc quelques espoirs pour elle qu’elle survive encore un peu. Elle a conclu son discours en parlant d’optimiste et d’espoir … cela fait drôle d’entre ces mots, ces deux denrées rares … et au fond de moi, cela réchauffe quelques peu mon cœur.
Le lendemain on commence à s’atteler à la tâche, entre commencer le déblaiement des décombres dans le donjon et la collecte de quelques vivres – un groupe étant parti chasser et un autre cueillir des baies.
Nos chasseurs nous aurons ramené un autre genre de gibier d’ailleurs, un groupe de brigand local les a repéré et les a pris en chasse jusqu’à la forteresse. Dans un premier temps nous nous sommes repliés dans le donjon pour les évaluer et préparer la défense. Ces derniers se sont montrés hésitant dans leur approche, n’ayant visiblement guère envie de prendre d’assaut le donjon. Et bien il est temps de leur montrer que ce dernier, cette forteresse et ces terres ont un nouveau maître et que les brigands ne sont pas la bienvenue ici !
Ana en couverture avec son arc, Lyubo à mes côtés et mon épée en main, je fis une sortie pour briser cet état d’attente et les forcer à fuir ou agir – mieux vaut ça qu’un couteau dans le dos pendant notre sommeil ! Ces maudits ont feinté de fuir au début, pour mieux m’exposer à deux de leurs camarades resté caché dans la forge qui lancèrent leurs javelots sur moi, heureusement leur manque de talent et mon armure firent leur office. J’ai engagé nos feinteurs avec Lyubo et les flèches mortelles d’Ana, nos flanqueurs ayant été diverti par Victoria – la seule qui ait daigné venir combattre à nos côté !
La bataille aura finalement été de courte durée, nos assaillants ne s’étant même pas révélé assez bon pour tuer le temps – leur condition devait être encore pire que la nôtre …
Après la bataille, Emma voulu s’assurer que nous n’étions pas blessé … On peut dire au moins qu’elle a bon cœur, ce n’est habituellement pas vraiment une qualité en ces terres, mais dans son cas cela devrait lui être bénéfique.
Tard dans la nuit sous une pluie battante, le reste de la troupe arriva à la forteresse. La caravane a été attaquée et ils sont les derniers survivants … me rappelant ainsi qu’à mes compagnons le souvenir récent de l’attaque de notre clan. L’amertume en bouche, nous partîmes nous coucher et essayer de trouver le sommeil …

Chapitre 2

Une fois un minimum installé à la forteresse, Alicia décida de mener des investigations quant au sort de la caravane et d’éventuelles survivants. Mercie fut donc envoyée en éclaireur mais cette dernière tarda à rentrer, Sergeï décida du coup de faire un bébé dans le dos d’Alicia en envoyant le groupe en reconnaissance. Je dois bien admettre qu’en tant que fils de chef j’ai du mal à approuver ce genre de comportement … mais à sa place, après avoir vécu les évènements de ces 6 derniers mois … qui sait ? j’aurai peut-être fait la même chose.

Nous nous mimes donc en route prétextant partir à la chasse pour 2 jours et arrivâmes rapidement au lieu d’embuscade de la caravane. L’attaque avait été violente, de nombreux cadavres jonchaient le champ de bataille et les chariots avaient eux aussi subit leur lot de dommages.
Je laissai les autres inspecter dans le détail le périmètre des chariots, prenant juste le temps de compter les morts et leur affiliation, et me concentra davantage sur le périmètre avec Ana. Le décompte des morts confirma ce qu’il restait d’empreintes : des prisonniers avait été fait pendant cette attaque et donc nous avions encore quelques espoirs de pouvoir en sauver quelques-uns.

Décision fut donc prise de remonter la piste, afin de voir où cela nous conduirait. Ce faire ne posa pas trop de difficulté à l’œil averti d’Ana, mais le froid, la pluie torrentiel qui tombait sur nous et la nécessité de se faire discret et donc d’éviter de faire du feu posa davantage de problèmes. Nos frêles Célians, habitués à des climats plus doux, tombèrent malades. Mais malgré tout nous devions continuer et nous le fîmes.

Les fortes pluies eurent une autre conséquence : la rivière à l’est que nous devions traverser était en cru. Prudemment, nous commençâmes à traverser et je fis le choix d’enlever mon armure avant de tenter la traverser de la lancer de l’autre côté : ce pont ne m’inspirait pas confiance et à raison, il céda lorsque Lyubo était en train de le traverser. Scérius eut heureusement un bon réflexe et parvint à lui tendre son bâton en un éclair, il ne restait plus qu’à tirer à nous de fétu de paille.

Continuant notre route, nous arrivâmes à proximité du camp de nos assaillants et Ana partie en reconnaissance pendant que nous nous faisions discrets en attendant son retour et plus particulièrement à l’approche d’une patrouille de 3. Tout se serait bien passé si l’un d’entre eux n’avait pas été pris d’une envie soudaine de se soulager la vessie sur le buisson derrière lequel je me cachais. Partager entre la fureur de me faire éclabousser par ce misérable et la crainte qu’il ne finisse par me remarquer, je fis le choix de lui transpercer la gorge de mon épée – un coup net et propre !

Malheureusement, ses camarades semblait pris d’admiration par la façon d’arroser les plantes de leur collègue, et ils ne goûtèrent pas que ce dernier abreuve les plantes de son sang … quel dommage ! Ils n’étaient plus que deux, mais vif, compétent et bien équipé. L’arbalétrier me logea d’entrée de jeu un carreau dans ma cotte de mailles, et son camarade commença à jouer de sa grande épée. Blessé, je parvins avec peine à me défaire de l’arbalétrier, mais le dernier lascar était le vrai problème. Son armure était massive et le protégeait très bien de nos coups, quant à son épée, elle fit son œuvre sur moi, me mettant plus ou moins hors course.

La situation commençant à tourner au vinaigre, Victoria décida de jouer un atout de sa manche : un jet de flamme jailli de sa main et s’abattit sur le colosse en armure. Pour autant que je j’apprécie qu’elle se soit décidée à faire montre de ses compétences, j’aurai apprécié qu’elle se décide avant que je ne passe pour mort.
Les choses se compliquèrent encore quand on entendit un signal d’Ana nous informant que des renforts ennemis étaient en approche. Ce brave Lyubo voulu se sacrifier pour nous permettre de fuir, mais je parvins à le convaincre que son sacrifice n’était pas nécessaire. Victoria continua un coup à transformer le colosse en cochon grillé et nous prîmes la fuite à toute jambe, blessés, meurtris et épuisés.

Alors que mes jambes refusaient de me porter davantage, la providence mit sur ma route une femme encapuchonnée qui m’offrit son assistance contre de la nourriture. Je lui offris toutes mes réserves de nourritures et cette dernière me prodigua des soins de qualités, qui me sauvèrent la vie. Béni soit les völvas !

La faim qui me tenaillait sur le retour n’était rien face à ma gratitude. Par contre j’étais tourmenté par le fais de n’avoir aucune nouvelle d’Ana depuis la bataille … bon sang ! Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé, je lui dois tant et elle est toujours à se sacrifier pour moi… Je ne mérite pas d’avoir une telle personne à mes côtés.

Le retour à la forteresse fut pénible, Alicia était furieuse – à raison … j'espère jusque qu'elle ne pense pas que j'ai "défié" son autorité parce que c'est une brune, car je me moque éperdument de cela - et les nouvelles que nous lui apportâmes n’éclipsait pas les mauvaises. Ana avait disparu, Mercy n’était toujours pas rentrée, j’étais grièvement blessé, Victoria aussi dans une moindre mesure et ça aurait pu finir bien plus mal.

Au moins subsistait une lueur d’espoir : Ana était peut-être encore en vie, Mercy probablement ainsi que des survivants de la caravane qui auront été capturé. Chapitre 3
Les jours passèrent, je me remis progressivement de mes blessures entre les bons soins que m’avaient prodigués la völva et la surveillance d’Emma quand Mercy revint à la forteresse. Enfin de bonnes nouvelles !
Sa reconnaissance lui aura demandé du temps, mais elle aura repéré 3 camps problématiques dans les environs – 2 de bandits et un dernier de mercenaire - et aura pris un peu la température de ces derniers. Les deux camps de bandits ne s’entendent pas, ils ont un accord de principe entre eux mais une bonne étincelle pourrait mettre le feu aux poudres.

Alicia décide de constituer deux groupes pour pousser les investigations de ces deux camps de bandits et voir ce qui pourrait être fait pour s’occuper de leur cas. Alicia et son groupe se chargera du camp le plus important, et moi et le mien du petit.
Malgré les évènements passés, Alicia continue de me confier la responsabilité du groupe. J’ai parfois le sentiment d’être le candidat par défaut pour elle, mais quoiqu’il en soit, cela ne change rien au fait que je ne permettrais pas que la tragédie de mon clan se répète, que l’on m’a confié un poste de responsable et que je me dois de me montrer digne de cette charge. Et plus que tout, je dois me montrer à la hauteur du dévouement que me porte mes deux compagnons … Si je suis le pilier de leur vie, ils sont le pilier de la mienne.

Mais mettons nous en route.

Un point de rendez-vous à mi-chemin entre les 2 camps a été convenue, la route jusqu’au petit camp se passe pour ainsi dire sans encombre et nous commençons à observer ce que nous pouvons de ce dernier … Bon, pour le coup le « nous » c’est résumé à Victoria … Sans Ana il faut admettre qu’on se retrouve d’un coup sans personne capable ou presque de mener à bien une mission de reco. Résultat Victoria s’est approché du camp, mais à préférer être prudente et maintenir une certaine distance, ainsi elle aura pu avoir une bonne idée de l’aménagement du camp, de ses effectifs mais pas de leur conversations et donc rien à se mettre sous la dent pour mettre le feu aux poudres …

Tant pis, il faudra pour le coup espérer que l’autre équipe aura plus de chance en la matière, ce qui n’est pas impossible vu que Mercy est avec eux.
Du coup, on se dirige au point de rendez-vous en avant et on prépare le campement sur place. Les évènements récents ayant ravivé des blessures en moi qui n’avaient pas cicatrisés, je me retrouve à laisser mon regard se perdre dans les flammes du feu de camp et à raconter la tragédie de mon camp.
Plus tard dans la nuit, pendant le tour de garde de Victoria, cette dernière repéra un individu en approche mais trop tard. Avant qu’elle n’ait le temps de vraiment réagir, ce dernier l’avait déjà immobilisé et la tenait à sa merci avec sa dague.

Je reconnu dans le regard de cet homme le regard d’un homme désespéré, et lui présenta les choses ainsi : la relâcher et nous raconter son histoire au coin du feu en mangeant un morceau, ou donner une fin tragique à cette entrevue. Fort heureusement, l’homme se montra réceptif à mes arguments et accepta ma proposition. Comme Scérius l’avais remarqué, cet homme, Julius, est un ancien gladiateur célèbre en sa contré et le plus intéressant, était jusqu’à il y a encore peu un prisonnier du camp au nord, celui qu’Alicia est allée inspecter.
Emma s’occupa de son côté des blessures de Julius, ce qui contribua aussi en bonne part à le rassurer quant à nos intentions.

Le lendemain, que Alicia nous rejoints au camp, nous partageâmes nos informations et lui présentâmes Julius. C’est alors que quand il est fait mention que le camp du nord va se lancer aux trousses de Julius qu’une idée germe dans mon esprit : si on peut faire en sorte de détourner ses traces jusqu’au camp sud, le camp du nord pensera que le sud est responsable de la disparition de Julius et fera monter la tension entre eux. Il ne resterait alors qu’à tirer une fort malencontreuse flèche pendant leur discutions pour finir de provoquer le conflit entre eux, laissant ainsi nos ennemis s’affaiblir entre eux.
Le plan faisant l’unanimité, Mercy se charge des « préparatif » concernant Julius et chaque groupe se prépare à passer à l’action de son camp respectif.

L’assaut sur le camp sud s’est relativement bien passé … et a eu son lot de surprises. Enfin bien passé, il faut quand même mentionner qu’alors que Victoria est moi commencions à nettoyer les sentinelles, deux autres se sont révélés et Scérius décida alors de faire diversion … de son corps. Je n’ai toujours pas vraiment compris son geste à ce moment-là et il a eu de la chance de s’en tirer … Emma ayant vraiment fait un miracle avec lui en le soignant. Pour le reste du lot de surprise, Sylvio voyant Scérius au tas et qu’on allait être en infériorité numérique dans la mélée au centre décida de … comment dire ? invoquer une sorte de créature humanoïde lumineuse. Je ne sais pas exactement ce que c’est, il a parlé plus tard de « Séraphin », mais quoiqu’il en soit si l’apparition de ce séraphin a été pour nous une surprise, elle l’a été d’autant plus pour les bandits. Surtout quand il a commencé à jouer de son épée avec eux.

Bon, par contre pour autant que j’apprécie mes nouveaux camarades, j’apprécierai d’autant plus qu’ils évitent qu’on soit à chaque fois dans une situation désespéré pour dévoiler leurs talents cachés. Ca aiderait à prévoir des plans d’actions plus solides …
Une fois le Séraphin en action, la bataille a vite tournée court en notre faveur, surtout que les sentinelles étaient soit mortes, soit constitué prisonnières, soit en fuite.

Nous pûmes donc fouiller le camp, libérer les prisonniers de notre caravane que nous avons trouvée sur place et rassembler toutes les possessions intéressantes pour ramener le tout à la forteresse.
L’attaque d’Alicia se passa apparemment bien également, libérant également quelques prisonniers à nous et mettant de même la main sur leurs possessions. Julius décida également de se rejoindre notre communauté, un combattant de valeur est toujours la bienvenue parmi nous.
Mais toujours pas de trace d’Ana, reste le camp des mercenaires, notre dernier espoir …
Chapitre 4

Quelques jours passèrent, nombreux étant ceux à avoir besoin de temps pour se remettre des précédents combats et les valides s’occupèrent de la colonie. Emma fit preuve d’un dévouement et d’une habilité à s’occuper des blessés remarquable … J’ai envie de dire : « encore un talent caché qu’on découvre quand on est dans la mouise ! » enfin pour le coup je ne vais pas m’en plaindre … avoir une personne compétente dans l’art de la médecine près de soi est toujours une bonne chose.

Alicia profita de cet intervalle pour se renseigner et réfléchir à une solution concernant le camp de mercenaire.
Il en aura ressortie que la place forte des mercenaires est très efficace sur le plan défensif, un assaut direct ayant très peu de chance d’être concluant, et de plus que le temps presse concernant nos prisonniers, ceux-ci étant dans un sale état.
Divers plans et stratégies auront été discutés et réfléchis, mais rien de concluant n’en sera ressortie. C’est finalement Emma qui débloquera la situation en se proposant pour infiltrer la place et nous communiquer les informations qu’elle pourra en retirer. Ayant appris que des völvas circulaient dans les environs, elle décida de se grimer en l’une d’entre elle – et le déguisement fut des plus convainquant – et nous l’escortâmes jusqu’aux environs du camp des mercenaires, puis nous retirâmes en sureté pour ne pas compromettre sa mission.

Un jour passa, quand nous retrouvâmes Emma qui nous demanda de la conduire d’urgence à Alicia … aussi tôt dit, aussi tôt fait.
Apparemment le camp de mercenaire était dans une situation similaire à la nôtre, mais personnellement cela changeait peu de choses pour moi : ils restaient des pillards à l’image des Redclaws qui ont tué, pillé et réduit en esclavage les nôtres. Ce qui me fit vraiment accepter le plan d’Emma – une entrevue entre dirigeant pour faire table rase voir les incorporer dans notre communauté – c’est d’apprendre qu’Ana était toujours en vie et prisonnière des mercenaires. Si le plan d’Emma était la meilleure chance de la récupérer en vie, alors soit !

Alicia prit la décision de tenter l’option diplomatique, pris un groupe d’homme – dont elle prit le soin de m’exclure ainsi que Victoria, un choix avisé vu ce que nous avions infligé comme dégâts à leurs camarades … Les négociations furent un succès, nous récupérâmes leurs ressources, intégrâmes leur communauté à la nôtre et récupérèrent nos prisonniers et Ana, qui était dans un piteuse état…

Avec le temps, je me dis que c’était la meilleurs chose à faire pour nous tous, mais sur le coup je crois que je n’aurai jamais pu m’y résoudre si mes proches n’avait pas été dans la balance. Emma a vraiment sauvé la situation sur ce coup là, ce n’est certainement pas moi qui aurait proposé la diplomatie avec des gens qui nous ont pillé. Ou juste de la diplomatie à la hache à deux mains …

Espérons juste qu’avec le temps les blessures se referment suffisamment pour qu’on arrive à vivre vraiment tous ensemble en communauté. Car maintenant tel est notre destin. Chapitre 5 Nous voici maintenant avec un début de communauté, et même s’il y a encore des tensions à ne pas négliger dans la forteresse – nos « mercenaires touristes Célians » ont encore en travers de la gorge l’hospitalité dont nous avons fait preuve vis-à-vis de leur patrouille. Faut dire pour l’un d’entre eux, quand on s’est fait cramer la gueule et que la douleur des brûlures est encore présente, cela n’aide pas à oublier … Tout comme nous n’avons pas oublié pour notre caravane. Il va falloir du temps et de la patience pour que les choses s’arrangent …
Emma semble avoir pris les devants pour « briser la glace », elle s’escrime à soigner tout le monde du mieux qu’elle peut et ses efforts semblent appréciés de nos nouveaux arrivants.
De mon côté, j’ai du mal à oublier ce qu’il s’est passé et en particulier pour Ana, mais je sais aussi qu’il faut passer à autre chose si l’on est voué à vivre ensemble.

Mais passons à nos affaires du jour, il est temps pour nous de commencer à reconnaître nos environs. Je sais de mémoire qu’il y a normalement quelques communautés dans les environs … une à quelques jours au nord, une autre vers le sud. L’est est que je me souvienne plutôt peupler de bandits, quand à l’ouest le premier endroit auquel je pense est les terres de mon clan …

Après une concertation, il fut décidé que pour cette expédition nous nous dirigerions vers le nord afin de voir ce qu’il en est de la communauté qui doit s’y trouver. Alicia me confia à nouveau la charge du groupe ainsi qu’un peu d’or pour amorcer des relations commerciales avec nos voisins et acheter des biens de nécessités pour la colonie.
Nous nous mîmes donc en route, profitant de voyage pour explorer les environs en chemin. Ces derniers sont constitués de plaines pour la plupart, il semble y avoir des formations montagneuse vers l’est et des forêts vers l’ouest.
Je propose à la compagnie (ma personne, Scérius, Sylvio, Emma, Victoria, Auguste (un célian archer) et Thorn (un landier combattant)) de faire un crochet par l’ouest afin de déterminer l’intérêt de cette forêt en termes de ressources. L’endroit semble contenir des bois intéressants quoique usuels et des herbes médicinales.
Profitant (enfin plutôt demandant) d’une halte, Emma partie refaire son stock d’herbe – stock dont j’avais bien contribué à l’épuisement ces derniers temps – et Scérius décida d’approfondir son étude de la forêt. Je les accompagnai donc pendant que les autres restaient au camp et qu’Ana et Lyubo allaient un peu explorer les alentours.

Nous récoltâmes beaucoup de chose ce jour-là : des plantes médicinales, des informations sur la forêt, un peu de gibier et des ennuis. Le destin mit sur notre route une bande de bandits que je remarquai alors que 3 d’entre eux s’approchaient de moi et Emma.
« Cache-toi Emma ! » lui dis-je discrètement et Emma devint une fougère alors que je restais visible et lançait le signal d’alerte.
Mon sang ne fit qu’un tour en voyant approcher les bandits, des Redclaws ! les meurtriers de mon peuple ! Ces derniers me demandèrent mon clan, je leur répondis « Nibelung » en dégainant mon épée brumaire et ces derniers rigolèrent « Un Nibelung ! Nous n’avions donc pas exterminé tous ces chiens ! ». Sur ces bonnes paroles, le combat commença.
Combat sur deux fronts – un autre groupe tomba rapidement sur les nôtres au camp – où de mon côté je me retrouvai dans la situation fort avantageuse de 1 contre 3 …
Je livrai un combat acharné, lutant comme un diable contre ces fils de chiennes, recevant et donnant coup sur coup dont certains passèrent des deux côtés – un Redclaw subit toute ma rage à deux mains et j’encaissais plusieurs méchants coups de mon côté.
La situation commença à être un peu moins critique quand Scérius profita que j’accaparai toute l’attention pour envoyer valdinguer en contre-bas l’un de mes assaillants. Allez, plus qu’un et demi contre un Nibelung à moitié mort et une moitié d’homme ! Ah, je suis mauvaise langue, Emma profita de la confusion pour essayer de lancer une pierre sur l’un des Red’ mais manqua sa cible.
Les choses ne s’étaient arrangées que pour mieux empirer : Alors que Scérius renvoyait valdinguer en contrebas et cette fois contre une pierre bien placé le 3ème bandit, les deux autres finirent de me mettre à terre. A partir de là les choses sont confus, je crois me souvenir que Auguste et Thorn sont arrivés à la rescousse in-extremis, qu’un Red’ tomba à côté de moi que j’achevai sans ménagement et son compagnon le rejoindre peu après dans la mort.
Ah si, je crois aussi me souvenir de la douce mélodie et de l’odeur suave du Redclaw cramé à point et de leurs cris de terreur face à quelques monstres. Apparemment les choses s’étaient mieux passées pour Victoria et Sylvio …
Une nouvelle fois n’est pas coutume, Emma extirpa de l’étreinte de la mort ma pauvre carcasse. J’allais dire que je ne sais pas ce que je deviendrai sans elle, mais si, je le sais, je serai juste mort.

Nous reprîmes la route dès que possible, ne souhaitant pas tomber dans l’immédiat sur d’autres de ces misérables. Par chance, bien qu’avec peine, je pouvais marcher à nouveau.

Un ou deux jours plus tard, ma notion du temps était encore quelques peu confuse, nous arrivâmes aux abords du village au nord, duquel flottait la bannière des Swiftravens – un clan puissant et riche.
Une compagnie de cavalier (les cavaliers étaient chose fort rare en terre brumaire, cela donnait le ton …) vint à notre rencontre, je leur expliquai que nous venions commercer et faire les présentations avec nos nouveaux voisins mais ils me firent comprendre que notre communauté ne serait pas reconnu comme telle tant que nos chefs respectifs ne se seront pas rencontrés et que nous n’aurions que le statut de marchand itinérant pour eux dans l’immédiat. Je conclu l’entrevu en leur disant que des Redclaws errent non loin de leur terre plus au sud dans la forêt. La compagnie de cavalier parti immédiatement reconnaître les environs – car il y a un point sur lequel les Redclaws mettent tout le monde d’accord : ils sont haï de tous.

L’accueil en ville fut à l’image de notre accueil à l’entrée : froid.
Inconnu de tous, sans statut officiel et avec un groupe majoritairement composé d’étranger, nous furent simplement traité comme tel.
Nous fîmes le tour des échoppes afin de voir ce que cette communauté avait à offrir, essentiellement des runes, de l’orfèvrerie ainsi qu’un bon armurier. Je me rendis chez ce dernier pour faire une pierre deux coups : mon armure étant à l’agonie, des réparations s’impose et ce sera l’occasion d’entrer dans les bonnes grâces d’un artisan local et de lui délier la langue.
J’ouï quelques complaintes derrière, comme quoi je faisais passer mon cul en 1er … en même temps, mon cul passe en 1er, suffit de compter les coups d’épée, lance, carreau d’arbalète et j’en passe dessus pour être fixé sur la chose.
On apprit du forgeron que le village situé au sud de la forteresse est essentiellement spécialité dans la nourriture et le bétail et que plus à l’est se trouvait un autre village ayant fer et outils de renom.

Nous passâmes la nuit dans le village, Scérius failli au passage nous faire un incident diplomatique en sortant la nuit faire un tour dans les rues, avec sa capuche … Une patrouille le ramena à l’auberge et il fut les convaincre que ce n’est en rien un espion, qu’il masque son visage pour le bien des autres et que si besoin il peut tomber sa capuche bien que la chose soit fortement déconseiller pour qui veut conserver ses points de SAN (pardon).

Le lendemain nous nous mîmes en route pour la forteresse, mais avant ça nous achetâmes une mule afin de satisfaire Emma …

Le retour se fit sans encombre - on évita les forêts … - et je fis le compte rendu à Alicia, compte-rendu qui fut agrémenté des commentaires de mes camarades sur le fait que j’avais dépensé plus pour ma gueule que la communauté … Ce à quoi je leur répondis : « Y a pas d’urgence pour les provisions, ça peut attendre 2 semaines qu’Alicia aille faire des présentations officielles dans ce village afin qu’on soit reconnu officiellement et que leurs marchands ne nous fasse plus le tarif « touriste » et donc payer 2 fois plus cher. »
Ce ptit monde n’était pas satisfait pour autant, mais les choses en restèrent là et plus tard Alicia partie avec une délégation rencontrer les Swiftravens au nord. Chapitre 6
Poursuite de nos explorations dans ce chapitre, la dernière fois nous nous étions concentrés sur l’un de nos voisins afin de commencer à mieux cerner qui nous entoure, il est temps maintenant de découvrir plus en détail les environs de la forteresse.

Nous passâmes ainsi plusieurs jours à parcourir dans le détail les environs, en prenant le temps d’évaluer les ressources à disposition à chaque endroit.
Les environs immédiats de la forteresse sont composés de plaines pour la partie sud-ouest, un lac poissonneux se trouve au nord-ouest, le reste étant composé de forêt pouvant procurer du bois de chauffe et de menuiserie.

Nous explorâmes ensuite les environs de la tour des mercenaires qui se situe à quelques jours de marche au sud-est de la forteresse – ceux-là même qui nous ont rejoints – tour dans laquelle il y a toujours des guetteurs, nous garantissant ainsi un minimum de protection local.
Il n’y a que des plaintes de ce côté-là, à l’exception du nord-est où il se trouve une forêt riche en renard, pouvant offrir de belles peaux.

Nous explorâmes un 3ème et dernier secteur pendant cette expédition en nous dirigeant vers le nord de la tour. Ces environs-là se sont montré composé de quelques plaines et forêt et le plus intéressant, vers le nord-est se trouve des montagnes riches en filons d’argent ! Voilà qui pourra grandement contribuer à l’enrichissement de la colonie une fois que nous pourrons l’exploiter convenablement, au pire l’argent pourra être revendu aux orfèvres des Swiftravens au nord, au mieux nous pourrons nous même revendre cet argent sous forme de bijoux et autres.
Mais pour ce faire, il nous faudra une forge en état et des outils pour le forgeron, ce dernier ayant perdu les siens lors de l’attaque de la caravane …

Nous en avons aussi appris un peu plus ces derniers temps sur notre comparse Victoria, cette dernière nous a dit être une ancienne magistère de l’Empire. Elle aurait déserté du fait qu’elle ne supportait pas les restrictions à l’étude des formes de magie étrangères à celle de l’Empire, la magie Carte. Et bien pour le peu que j’ai vu et compris ne la matière, elle ne va pas être déçu avec nous.
Entre les völvas locales, les draïs, Sylvio qui semble pouvoir invoquer quelques créatures … elle aura de quoi s’occuper. Je vais juste oublier de lui parler des immaculés, si elle peut éviter de s’intéresser à eux ça sera pour le mieux …
A sinon en parlant de draï, nous avons fait une bonne affaire l’autre jour : un marchand d’esclave est passé à la forteresse et avait 3 têtes à vendre : un homme fort et en bonne santé, un autre chétif et mal en point, et une femme qui n’est point désagréable à regarder …. Nous avons réussi à négocier un prix de groupe intéressant pour ces deux derniers (l’homme fort était hors de prix), surtout compte tenu du fait que le marchand n’avait pas compris à ses tatouages que la femme est une draï.
Quant à l’homme chétif, il semble avoir des connaissances basiques en matière de soin et d’alchimie. C’est toujours bon à prendre comme on dit.
Notre communauté doit d’ailleurs commencé à être un peu connue, car une autre caravane est passée peu après, vendant des armes cette fois. Nous lui en avons acheté quelques-unes, Victoria s’est trouvé un pilum et moi une nouvelle épée mieux équilibré. Elle n’est pas comparable à celle que portait père, mais j’ai peur que celle-ci ne soit définitivement perdu … Chapitres 7 et 8
Les choses s’arrangent progressivement pour la colonie. Alicia a décidé qu’il est temps maintenant de s’occuper du problème des outils du forgeron et a pensée à une solution à ce problème.
Les Nibelung, mon clan, dont les terres ne sont pas trop éloigné à l’ouest étaient réputés pour leur talents de forgeron. Il y a donc espoir de trouver des outils de qualité chez eux, pour peu qu’ils aient survécu au pillage des Redclaws.
Une nouvelle expédition fut donc mise sur pied (ma personne, Victoria, Sylvio, Ana, Lyubo, et la Draï, Eylif) et se mit en route, le vague à l’âme pour certains, en prenant une charrette au passage.

Le voyage dura presque une semaine et se déroula sans encombre. Le dernier soir avant d’arriver, l’atmosphère devint oppressante sans raison apparente. Certains esprits faibles dormirent mal cette nuit-là, de mon côté je décidai d’aller faire un tour aux environs avec Ana pour voir comment elle se porte maintenant. Cette dernière aura affirmé sa force et sa fierté de brumaire et ne pas avoir besoin de mes inquiétudes, malgré tout je sais qu’elle est toujours blessé au fond d’elle.

Le lendemain matin, nous arrivâmes au village de mon clan sous la pluie éternelle des terres brumaires. L’atmosphère devint encore plus pesante et des corbeaux volaient en rond au-dessus du village.
Nous nous approchâmes prudemment, Ana en avant-garde, et constatèrent des anomalies. Outre que le village semblait complétement désert, il n’y avait aucun cadavre en vue, seulement des trainées de sang qui semblaient converger vers le haut du village.
Tout en inspectant rapidement les environs pour s’assurer qu’il n’y ait personne en embuscade, nous progressâmes dans le village, remontant la piste. Ici des pieux ayant soutenu un cadavre, ne soutenant plus que des traces de sang, là une profonde trace de cadavre traîné à même le sol …
Lorsque nous arrivâmes au sommet du village, à côté de la maison longue, nous vîmes un spectacle macabre. Là où se tenait la place du village se trouvait alors une grande fosse, rempli de cadavres, plus d’une centaine.
Tous les habitants du village qui avaient été massacré pendant le raid gisaient ici, installé avec un semblant de dignité et à part, mis en vrac, se trouvait les cadavres de quelques Redclaws.
L’espoir de trouver un survivant germa dans mon esprit, quand j’entendis un cri de douleur : Ana se tenait prostrée devant un corps, que je reconnu comme celui de son frère. Je décidai de lui laisser le temps et demanda à Lyubo de garder un œil sur elle.
J’eu droit également à un moment douloureux : parcourant la fosse péniblement, je fini par trouver les corps de mon père, ma mère et de ma sœur. Ces deux dernières semblant avoir été violé avant de mourir … une raison de plus pour anéantir les Redclaws ! Seul le corps de mon frère manque à l’appel …

L’après-midi avançant, je me dirigeai du côté de la maison longue, qui avait été mise à sac également. Seul subsistait le gros du mobilier, trop encombrant. Puisqu’on était parti pour rester un peu ici le temps de faire ce pour quoi nous sommes venu, de mettre un semblant d’ordre et surtout de faire ce que nous avons à faire, je commençais à remettre en ordre la grande salle et à préparer le feu dans l’âtre. J’inspectai au passage la maison longue, sa cache était par chance intacte et je mis la main sur la broche du clan, que j’agrafai à ma poitrine.
Une fois cela fait, il était temps de commencer à préparer un bûcher funéraire. Ana qui était toujours devant son frère jusque-là se leva et nous aida avec les préparatifs.
Lorsque la nuit tomba, nous nous regroupèrent dans la maison longue. L’ambiance était aussi morte que le village, la pluie tombait dru, nous mangèrent et commencèrent à essayer de dormir dans la grande salle. Victoria eu le sommeil agité cette nuit-là, partie inspecter une salle et je dû la rejoindre avec une torche pour lui montrer que tout était en ordre, juste un volet qui faisait du bruit.
On se recoucha, la nuit avança lorsque des bruits, des hurlements, retentir dans le village. Tous debout et sur le pied de guerre, nous étions aux aguets lorsque Ana vit quelque chose et se figea sur place. J’allai à ses côtés pour voir ce qui a pu la mettre dans cet état, et je compris.
Dans la nuit, sous une pluie battante, se trouvait mon frère tirant un cadavre vers la fosse. Mais mon frère avait la tête anormalement tournée de côté et une profonde entaille à la gorge … malgré tout il progressait. Désespéré, je l'appelai par son nom. Il se tourna vers moi, se rapprocha, brandit son épée et l’abattit sur l’épais volet entre nous et le fendit en deux comme si de rien n’était alors que je me reculais. Puis avec la même aisance il retira son épée ou plutôt devrai-je dire l’épée de notre père !
Victoria décida alors de sortir et de lancer son javelot sur mon frère et manqua sa cible. Wolf se tourna alors vers elle et se prépara à l’attaquer alors qu’Eylif lui criait de rentrer à l’intérieur. En un réflexe, je me précipitai sur elle pour la jeter à l’intérieur. Son coup d’épée tomba sur nous deux, un coup d’une rare violence mais que nos armures parvinrent par miracle à contenir à deux. Wolf s’approcha et s’immobilisa sur le pas de la porte, puis fini par partir et retourna à ses occupations. Les maisons brumaires sont pourvu de charmes de protections, et fort heureusement pour nous ces derniers semblent efficaces ...

La nuit se termina ainsi, sans vraiment trouver le sommeil, Eylif étant particulièrement prostrée dans un coin de la grande salle. Le lendemain, nous finîmes les préparatifs du bûcher que Victoria dû allumer de son feu magique à cause de la pluie perpétuelle, puis nous remontâmes la piste de mon frère. Cette dernière nous mena jusqu’à une cascade masquant l’entrée d’une grotte où mon frère et moi avions l’habitude d’aller quand nous étions gamins. La créature confirma sa présence et son éveil à l’intérieur, nous n’insistâmes pas.
En fin de journée, nous inspectâmes la forge et par chance y trouvèrent les outils du forgeron ainsi que dans sa cache (je connaissais les habitudes des Nibelungs en la matière) des tablettes ayant trait à l’art de la forge de notre clan. Il fut également discuté d’un plan d’action pour mettre fin à la tourmente de mon frère, mais nous ne trouvâmes aucune solution satisfaisante. Eylif ne put rien pour nous aider et elle semblait juste vouloir partir au plus vite … Sylvio était disposé à aider à combattre cette créature, Victoria aussi bien que beaucoup plus réticente. Finalement, Ana évoqua d’anciennes légendes brumaires, qui parlaient de revenants hantant les vivants tant que le motif de leur courroux perdurait.
Mes sentiments étaient partagés entre ma volonté de libérer de cet état au plus vite mon frère, qui même dans la mort se faisait tourmenter par les Redclaws, et ceux de ne pas conduire les miens à leur perte. La possibilité de libérer l'esprit de mon frère sans avoir à la combattre fini de me décider et nous le laissâmes tranquille.

Nous passâmes une nouvelle nuit dans la maison longue, celle-ci fut moins agité, peut-être dû au fait que nous ayons brûlé les cadavres de la fosse ? Le lendemain nous inspectâmes en détail les habitations du village et trouvèrent du fer, du bois et des pièces à hauteur de 7 ou 8 sequins. Trouvailles intéressantes mais encombrantes, fort heureusement nous trouvèrent deux autres charrettes dans le village. Nous passèrent encore une nuit au village et nous partîmes au petit matin.

Le retour se serait passé sans encombre si nous n’avions pas croisé la route d’un ours. C’était un gros spécimen, puissamment bâtit et nous étions visiblement sur son territoire ce qui le rendait furieux.
J’eu le malheur d’hésiter entre la perspective de fuir en abandonnant nos réserves de nourritures ou prendre le risque de le combattre et de récupérer sa viande et sa peau, cette dernière qui ferait le bonheur de notre tanneur.
L’ours approchant en grondant, Victoria craqua et l’attaqua de son javelot. Pour compléter le tout, elle le rata ! Quitte à prendre le risque d’attaquer un si gros ours, ne pouvait-elle pas être efficace ?
Sylvio invoqua son Séraphin pour distraire la bête, et ce dernier subit les lourds assauts de l’ours. Mais la bête étant distrait, je pu m’approcher d’elle par derrière et lui asséner un puissant coup d’épée dans l’un de ses genoux. Malheureusement pour moi, la bête, de rage, m’asséna un violent coup de patte à la tête, m’envoyant promener le long de la pente et finir contre une charrette, KO.
Ana aura apparemment fini le travail d’une flèche bien placé puis se sera chargé de dépecer la bête. De mon côté, je reçu un semblant de soin de la part de Sylvio et Eylif, mais mes blessures me brulèrent atrocement jusqu’à mon retour à la forteresse où j’étais alors à l’agonie. Emma dû tout donner pour arriver à me sauver, et elle s’est même surpassé en arrivant à limiter autant que possible les séquelles de la marque de griffes sur mon visage, qui me donnent maintenant un aspect intimidant.
Chapitre 9

Peu après mon retour à la forteresse, je rejoignis le gros de la colonie pour une grosse session de bûcheronnage. Je soupçonne Alicia d’avoir voulu faire une pierre deux coups en nous faisant récupérer du bois pour la colonie et en nous faisant tous travailler ensemble afin de briser quelques peu la glace entre nous.

Cela aura vaguement marché … en tout cas cela aura mis en évidence les difficultés à aborder certaines personnes.
Eylif semble s’ouvrir avec Sylvio, d’ailleurs certaines rumeurs récentes semblent sous-entendre qu’elle pourrait ouvrir autre chose avec lui … enfin se ne sont pas mes affaires et tant mieux s’ils sont heureux ensemble. Par contre ce n’est pas avec Emma qu’Eylif risque de s’épancher, cette dernière lui ayant fait comprendre qu’elle s’ennuyait passablement.

Julius semble de son côté nouer des relations avec Mercy, en tout cas ces deux-là ont suffisamment de considération l’un pour l’autre pour accepter de s’adresser la parole … Enfin, j’exagère un peu concernant Julius avec qui il y a moyen de discuter quelques peu, par contre Mercy ce n’est pas la joie. Je ne sais pas quel passé elle traîne derrière elle, mais il a l’air de peser durement. J’essaierai une autre fois de voir si j’arrive un peu à la faire parler, et cette fois j’essaierai de moins débarquer comme un cheveu sur la soupe.
Julius a convenu par ailleurs de s’entraîner avec moi, même si à ses yeux c’est surtout lui qui va m’entraîner. Je sais qu’il a un lourd passif de gladiateur, mais s’il ne fait pas attention le « jeunot » que je suis pourrait lui enseigner deux ou trois choses sur l’escrime brumaire …
Marteau de son côté est lui au moins tout sauf difficile à aborder, il a même tendance à aller vers les autres. Il est même allé tellement fort sur Emma que j’ai cru qu’il allait nous la casser en deux ! Franc, aussi délicat qu’un ours brumaire et le tout avec un bon fond, c’est notre Marteau !

De retour à la forteresse avec le bois, ce fut l’occasion de préparer un banquet avec la viande de l’ours fraîchement ramené afin de bien conclure cette soirée. Emma sera allée en cuisine pour donner un coup de main alors que j’aidais à mettre les choses en place avec Sylvio et que Victoria s’entraînait isolé dans la cour.
Peu après, nous nous retrouvèrent tous dans l’atrium à discuter, le sujet tournant d’abord autour du bois et de nos besoins en mobilier – il faut bien reconnaître que quelques meubles en plus et surtout des lits ne seraient pas du luxe ! – Puis Emma voulu me convaincre de toucher un mot à Victoria sur s’emploie que fait cette dernière de sa magie …
Ah cette brave Emma, elle est bien gentille, parfois un peu trop pour ces terres. En ce qui me concerne, Victoria a juste a juste à se montrer prudente et discrète sur ses démonstrations magiques à la forteresse, certains souvenirs étant encore « chaud » pour certains … Pour le reste, je n’ai rien à dire sur ces derniers emplois de sa magie du feu car c’était pour allumer le bûcher funéraire des membres de mon clan et pour brûler des Redclaws à vif. Alicia passa d’ailleurs à ce moment-là et lui glissa qu’il y a parfois des choses qui sont nécessaire de faire, pour le bien du groupe. Puis elle nous quitta pour je crois avoir une longue discussion avec Hector, vu que nous ne les virent pas tous les deux de la soirée.
Je lui proposai au passage de nous rejoindre, mais comme toujours notre commandant est trop occupé pour penser à autre chose qu’à son devoir … Ne prend-elle donc jamais le temps de respirer ? Elle finira par s’écrouler si elle ne lâche pas un peu du lest.

Puis il fut l’heure du diner, enfin l’heure de bouffer ce maudit ours qui a failli m’arracher la tête et la moitié du visage ! Et je dois bien le dire, ce fut un plaisir que de le bouffer ! Enfin, le plaisir fut plus ou moins partagé de tous, même à moi il m’en aura coûté – cet ours aurait été une plaie jusqu’à la fin / faim et même dans la mort. La première victime aura été Emma dont les boyaux refusèrent rapidement l’existence en leur sein de cette viande. Et les nôtres auraient dû suivre cet exemple, le dégobillage devant tout le monde en moins …
Mes boyaux mirent 3 jours à se remettre de cette torture, la plupart des autres en eurent pour la semaine. Il n’y eu quasiment pas d’activé pendant cette semaine vu qu’il fallait se charger des tâches indispensable tout comme de soulager nos souffrants …
Certains en souffrirent moins, Emma qui nous vomi tout ce qu’elle avait ingurgité, Eylif qui reposa son assiette aussi tôt servi (arhem) et nous quitta et Sylvio qui l’éclipsa aussi tôt pour la rejoindre pour la soirée, rajoutant ainsi une eau des plus concrète au moulin des rumeurs concernant ces deux-là.

Une semaine plus tard, quand tout le monde fut remis, Emma vint me trouver ainsi qu’Odrin à la forge. Elle nous demanda si l’on pouvait lui faire des fléchettes pour sarbacane, drôle de demande mais bon … Odrin dit ne pas trop avoir le temps pour cela, ayant déjà beaucoup à faire pour la forteresse mais il convainc que cela me ferait un bon entraînement en plus de rendre service. Après tout ce qu’Emma a fait pour maintenir en vie ma carcasse, c’est le moins que je puisse faire et je consacrai donc la semaine suivante à lui faire des fléchettes aux dimensions de sa sarbacane. J’aurai souhaité lui en faire plus et de meilleur facture dans le temps imparti, mais je manque encore de pratique. Cela viendra.

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : ven. juin 23, 2017 5:19 am
par Zellruhn
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Chapitre 10

Tout commença par un beau matin ensoleillé où chacun vaguait à ses occupations et où pour ma part je continuais de travailler à la forge. La matinée était quelques peu avancé lorsqu’un éclaireur revint à la forteresse en toute hâte, cherchant Alicia pour lui faire son rapport.
Je crois qu’il fut pris en charge par Victoria, Scérius et Sylvio, ma mémoire est quelque peu capricieuse … mais ces derniers ne l’avaient toujours pas trouvé quand ils repassèrent à proximité de la forge. Je les interpelai et alla voir de quoi il était question. Apparemment il y aurait une colonne de fumé se dégageant à quelques jours à l’ouest, possiblement un village qui aurait été attaqué. Quand à Alicia, je fis remarquer qu’elle s’était absentée depuis bientôt une heure, comme elle en a souvent l’habitude chaque matin où elle prend 2 heures pour elle.

Nous décidâmes donc d’aller chercher Alicia, on ne sait pas où elle a l’habitude de se rendre mais cela ne devrait pas être trop loin de la forteresse. Je parti la chercher au nord, Victoria à l’ouest et Scérius à l’est. Je fis choux-blanc de mon côté, et décida de retourner vers la forteresse. Sur le chemin du retour, je croisai Scérius et Alicia qui avait été mis au parfum.

Alors que nous approchions de la forteresse, on vit qu’il y avait de l’agitation et que les défenses se préparaient, apparemment des cris suspects auraient été entendus vers l’ouest, là même direction où l’on a signalé la colonne de fumé … Je parti en éclaireur avec Sylvio et Scérius ainsi que deux autres gardes de la forteresse.

Il ne fut point difficile de trouver l’origine des cris, il s’agissait d’un marmot aux prise avec Victoria. Cette dernière essayait de la calmer mais tous ses efforts semblaient faire l’effet inverse que celui escompté. Je tentai ma chance avec le gamin, qui devait avoir 10 ans environ et qui semblait avoir passé les derniers jours à fuir dans la nature. Malgré ma figure peu amène, j’eu un peu plus de succès – quelque chose chez Victoria sembla vraiment effrayer le petit – enfin un peu … il se sera juste arrêté de crier, ce qui était déjà un bon début pour nos oreilles.

De retour à la forteresse, on fit signe que tout était en ordre et qu’on pouvait lever l’état d’alerte. Scérius eu l’esprit vif et annonça la fin de l’exercice surprise, ce qui sauva les meubles pour certains. Le gamin fut pris en charge et amené directement auprès d’Alicia, que je rejoignis le temps d’un crochet par la cuisine où je pris un peu de nourriture et d’eau. Quand j’arrivai, le petit avait été calmé par Alicia et commença à parler après avoir dévoré les quelques victuailles que j’avais apporté. On en tira que son village – nom de clan inconnu – avait été victime d’une attaque en règle et non pas effectué par des brumaires mais des … légionnaires Célians. Ceci expliquant mieux sa réaction vis-à-vis de Victoria !

Alicia décida d’envoyer une expédition au village du petit Oblo afin d’en apprendre plus, notre équipe habituelle marchant bien (Scérius, Sylvio, Emma, Victoria et votre serviteur) fut envoyé sur place avec 2 compagnons de plus de notre choix. Je proposai Lyubo pour un supplément de force brute et Ana comme éclaireuse, mes deux compagnons de toujours et la chose convint à tout le monde. Nous prîmes notre équipement, un supplément de réserve de nourriture et nous mîmes en route.

Le village était à environ 4 jours de marche, les 3ers se sont passés sans encombre. Pour l’approche finale, Ana partie en éclaireuse et tout se passa bien sur la première phase, par contre les choses se compliquèrent sur la 2nd, une patrouille de légionnaire s’approcha de nous et nous eûmes tout juste le temps de nous cacher … enfin à une paire de fesse près qui dépassèrent. Scérius se fit alpaguer par la patrouille qui n’était pas hostile mais qui n’était pas amène non plus. Heureusement pour lui, un homme aux traits Iconiens passent bien mieux dans ces terres pour une patrouille Céliane qu’une tête de brumaire (sauf à la limite si elle est détachée du reste de son corps …), et s’il ne parvint pas à pleinement convaincre la patrouille, ce fit suffisant pour se faire embarquer sans trop de brusquerie pour un entretient avec leur centurion …

Ils étaient 6 devant, 3 autres derrière tournant ici et là, je décidai de faire confiance à Scérius pour se tirer lui-même de ce mauvais pas et ce serait aussi l’occasion d’en apprendre plus sur eux. De toute façon la force brute n’était pas vraiment une option, on était complétement dépassé tant sur le plan du nombre que de l’équipement ou de l’expérience ….

Nous laissâmes la patrouille prendre de l’avance, laissâmes une marque pour indiquer notre direction à Ana, puis nous la prime en filature jusqu’aux abords du campement où l’on essaya de se faire discret et d’observer le campement. Nouveau coup de malchance, Emma glissa et tomba en contrebas, ainsi que Victoria. Cette dernière réussi à mieux gérer sa chute et à vite se fondre dans le décor, mais Emma tomba mal et fini sa course tout en mal et lâcha un cri alors qu’elle se cassa le bras, et une patrouille de légionnaire accourra rapidement pour s’occuper d’elle. Décidément, à chaque fois qu’on part en reconnaissance, ça vire au cauchemar !

Nous étions trop loin pour entendre leur échange, mais les légionnaires qui n’étaient guère courtois avec elle furent bien surpris quand elle se rebiffa avec énergie, ce qui fit sursauter celui qui était agenouillé devant elle, lui faisant mettre un coup de boule dans la mâchoire de son collègue alors qu’il bondissait de surprise ! Le plus dur fut de se retenir de ne pas exploser de rire … Par contre autant j’étais confiant quant aux capacités de Sylvio pour se sortir de là, autant j’étais moins serein pour Emma. Mais que faire ? Nous ne savions pas grand-chose sur ces Célians, juste que d’après Victoria c’était une centurie de la 13ème légion qui aurait déserté (7 centuries environ) à la fin de la guerre civile contre la Ligue pour récupérer les terres de leur légat. Mais ça n’explique pas ce qu’ils font ici à côté des restes d’un village ravagé récemment, ni pourquoi ils l’ont rasé.

Dans l’immédiat il n’y avait pas grand-chose à faire, il nous faut envisager les différentes options, des informations et retrouver Ana qui aura peut-être appris quelque chose de son côté.
Le soir se rapprochait, nous nous retirâmes donc pour essayer de retrouver Ana et nous poser dans un endroit pouvant nous camoufler quelques peu. Le temps passa, la nuit tomba et l’attente était insupportable. Nous étions d’accord de notre côté que la moins mauvaise option serait de tenter une approche diplomatique – militairement nous ne faisions absolument pas le poids – mais qu’il vaudrait mieux attendre le petit matin pour cela.
Alors que nous attendions, je vis une forme féminine dans un arbre proche de nous. Immédiatement je pensai qu’il s’agissait d’Ana qui se faisait discrète en hauteur. Je l’appelai par son nom, une paire d’yeux se fixa sur moi mais sans plus de réaction. Le temps passa, puis nous entendîmes le bruit d’une personne se réceptionnant au sol et vîmes la femme fuir. Nous commençâmes à lui courir après, mais avec nos armures nous faisions trop de bruit en courant, je me ravisai donc et demandai à Victoria de faire de même. L’erreur (la nouvelle) fut de commencer à attendre le retour de Scérius, ce n’est pas un combattant et nous aurions dû retirer immédiatement nos armures pour aller l’assister.

Avec retard et après avoir retiré et caché nos armures, nous nous mîmes à sa recherche, et après quelques errances nous entendîmes du bruit derrière un fourré. Je me précipitai dans le noir dans cette direction, distingua 3 corps dont 2 en train de faire un pugilat au sol et sautai dans le tas suivi de Lyubo ! La jambe de la femme qui je tenais s’identifia comme étant celle d’Ana, qui me pria de bien vouloir la libérer de mon étreinte, quand à l’autre femme elle s’exclama « vous parlez brumaire ! J’ai capturé un Célian» ce à quoi je lui répondis « comme tous les brumaires, et vous êtes qui ? » en plus de lui préciser que le Célian inconscient à côté est des nôtres et qu’il n’a rien à voir avec les légionnaires du camp avoisinant, tout comme Victoria.

Nous nous trouvâmes un endroit plus propice à la discussion et poursuivîmes après qu’elle ait lancé un sort pour mieux voir dans le noir, ce qui lui donna des yeux jaune d’animal. La jeune femme était étrange, avec du caractère, refusant de se présenter (on apprit le nom de son clan tout de même : Shadowpaw), clan qui ne m’était guère familier mais dont la vague rumeur dont je me souvenais à son sujet n’était pas encourageante. Elle nous confirma également que les légionnaires étaient bien responsables de la destruction du village et nous appris que ce dit village avait une réputation plutôt belliqueuse.

Cette dernière nous demanda son aide pour retrouver son ami petit, jeune et poilu, après quelques éclaircissements sur la question, je lui accordai l’assistance d’Ana pour retrouver son louveteau Loupio pendant que nous nous accordâmes quelques instants de repos. Au petit matin, nous vîmes une colonne de légionnaire débarquer dans le camp, comme si une seule centurie ne suffisait pas !
Cependant, l’horizon ne tarda pas trop à se dégager quand nous vîmes Sylvio sortir du camp nonchalamment. Lorsqu’il nous rejoignit, il nous dit qu’Emma allait … relativement bien … (un très relatif) et que les légionnaires étaient sur le départ pour l’ouest. Il nous dit également que ces derniers avaient effectué des représailles sur ce village car ce dernier en avait attaqué un autre qui était sous la protection des légionnaires.

Nous attendîmes un peu que les deux centuries finissent de lever le camp, puis nous allâmes dans le village pour récupérer Emma, sauf Sylvio qui préféra rester en retrait. Cette dernière était prostrée devant un homme crucifié, l’un de nos deux hommes qui étaient en faction sur le secteur ouest de la forteresse. Autour d’elle, l’encerclant, se tenait les femmes du village qui avaient été épargné par les légionnaires. Avec le départ des centuries, elles pouvaient commencer à laisser leur rage refaire surface et cherchaient la première cible potentielle sur qui la déverser.
Je traversai la foule sans ménagement, trouva Emma qui était meurtri de toute part et psychologiquement dévasté et bientôt cible d’un pogrom. Je tentai de calmer la foule qui clamait que c’était une traîtresse célianne, qu’il fallait la mettre à mort, mais je compris rapidement que rien n’y ferai, donc après la 1ère pierre reçu je changeai de méthode, tira mon épée (ce qui commença à calmer les ardeurs de quelques-unes) et leur commanda de s’écarter. Elles obtempérèrent et mon épée dans une main et Emma sur l’épaule je la sortie de là. Une fois cela fait, je dis aux femmes que si jamais elles cherchaient refuge, elles pourraient le trouver dans notre communauté et sinon adieu. Aucune ne nous suivi.

Une fois sortie du village, nous retrouvâmes Sylvio qui avait été retrouvé par Ana et notre amie au loup. Cette dernière se présenta sous le nom de Solveig, et dit avoir été séparé de son clan qui a continué sa route vers le nord – destination inconnue - il y a de ça une 15aine de jour. Nous lui proposâmes de tailler la route avec nous et de nous accompagner à notre forteresse où elle pourra rester si elle le souhaite le temps de retrouver trace des siens. Pour finir de convaincre notre amie aux talents animistes, je lui fis mention que la plupart des nôtres n’étaient guère bavard, un peu à l’image d’Ana avec qui elle semble bien s’entendre et qui ne parle guère. Peut-être est-ce pour mieux s’entendre parler ? En tout cas son franc-parler risque de taper sur les nerfs de certains …
En tout cas elle a parlé à Alicia à notre retour et elle semble partie pour rester un moment avec nous.

De notre côté nous avons commencé un relais pour nous occuper d’Emma qui ne s’est pas remis psychologiquement de son entretient avec un centurion. Elle se sent plus que tout coupable de la mort de notre camarade, ce qui doit être plus que pénible pour elle qui veut toujours sauver le monde et tout le monde …
Il faudra que je lui touche quelques mots, histoire de la faire sortir de sa léthargie. Et puis ce n’est pas comme si j’étais étranger à ce qu’elle traverse.
Interlude Le lendemain matin de notre retour à la forteresse, j’allai voir Emma qui était encore blessé et qui surtout n’avait pas prononcé un traître mot pendant les 4 jours qu’il nous aura fallu pour rentrer à la maison.
Je frappai à sa porte, attendit un peu et en l’absence de réponse j’ouvris lentement la porte.
« Emma ? »
Deux yeux blancs dans la pénombre me fixèrent un instant pour toute réponse, puis elle détourna le regard.
J’ouvris les volets, pris un tabouret et m’installa à côté d’elle.
« Tu ne peux pas rester comme ça Emma. Je sais ce que tu traverses, je sais que ce que tu as vécu a été particulièrement pénible pour quelqu’un comme toi, mais ce qui est fait est fait. On ne peut revenir sur le passé, seulement l’accepter et vivre avec. De plus tu n’es pas responsable de la mort de notre ami, il était déjà condamné et ce n’est ni toi qui l’a crucifié, ni toi qui l’a éventré. Tout ce que tu peux faire pour lui maintenant, c’est vivre, vivre en son nom et honorer sa mémoire. »
Sur ces belles paroles pleines d’allégresses, Eylif, une tasse à la main, frappa à la porte.
« Je vous dérange ? » demanda-t-elle discrètement ?
« Du tout. Entrez » lui répondis-je.
Elle observa la scène un instant, me tendit la tasse en disant « c’est pour elle » et s’en alla.
Emma étant totalement amorphe, il me fallut la redresser – ce qui ne fut point difficile vu qu’elle est légère comme une plume, encore plus ces derniers jours vu qu’elle n’avale presque rien … Elle prit ensuite la tasse, souffla dessus prudemment et bu.
« Tu ne peux pas rester ici dans le noir à ressasser tout ça. Tu veux que je t’installe dans un coin de la forge pendant que j’y travaille ? »
Elle me fit non de la tête.
« La forge n’est peut-être pas la meilleur idée en effet, mais il m’en vient une meilleur pour te faire sortir prendre l’air et le soleil. Tu es habillée ? »
Elle répondit vaguement de la tête, sur quoi je la pris sur mon dos et la sortie pour une balade. Elle a besoin de prendre l’air et voudra du calme, je connais un bon endroit pour ça non loin d’ici. En route pour le lac !

Arrivé sur place, je nous trouvai un bon endroit où nous installer, où le soleil avait commencé à dissiper la rosée matinale.
Je commençais à faire la conversation comme je pouvais, quand j’entendis de l’agitation au loin. Je me rapprochai avec Emma sur le dos et je viens Solveig en train de jouer avec son louveteau dans les fourrés.
« Bonjour Solveig » lâchais-je, l’air amusé par le spectacle.
« Oh ! … c’est vous ! Bonjour ! Vous vous êtes trouvé une nouvelle monture Emma ? » Lâcha-t-elle en la voyant ainsi juché sur mon dos. Son art de la finesse et de la subtilité est encore plus élevé que le mien, c’est dire !
Après ces bonnes paroles et quelques autres platitudes – j’ai encore du mal avec Solveig et je ne crois pas être le seul … - nous retournâmes nous installer au bord du lac. Là nous nous assoupîmes quelques heures.
Emma fit apparemment un cauchemar qui me réveilla, et elle fit de même au moment où je posai la main sur son épaule, tentant de lui faire sentir une présence qui se voulait rassurante.
« J’ai … j’ai revu la mort de notre ami, revu ce qu’il s’est passé au camp … » me dit-elle. « Elle reparle ! » me dis-je de mon côté, bon, même si c’est pour exprimer son trauma c’est déjà un bon début. Et si ça peut l’aider d’en parler …
« T’ai-je déjà parlé de comment s’est passé la destruction de mon clan, lors de cette nuit fatidique ? » J’étais hésitant sur la façon d’aborder le problème de son trauma, et choisi cette approche. Je lui racontai alors le feu, le sang, ces gens que je tentais de faire fuir et de protéger avec Ana et Lyubo, et qui périrent tous au final malgré mes efforts.
Je voulais lui faire comprendre que je comprenais sa douleur, que je la partageais, et qu’elle devait comme moi ce jour-là trouver la force d’aller de l’avant afin de veiller sur les vivants et d’honorer les morts.
Je pense qu’elle a bien compris le message, par contre adieu l’ambiance. Moi qui pensais l’amener ici avant tout pour lui changer les idées …

Nos ventres nous rappelant qu’il commençait à se faire tard, nous rentrâmes à la forteresse et eûmes une pensée ému en voyant cette dernière au loin, symbole de ce qu’il nous restait, de ce que nous devions protéger.

Nous nous installâmes à la table d’Ana et Lyubo, il y avait du lapin au menu qu’Ana venait de chasser, et nous mîmes à table avec appétit. Une fois quelques forces retrouvées, Emma se leva seule, pris son assiette, alla en prendre une 2ème, remplit les deux et monta à l’étage. Peut-être pour aller voir Eylif ?

La soirée se termina pour moi sur ces entrefaites et avec la satisfaction qu’Emma marchait à nouveau et parlait à nouveau également … ce dernier point je n’allais pas tarder à le regretter quelques peu.



Je me levai avant le lever du jour le lendemain et croisa Alicia dans la cour. J’avais deux projets d’expéditions en tête et je voulais lui en parler et avoir son avis.
Le premier était de retourner au village du petit Oblo, qui venait d’être ravager par les légionnaires, afin d’essayer de convaincre les survivants de nous rejoindre. Le petit Oblo devait être en route pour les siens en ce moment même, et avec quelques jours de passé les choses seraient peut-être plus calme là-bas. Il y serait donc envisageable d’en raisonner quelques personnes. Mais la chose serait ardue.
Le deuxième projet était de partir acheter des éléments les plus nécessaires à la colonie dans un des villages voisins.

Alicia écouta, me dit que les 2 projets était intéressant mais que le 1er était ardue et sans garanties. Elle compléta en disant que la colonie avait grand besoin de provisions, et qu’un nouveau charpentier ne serait pas du luxe – apparemment notre charpentier actuel s’adonnerait un peu trop aux plaisirs de l’alcool. Elle me confia au passage l’or de la colonie.
Comme on dit chez nous, un « tient » vaut mieux que deux « tu l’aura ». De plus Alicia mentionna le fait que c’était période de marché au village des Swiftravens au nord. Chose parfaite pour nous vu que nous nous sommes déjà présentés là-bas et y sommes reconnu officiellement, permettant ainsi de bénéficier de meilleurs tarifs.

Je commençais à réfléchir aux détails de l’expédition quand le reste de la forteresse commença à se réveiller, et je pu continuer de réfléchir aux détails avec Sylvio et Scérius.
Il fut ainsi décidé de prendre avec nous Ana en éclaireur, Lyubo, Julius et Hadrien pour la protection, Solveig pour aider au marchandage vu que cette dernière a un don pour obtenir ce qu’elle veut d’une façon ou d’une autre et Sergei pour l’intendance et superviser le tout vu que la chose commençait à se transformer en une grosse expédition. Je pris également Vent-Gris mon chien afin de lui dégourdir un peu les pattes.
Nous prîmes avec nous les bien que nous pouvions prendre et espérer vendre à un prix intéressant là-bas : une unité de fourrure traité de renard et 11 unités de bois, ainsi qu’Emma qui nous rejoingnit au dernier moment.

La route se fit tranquillement, jusqu’à ce que Solveig commence à parler avec Emma. Enfin parler … Emma ne parle pas brumaire et Solveig a son accent et un débit rapide … Scérius commença à faire la traduction et je complétai ce qu’il manquait. J’aurai mieux fait de m’abstenir.
Solveig mentionna le fait qu’elle aurait vu Emma la nuit dernière dansant nuit au sommet d’une colline ! Notre timide et frêle Emma ! Je ne pus résister à la tentation de répéter mot pour mot ce qu’elle venait de dire aux autres, mais … sans surprise Emma le prit mal, vraiment mal, et me fit la gueule pour le reste du trajet.

Plus tard, une femme croisa notre route. Elle était seule, la 30aine, bien bâti et bien équipé.
Elle se présenta sous le nom d’Olga, originaire des Landes, championne des Chin Maindens (ortho ? :s) et nous dit qu’elle était à la recherche d’un défi et plus précisément d’un duel. Les termes de ce dernier serait que le vaincu devrait 3 vies au vainqueur … autant dire que si l’un de nous devait perdre, il serait absent pour un moment ! A supposer qu’il survive pour revenir …
Je proposai la chose à Julius que je pensais le plus capable de remporter ce défi, qui me répondit qu’il avait déjà donné en matière de duel au cours de sa vie et ne souhaitait pas remettre le couvert.
Sergei n’était pas plus enthousiaste de son côté.
Du mien, ce n’était guère mieux. Mes expériences passées m’ayant fait prendre conscience de mes limites et cette femme n’en était visiblement pas à son galop d’essai … Me voyant hésiter, cette dernière me provoqua et avec l’incitation de quelques autres je décidai de me lancer dans l’affaire …

Un cercle de duel fut donc défini, et nous commençâmes sous les encouragements de la foule.
Je fus le premier à ouvrir les hostilités, tentant de toucher mon adversaire avec un coup rapide mais qu’elle dévia et elle contre-attaqua avec un coup de bouclier qui finit dans ma poire.

Siegfried 0 – 1 Olga

Elle enchaina ensuite, coup d’épée suivi d’un coup de bouclier alors que je n’avais pas fini de me remettre du premier coup. Mouche malgré le fait que me concentrai sur la défense.

Siegfried 0 – 2 Olga

Les choses ne devaient pas empirer davantage, je pris mon épée à deux mains et asséna un violent coup de bouclier. Mais Olga tenait fermement sur ses appuis et son bouclier tient bon. Le bon côté des choses est qu’au moins elle ne parvint pas à toucher non plus de son côté.

Siegfried 0 – 2 Olga

Mauvais revers de l’opération, Olga compris que je pouvais être dangereux si elle n’y prenait pas garde, aussi décida-t-elle de s’y mettre plus sérieusement. Attaque rapide de l’épée suivie d’un coup de bouclier, mouche et mouche.

Siegfried 0 – 3 Olga

Je tenais encore mais péniblement, je mis toute mon énergie dans un dernier coup d’épée qui je dois bien l’admettre était d’une rare violence. Mais malheureusement tout aussi prévisible que violent et Olga para le coup de son bouclier, qui fit sérieusement la gueule en encaissant la tatane. Elle mit fit au spectacle en faisant visiter à son épée mes boyaux …

Siegfried 0 – 4 Olga

Fin du match à sens unique, et fin de chantier pour Siegfried qui gisait au sol. Par chance pour moi, Emma bien que me faisant la gueule et ayant dit plus tôt que si j’avais besoin d’elle je pouvais aller me brosser, s’occupa de ma carcasse sanguinolente. Et comme toujours j’ai veillé à ce qu’elle ne s’ennuie pas et ait de quoi faire …
Nous taillâmes la route jusqu’à arriver au village, afin de me laisser le temps de me remettre un minimum de mes blessures, ce qui fut rapide vu qu’Emma avait fait du bon travail. Peut-être voulait-elle vite se débarrasser de moi si elle était encore fâchée ?
Une fois un minimum remis, je tins ma parole et prêta serment à Olga que moi, Siegfried Nibelung, sauverais sa vie par trois fois avant de retrouver les miens.

Vins alors le moment des adieux, je dis à mes deux fidèles compagnons de rester avec la colonie, que c’était ce qui comptait le plus maintenant. Ma précieuse Ana était au bord des larmes et m’étreignit et Lyubo me serra le bras avec vigueur. Je confiai la surveillance d’Emma à Sylvio, car elle est trop tendre pour ce monde. Cette même Emma qui se jeta dans mes bras et qui avait visiblement oublié mes taquineries récentes. A Scérius qui est un homme de raison je demandais de garder un œil sur tout le monde en mon absence. Julius n’avait guère de mots et quand à Sergei il était gêné de la tournure des évènements, désolé pour moi et me dit que c’était dommage, qu’Alicia avait des projets pour moi. Et il pensait déjà aux explications qu’il devrait lui fournir …
Quant à Vent-Gris, je lui dis de rester avec Ana, elle saurait s’occuper de lui et l’amener à la chasse.

Un dernier adieu à tout le monde, leur promettant de revenir et je me mis en route avec Olga.
Chapitre 1 des aventures du capitaine Flint
Nous sommes finalement arrivé en terre brumaires, après avoir réussi à voler des chevaux ce qui aura permis d’écourter quelques peu le trajet dans ces terres où il semble toujours pleuvoir. Swift fait de son mieux pour retrouver ses repères, même si cela fait bien des années qu’elle a quitté ses terres. Après tout elle n’avait alors que 9 ans.
Alors que nous chevauchions, nous avons vu un cercle de corbeaux tourbillonnant dans le ciel, plongeant au sol de temps à autre. Probablement quelques vestiges d’un combat récent.
Nous nous sommes rapprochés, afin de voir s’il ne resterait pas quelques objets de valeur à détrousser. Nous avons alors vu un charnier d’une 12aine d’hommes – visiblement ces terres sont digne de leur réputation – en train de se faire bouffer par les corbacs, l’affrontement devait être relativement récent.

Pendant que nous inspections les corps - corps qui avaient été dépouillé de tout élément intéressant – deux personnes s’approchèrent de nous. Une femme et un homme, les deux étaient grands et bien bâtit, bien équipé, surtout la femme qui portait une belle armure, un solide bouclier et une épée de bonne facture. L’homme quant à lui était vêtu d’une cotte de maille qui semblait avoir connu des jours meilleurs et une longue épée, probablement une épée brumaire.
Ils s’approchèrent de nous, sans hostilité apparente mais en restant sur leurs gardes. Je lâchai un « bonjour » à leur attention en brumaire, et ils me répondirent « bonjour ».
« Nous sommes arrivé après la bataille visiblement » dit la femme.
« Il semblerait, et l’endroit a déjà été nettoyé » lui répondis-je.
Et alors que nous commencions à entamer la discussion, un groupe de 6 hommes sorti des fourrés alentours, nous encerclant. 2 allèrent sur l’homme, 2 autres sur la femme – par chance pour nous nos deux invités avaient l’air bien plus dangereux que nous – et les 2 derniers se répartirent sur moi et Swift. Je vis l’homme asséner un puissant coup d’entrée de jeu à l’un de ses assaillants en prenant son épée à deux mains, lui infligeant de sales blessures mais pas assez sales pour le mettre hors course de suite, puis je dû me concentrer sur mes propres problèmes.
Un coup d’œil à mon adversaire me permit de voir que ce dernier, avec son épée dans une main, sa hache dans l’autre, n’était pas du genre à faire dans la finesse. Tant mieux, parce que moi oui et les bourrins sont les plus facile à gérer, tant qu’on arrive à mener la danse.
Début du bal : feinte de corps à gauche pour mieux me déporter sur sa droite et un coup vif sur son flanc, malheureusement le cuir de son armure était plus performant que son porteur et arrêta ma lame. Qu’à cela ne tienne !

Nouvelle feinte de corps, à droite cette fois pour partir à gauche – dans la vie il faut varier les plaisirs ! – et cette fois je vissai sa jambe qui n’était pas protégé comme son torse, y laissant une estafilade. J’aurai aimé tailler plus profondément dans le vif du sujet, mais c’était déjà un bon début.
Au même moment, je vis Swift se prendre un sale coup dans le ventre de la part de son adversaire et commencer à se diriger vers nos 2 brutes qui semblaient gérer les choses de leur côté en 1 contre 2. Quant à l’adversaire de Swift, il semblait décidé à finir le travail – Ah mon gars, si tu crois que je vais te laisser t’amuser tranquillement avec ma sœurette ! – Je sorti alors mon pistolet de ma main gauche, fit une nouvelle feinte de corps pour mon adversaire afin de le clouer sur place pour mieux bondir dans le dos du malandrin qui voulait profiter de Swift et lui planter mon épée en travers du corps. Jolie coup, mais pas suffisant, ce dernier se retourna alors vers moi pour me porter un coup de sa hache, que je contrai sans problème vu son état et d’un geste je braquai mon pistolet sur sa tête et la fit sauter telle une pastèque trop mure avec une détonation de tous les diables.

Un problème de moins ici, sauf que l’autre affreux profita que mon attention était tournée ailleurs pour me porter un violent coup dans le ventre. Sentant que les choses tournaient ici au vinaigre, je fis alors magnifiquement le mort et laissa nos deux invités finir de faire le ménage. Ce qu’ils firent sans verser une goutte de leur sang.

L’homme -qui s'avéra se prénommer Siegfrid- fini par décapiter l’adversaire qu’il avait blessé initialement et visiblement laissé de côté ensuite et envoya au passage sa tête voler sur son camarade. J’aurai presque eu envie de rire si je n’avais pas alors aussi mal – je hais me faire toucher au ventre. Puis il nous mena un combat d’anthologie avec son dernier adversaire, qui dura de nombreuses passes d’armes, et fini par briser l’équilibre avec un coup rapide au corps – visiblement il était capable de faire autrement que dans le bourrinisme – et l’acheva en le décapitant également.
La femme de son côté géra ses trois adversaires sans peine apparente, les mettant à terre un par un en alternant coup de bouclier et coup d’épée rapide. Cette dernière savait y faire et je n’aimerai pas l’affronter.

Le combat terminé, je me relevai avec peine et concentra mon attention sur Swift.
« Ca va sœurette ? » dis-je en serrant les dents de douleur.
« Cet enfoiré ne m’a pas raté, je vois mes tripes ce n’est pas la joie … » me répondit-elle.
« C’était quoi ce bruit ? » demanda la femme.
« Ce bruit ? Ah … euh … non c’est rien, faut pas faire attention à ça … » bredouillais-je.
« Rien ? Et la tête de cet homme qui a complétement explosé ? C’était de la magie ? » Insista-t-elle.
« De la magie ? Oui … non … pas vraiment … ce n’était que le bruit de mon cœur qui a eu un coup de foudre lorsque mes yeux se sont posés sur vous ma belle dame !» lâchais-je en espérant ainsi détourner son attention d’un sujet fâcheux.
« Ma belle dame ? Non mais tu sais qui je suis ? » Vociféra-t-elle. Mission changement de sujet accompli !
« Euh non en effet j’ignore tout de votre identité très chère »
« Je suis Olga, championne du clan des Chin Maidens ! »
« Enchanté de faire votre connaissance très belle Olga ! » ce sur quoi elle me colla une droite magistrale dans la figure, et je ne me réveilla que bien plus tard en ayant aussi mal à l’œil droit qu’au ventre dans une chambre inconnu, Swift à mes côté …



Je me réveillai dans une paillasse, Swift allongée dans une autre à côté. Nous étions seuls et on s’était visiblement occupé de nos blessures.
« Swift ? Ça va ? » Lui demandais-je.
« Mon ventre me fait un mal de chien mais ça va mieux … » me répondit-elle.
« Tu sais où on est ? »
« Ah ! Nos invités se sont réveillés ! » Clama une voix joyeuse sortant des plus belles lèvres que j’avais vu depuis un bon moment.
« Ah mademoiselle ! Votre vue réchauffe mon cœur meurtri ! » Lui déclamais-je. « Est-ce à vous que je dois ces soins ? Si c’est le cas je suis votre obligé. Je me nomme Flin, capitaine Flint, et vous très chère ?»
Elle rougit d’une façon des plus craquantes, ce qui donna à Swift envie de jouer avec elle comme un chat joue avec une souris. Ce qu’elle ne manqua pas de faire par la suite.
«Je m’appelle Emma, vous allez mieux je vois. Bien ! Je vais vous trouver une tisane pour vous apaiser ! » Dit-elle en tournant les talons.
« Une tisane ? » Dit Swift l’air interloqué.
« Ouais … » J’aurai préféré une goutte d’un bon alcool et Swift aussi …
Emma revint un peu plus tard accompagnée d’un homme qui se présentera sous le nom de Sylvio, portant un chapeau à large bord, le dernier genre d’accessoire que je m’attendais à voir par ici …
« Voilà la tisane pour vous ! » dit-elle en nous tendant 2 tasses chaudes. Je pris la mienne et l’avala d’un trait – autant vite régler la chose, vu que ce n’est pas franchement ma boisson préférée … - et dis :
« Et où nous trouvons nous ? »
« A la forteresse de Fortecrête. » Répondit Emma.
« Fortecrêeêêêêêêêêêêêêêête …… » Répondis-je en sombrant dans le sommeil.

Le lendemain matin, je me réveillai et moi et Swift fûmes rapidement rejoints par Emma. Là Swift commença à jouer de son charme pour tenter de mettre Emma la plus mal à l’aise possible, en prenant entre autre une pose aguicheuse sur sa paillasse et en la fixant droit dans les yeux. Un excellent moyen de tuer le temps !
A propos de tuer le temps, Swift entrevoyant les longues heures d’ennuis qui profilaient, demanda si elle ne pouvait pas avoir à nouveau de cette fameuse tisane afin d’abréger le calvaire.
Mais Emma proposa autre chose, cette dernière souhait apprendre le brumaire et puisque nous étions coincé pour au moins une semaine, autant satisfaire à ses désirs, cela nous occupera et pourrait même s’avéré drôle.
Je regrette juste d’avoir été trop mal en point à ce moment-là pour lui faire répéter en brumaire une phrase du style « Flint est le plus bel homme que j’aies jamais vu » -trop long- ou « Flint représente l’homme idéal » … c’est pas les idées qui manquent à y repenser, enfin sa maîtrise du brumaire est encore loin d’être parfaite, il y aura surement d’autres occasions :)
Une autre personne passa nous voir pendant nos longues heures à l’infirmerie, une jeune ex-légionnaire qui disait avoir quitter l’empire pour prendre sa retraite … Sérieusement ? Elle doit être ma cadette de seulement quelques années … Enfin, elle a ses secrets et nous avons les nôtres, tant qu’elle ne se montre pas trop insistante sur nos affaires …

Une semaine se passa ainsi tranquillement à l’infirmerie, au bout de laquelle je commençais à être suffisamment remis pour pouvoir marcher à nouveau. Je commençai alors à déambuler dans la forteresse, explorant les lieux et rencontrant ses habitants, à commencer par leur cheffe dont j’avais demandé le nom : Alicia.

« Bonjour dame Alicia » Dis-je en guise de salutation.
« Seulement Alicia » me répondit-elle froidement.
« Très bien, bonjour Alicia »
Après m’être fait il y a peu démolit le visage par une femme du coin qui n’avait pas apprécié mon bagout, je préférai tenir ma langue avec celle-ci même si j’avais un peu envie de réchauffer l’ambiance. Mais c’était bien actuellement la dernière personne que je pouvais me permettre de fâcher.
« Avez-vous des questions particulières à mon sujet ? » lui demandais-je.
« Pas vraiment, votre sœur a déjà répondu à mes questions. » me répondit-elle.
Elle me demanda si j’acceptai de vivre ici selon les lois de la colonie, je lui dis que oui et lui demandai s’il y avait des règles en particulier dont je devais avoir connaissance. Elle me répondit : ne tuer personne (de la colonie j’imagine), se rendre utile et à ce propos elle me demanda quels étaient mes talents.
Je lui répondis « je me débrouille comme bretteur, mon père m’a transmis son savoir de mécanicien et j’ai appris l’alchimie auprès d’un maître de ma ville, même si ce dernier n’a pas eu le temps de m’apprendre tous ces secrets. »
« Vos talents en mécanique nous seront utiles » dit-elle placidement.
« Très bien … » Répondis-je, un peu déçu que mes talents d’alchimiste ne semblaient pas l’intéresser plus que ça, mais peut-être qu’ils avaient déjà quelqu’un pouvant s’occuper de la chose. Enfin, ça me fera toujours ça de moins à faire et ça me laissera plus de temps pour me pencher sur mes recherches, du moment qu’on me laisse faire de l’alchimie de mon côté.

Je fis un peu le tour de l’endroit, ce sont de beaux restes d’une ancienne forteresse Célianne et s’il y a encore pas mal de boulot pour la remettre en état, ça se voit qu’ils se sont mis sérieusement à la tâche.

Alors que je commençais à chercher à me faire ma place dans cet endroit, je vis Sylvio en train de plancher sur un projet avec un bassin et alla alors lui demander ce qu’il comptait faire. Ce dernier me dit vouloir continuer un bassin d’alimentation en eau pour alimenter un système d’irrigation. Voilà quelque chose pour moi ! me dis-je. Et aussi je lui proposais de l’aider pour les aspects mécaniques du projet, chose qu’il accepta et il mentionna au passage que les différents bassins et systèmes de canalisation de la forteresse pourraient également avoir besoin de mon expertise pour les remettre en état.

Voilà qui saura me rendre utile à la colonie … par contre il semblerait également que je doive reporter mon attention sur d’autres sujets, car il semblerait qu’une expédition de grande envergure se prépare afin d’aller chercher du monde afin de peupler l’endroit. C’est une bonne chose car si cet endroit devient plus fort, cela contribuera à garantir notre sécurité à Swift et moi.
Chapitre 2 des aventures du capitaine Flint

C’est le grand jour ! Ce matin nous partons pour une grande et longue expédition qui nous mènera si tout se passe bien à la grande plateforme commerciale qui est à l’angle des terres brumaire, de l’empire Célian et du Lyrianne.

Notre commandant Alicia a décidé de mobiliser le gros de la population, et il ne restera pour garder la forteresse que le minimum syndical : les mercenaires célians, Sergei comme officier en charge, les deux brumaires Ana et Lyubo ainsi que Solveig et Eylif. Il n’y aura plus qu’une personne affectée à la surveillance de l’avant-poste, et le reste à la forteresse.

Nous partons donc, avec l’essentiel de notre or et de nos marchandises à vendre, en quête de provisions et de nouvelles âmes pour peupler notre forteresse.

Le voyage, qui est prévu pour durer un mois à l’aller et la même au retour, se passe relativement sans encombre. J’en profite pour mieux faire connaissance avec ces gens et mieux apprendre à les connaitre, et leur faire découvrir ma magnifique personne ! Sylvio semble garder un œil constant sur Emma et cette dernière passe son temps à confectionner divers objets en bois. D’ailleurs on aura fait moult arrêt pour refaire du stock de bois … ses créations doivent en valoir le coup j’imagine. Si c’est le cas je pourrai peut-être faire appel à ses services pour un projet personnel …

Un voyage sans encombre donc … ou presque. Vers la mi-chemin environ, nous approchâmes un village brumaire qui semblait de taille raisonnable (environ 150 âmes à la louche, vu de loin). Un groupe de combattant, une demi-douzaine, vint à notre encontre et Alicia se chargea de faire les présentations avec eux. Les discussions semblèrent bien se passer, et j’en profitais pour mieux observer ce groupe en question. Je cru y reconnaître les mêmes emblèmes ou des similaires avec le groupe que j’avais affronté lors de mon arrivé en terre brumaire … Si c’est le cas il y a de bonnes chances pour que nous ayons affaire à des gens plutôt belliqueux, la prudence sera donc de mise.

Alors que nous reprenions notre approche du village voisin, nous commençâmes à distinguer les corbeaux dans le ciel et quelques voluptes de fumé se dégageant du village… visiblement ce dernier venait de se faire attaquer et ce qui semblait être les assaillant de ce dernier était en train de nous inviter à prendre le gîte et le couvert dans leur nouvelle demeure … Inutile de dire que la tension montait au sein de la caravane, chacun redoutant que ces derniers manquent à leur parole et décident de s’offrir un petit extra sur nos personnes … Et le fait d’entre sur la fin de l’approche les cris des femmes violés et des hommes torturés ou à l’agonie n’arrangea rien à l’affaire. Pour ma part, même si ces cris ne m’étaient pas étrangers, cela n’aida non plus en rien à me rassurer.

Malgré l’atmosphère tendue, nous continuâmes notre approche et une fois arrivé au village, Alicia choisi une bâtisse où nous installer pour la nuit. Cette dite bâtisse offrait suffisamment de place pour nous loger tous et semblait être un choix correcte sur le plan défensif, une sage précaution …

Nos « hôtes » nous proposèrent de nous joindre aux festivités, et de notre côté tous déclinèrent l’invitation, à l’exception de Scérius et de ma personne. En parlant de Scérius, je me demandais pourquoi ce dernier avait toujours sa capuche visée bien profondément sur sa tête … mais je n’eut guère l’occasion d’approfondir le sujet car un Redclaw l’interpela et l’enjoint à se joindre à eux. Ils nous firent de la place dans un cercle autour du feu, et nous purent assister à une de leur cérémonie où ils semblaient prier avec ferveur un de leurs dieux … probablement un dieu de la guerre ou quelque chose dans ce goût-là, sans certitude car je ne compris pas un traître mot de leur « chant » en l’honneur de ce dernier.

Alors que nous étions en train d’écouter les chantres Redclaw donner le meilleur d’eux-mêmes en cette fin de soirée, ponctué de cris de torture et de viol voisin, d’autres cris vinrent se rajouter à la liesse, ceux d’une bataille qui venait de commencer dans le village ! Immédiatement Scérius et moi nous levâmes le camp et partirent rejoindre les nôtres, sauf qu’en chemin nous tombèrent sur deux assaillant qui étaient affilié à un autre clan que je ne connaissais pas.

Le deux contre deux qui s’engagea fut bref : Scérius engagea une première série d’échanges avec son adversaire qui s’avérèrent non concluant pour les deux. Je parai de mon côté in-extremis un coup qui m’étais destiné, fis une feinte à mon adversaire et fondis sur celui de Scérius auquel j’infligeai une sale entaille à la jambe. Scérius en profita pour lui démolir un genou à l’aide de son bâton – ça lui aura fait la jambe ! Malheureusement, mon adversaire s’énerva de son côté et m’asséna un violent coup à deux mains que je ne pus éviter et qui m’entailla salement le flanc. Il faudra vraiment que je travaille ma technique car sinon je vais vraiment finir par y passer en ces terres … Lot de consolation : j’arrive très bien à feindre la mort … enfin un peu moins bien quand plus tard je me fais marcher dessus par des brumaires en train de combattre à l’endroit où je gis …

Je décidai donc d’arrêter la comédie et de voir ce qu’il se passait : Le chef des Redclaw était en train de massacrer salement son adversaire – ce dernier mériterait d’avoir une bonne réputation de boucher, car ce n’était vraiment pas propre … - et quand il en eut fini avec sa proie, il me releva énergiquement et me conduit auprès des miens.
Les miens qui venait visiblement de leur côté de subir un bon assaut en règle, à en juger par le sang et les cadavres qui gorgeaient le sol devant la maison où nous nous étions installé, de laquelle s'échappait également une odeur de chair grillé. Le chef toqua à la porte qui était barré et annonça que la fête était fini, la porte s’ouvrir peut après et il commença à plaisanter et s’excuser pour la gêne occasionnée… J’en profitai pour glisser la remarque que quoiqu’on puisse dire de nos assaillants, ils tapaient dur … *crachement de sang*. Je fus fort heureusement rapidement pris ne charge par Emma alors que je m’effondrais sur une paillasse et elle fit fort bon ouvrage une nouvelle fois. Décidément cette beauté à bien des talents … et des talents utiles de surcroit. Je comprends mieux pourquoi les autres ont tendance à la garder près d’eux.
En fin de soirée, alors que j'étais encore bien groggy après l'opération, je cru voir Emma partir dans le village avec ses affaires de médecine. Comptait-elle soigner également ces Redclaws ? Décidément elle a vraiment la main sur le cœur ... et elle contraste vraiment avec les gens lambda de ces terres et leur philosophie. Une personne si gentille a dû avoir de bons protecteurs pour survivre si longtemps en ces lieux ...

Les Redclaws demandèrent juste à ce qu’on leur laisse l’exclusivité des possessions des assaillants, ce à quoi personne ne leva d’objection. Nous avions tous envie de partir au plus vite de ce village maudit, ce que nous firent le lendemain matin à la première heure. Quelques jours plus tard nous arrivâmes à la plateforme commerciale où nous ne restèrent que 2 journées pleines, le temps pour Alicia de recruter un groupe de chevalier du Lyrianne avec leur dame et leur barde – petit groupe mais les chevaliers étaient bien équipé entre leurs chevaux et leurs armures, et semblaient également bien compétent. Et si un nombre de recrue plus conséquent aurait été appréciable, des combattants de qualité et bien armés sont toujours un ajout des plus appréciables. Et ce ne sera pas les occasions qui manqueront de trouver de la quantité …

Pendant notre séjour en ces lieux, je profitai qu’Emma souhaitait vendre le fruit de son labeur pour lui proposer mon aide en la matière. Je lui suis redevable pour les soins, j’aurai besoin de son aide à l’avenir et ça serait aussi une façon de mettre en place un partenariat des plus lucratifs …
Je me chargeai donc de vendre une flute et un éventail qu’elle avait confectionné, ils ne m’inspiraient pas trop, mais je ne suis pas vraiment exprès dans ce genre de produit – pas vraiment ce que j’avais l’habitude de piller. Mais qu’importe ce que je pense de la valeur de ces produits, ce qui compte, c’est ce qu’en pense celui qui va nous les acheter et je déployai tout mon talent pour lui vendre du rêve autant que possible ! Et il acheta son rêve à prix d’or, 5 sequins pour la flute – à mieux y repenser, j’aurai pu faire un peu mieux sur ce coup là – et 7 pour l’éventail – un prix bien plus intéressant.
Et je décidai de miser sur l’avenir et d’être honnête avec Emma en lui donnant la totalité de son or, je n’ai pas trop l’habitude d’être totalement honnête avec les femmes je dois l’avouer, mais dans le cas présent celle-ci le méritait. Les autres ne pouvaient pas trop en dire autant …

Puis je profitai du marché pour aller faire quelques courses plus personnelles. Il me fallait des éléments mécaniques et alchimiques pour mon projet, ainsi qu’une nouvelle armure légère et une meilleure épée … un nouveau sabre de préférence.
Un armurier local avait une pièce magnifique en sa possession : un sicatius magnifiquement forgé en acier diamantin, qui me fit presque perdre la tête tellement il était beau. Je failli céder au marchand mon secret contre le sicatius - sur les bons conseils de Swift ... -, et je l’aurai probablement fait si ce dernier n’avait pas exigé l’exclusivité de ce dernier en réquisitionnant l’original des plans et toutes mes possessions en relation. Ca plus le fait que ça aurait énervé pas mal de monde que la chose finisse sur le marché me décida à refuser son offre – et je suis heureux de l’avoir refusé avec le recul – et lui pris un autre sicatius de belle facture à la place, mais à un prix raisonnable cette fois.

Je crois que nous avons un maître d’arme du sicatius parmi-nous d’ailleurs, il faudra que je vois avec ce dernier s’il accepterait de me former en la matière. Un présent pourrait peut-être l’aider dans son choix, par exemple un sicatius dont il semble être dépourvu… Chapitre 3 des aventures du capitaine Flint Tout commença par une belle journée d’été, il faisait beau, les cigales chantaient, et nous avions fini nos diverses emplettes en ville et avions donc quartier libre … Le gosier desséché, nous (moi-même, Victoria, Sylvio et Marteau) ne pûmes alors résister à cette vue magnifique, qui fait vibrer le cœur de tout homme et de toute femme après une dure journée de labeur : l’enseigne d’une taverne.

Il y faisait bon vivre dans cette taverne, l’alcool était bon –et d’autant plus agréable que cela faisait un moment que nous rêvions de boire une bonne goute- les femmes chantaient, les hommes criaient et les tabourets volaient … Oui certains ne s’étaient visiblement pas assez défoulé ce jour-là, ou avaient, comme dans mon cas, envie de renouer avec les traditions de chez eux. Dans cette belle taverne donc où ils faisaient bon vivre et où l’alcool était bon, les tabourets, bancs et tables étaient aussi de la partie, servant avec grande joie d’arme improvisé pour latter la gueule de son prochain.
Marteau a montré qu’il méritait bien son nom et qu’il faisait un très bon 1ère ligne, Victoria et moi-même étions en appui sur les flancs et Sylvio était en appuie-chaise depuis les arrières, chaises qu’il lançait avec une précision parfois … contestable … Aie mon dos …

Malheureusement, si les occupants de cette taverne ont montré qu’ils savaient faire montre qu’un grand savoir-vivre et se montrer très chaleureux avec leur voisins, de nouveaux arrivant à cette petite sauterie se sont montré moins … accueillant. Des forces de l’ordre ont malheureusement fini par débarquer et mirent fin à notre moment de plaisir. A leur vue, nous décidâmes bien naturellement de mettre les voiles par la porte de service … mais malheureusement entre l’alcool et les coups échangés, certains d’entre nous n’y voyaient plus très bien. Moi le premier, je m’affalai par terre par m’être pris le pied sur un pauvre hère qui faisait la sieste au sol, et Sylvio qui avait lui aussi bien profité s’écrasa à la suite sur moi. Victoria et Marteau de leur côté purent sortir sans encombre.
Nous manquâmes de chance par la suite, ces « agents des forces de l’ordre » avaient bien envie de se défouler de leur côté, en tout cas c’était le cas de celui qui vint vers nous. Je tentai de raisonner ce brave homme en lui expliquant que nous n’étions que des victimes ici et que son arrivé était des plus bienvenues. Malheureusement, l’alcool sans doute, mon charisme légendaire ne fit guère effet et il m’en colla une bonne …
Les choses auraient pu s’arrêter là, mais cet homme des plus méprisables était maintenant tel un animal sauvage qui a le goût du sang dans la bouche, et il en voulait plus. Il récidiva donc, mais sur ce brave Sylvio cette fois, à qui il démolit l’arcade sourcilière droite.
Je repris conscience un peu plus tard, en cellule de dégrisement, et voyant la face toute boursouflé de Sylvio, je réveillai ce dernier. Il tenta tant bien que mal d’opérer son œil qui semblait avoir sérieusement souffert, mais je ne suis pas sûr que les soins aient été concluants. Et nous n’étions pas encore tiré d’affaire, non content de nous éborgné, il fallait en plus payer la caution pour pouvoir partir ! Les misérables, il y en a qui ne perdent rien pour attendre si jamais je devais revenir par ici … Je payai ma caution, et comme Sylvio n’avait pas la totalité de la somme de son côté et que je n’ai pas l’habitude d’abandonner un camarade de beuverie et de baston, je lui avançai le reste de la somme.
Enfin sorti ! Pour mieux entendre Alicia-pince-sans-rire nous dire que nous la décevions … Ben moi chérie, c’est le fait que tu me casses les couilles un lendemain de cuite qui me déçoit, moi et mon mal de crâne ! Tel fut la pensée qui me traversa l’esprit mais ne passa pas mes lèvres …

Nous nous mîmes donc en route pour la forteresse avec nos nouveaux venus. Sylvio se fit retaper par Emma –mais son œil avait toujours une drôle de teinte … L’esprit un peu échaudé, j’allai faire une révérence douteuse à la princesse en armure qui nous a rejoint avec ses chevaliers en armure aussi étincelante que leur égo. Ah les chevaliers du Lyrianne, on ne les changera pas … toujours une rose dans le cul et l’honneur à la bouche … Je suis curieux de voir comment ils vont s’acclimater en terre brumaire … cela promet d’être … très amusant.
Et histoire de continuer sur ma lancé en cette détestable journée, j’allai faire plus ample connaissance avec Raphaelius et lui offrit le sicatius que moi et Sylvio lui avions acheté. Bon, sauf que je m’y pris comme un manche, m’attira sa méfiance plus qu’autre chose et eut toutes les peines du monde à rattraper le coup…

La route continua, tantôt je continuais d’essayer d’arrondir les angles avec Raphaelius, tantôt je m’habituais à ma nouvelle arme et tout le temps à ma nouvelle armure. Jusqu’à ce que le temps se mis à nous pisser dessus joyeusement, heureusement nous arrivions alors à l’orée d’un village où nous pûmes nous abriter dans une grange.
La pluie tomba de plus en plus fort, et la rivière avoisinante sortie de son lit. C’était une magnifique inondation comme je n’en avais plus vu depuis longtemps.
Un peu plus tard, je cru entendre un cri. Je jetai un œil par une fenêtre mais ne vit qu’un déluge torrentielle et l’eau qui commençait à s’infiltrer dans la grange m’inquiétait bien plus sur le coup. Nouveau cri, que je ne fus pas le seul à entendre car l’une de nos jeune rose-dans-le-cul décida de se désaper et de partir secourir sa dame en détresse. S’en suit un moment … que je ne saurai trop m’expliquer … Je ne saurai trop m’expliquer ce qu’il m’a pris à ce moment-là, mais j’enlevai à mon tour mes affaires et parti à sa suite ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi … ? J’entendais dans ma tête ma sœurette dire : « mais ... mais il est con ??? » Oui frangine, il est con. Définitivement.
Evidemment, nous nous fîmes emporter par le courant. Je parvins de justesse à attraper un bras de rosette, et de l’autre à attraper un volet. Je nous retins ainsi aussi longtemps … que nous le permis le volet, qui finit par céder. Je maintins fermement ma prise sur le bras du jeunot, mais je fus peu après percuté par un d »bris qui me fit perdre conscience !
Conscience que je retrouvai peu après, suspendu à la branche d’un arbre, la jeunesse en quête d’héroïsme à côté de moi ainsi qu’un … Séraphin de lumière … Merci Sylvio.
« Ah ! Enfin réveillé ! » Entendis-je. « Je vous ai sauvé la vie en nous agrippant jusqu’à l’arrivé de cette créature, vous tâcherai de vous en souvenir … »
« Je vous ai sauvé aussi, vu que je vous ai retenu aussi longtemps que possible peu auparavant … »
« Hum … et bien ainsi nous somme quitte, paysan ! »
« Paysan … ahahah. Vous ne devriez pas trop juger les gens à leur apparence :) »
« Hum … Pirate. »
S’ensuivit une formidable discussion où il m’expliqua très gentiment que je suis de la merde, lui un futur chevalier honorable, valeureux et tout ce que vous voulez et qu’il me faisait l’insigne honneur de daigner m’adresser la parole … Bon, il eut au moins la décence de se présenter : Emrik, écuyer de son état, au service de sa dame toussa toussa …
Comme il me faisait plus de peine qu’autre chose avec ses manières hautaines et que je n’avais pas envie de m’être crever le cul à le sauver pour rien, je lui donnai deux-trois conseils pour améliorer son espérance de vie en terre brumaire, qui s’annonçait très courte … Bon, je ne vous cache pas que c’était un peu comme pisser dans un violon mais bon … il sait maintenant, libre à lui d’agir à sa convenance.
Ah oui, le Séraphin de lumière fini par se présenter lui aussi, après les insistances de l’écuyer … mais je n’ai malheureusement pas retenu son nom. Y avait deux noms et je n’ai pas retenu le bon …

A notre retour, je vis que la compagnie était au complet, et je vis Emrik se prendre une sale droite de la part de l’un des chevaliers. Apparemment son goût pour l’héroïsme irréfléchi ne leur a pas fait franchement plaisir, s’il y a un peu de cervelle dans ces boites de conserve, peut-être vivront-ils un peu plus longtemps en ces terres que je ne le pensais initialement …

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : mar. juil. 04, 2017 4:09 pm
par Glatux
Je crois avoir compris que c’était le post pour le compte rendu de nos perso donc voila :

Victoria
Chapitre 0 :
Magistère militaire et fille de soldat, Victoria fus affecter a la centurie(unité) de son père peu avant le début de la guerre civil, celle qui ce conclut par la création de la Ligue. Pour la plus part des camarades avec lesquels elle avait noué des liens moururent durant la guerre, les autres prirent leur retraite soit parce qu’ils étaient devenus estropié, soit parce qu'ils étaient déjà d'un age avancé. Elle, trop jeune et suffisamment en forme pour cela, et même si elle avait pu quitter la légion, magistère est une vocation à vie avec son lot de limitation.
Victoria profita que sa patrouille fut embusqué pour s'enfuir, elle avait entendu parler d'un groupe cherchant a s'installer dans les terres Brumaire, persone n'irai la chercher la bas, et c'est l’endroit parfais pour découvrir d'autre forme de magie, ce qu'elle jamais pu faire en tant que magistère
Chapitre 1 : Après quelque jour passer a éviter le ville et les routes j'arrivais au point de départ la caravane. J'y apprend le nom de la commandante de ce groupe, Alicia, je me rappelle l'avoir déjà vu auparavant. Après une courte discussion cela me revient, elle fessait partie des mercenaire que l'on avait engagé, sa fait du bien de voir un visage familier même si l'on a jamais vraiment interagi auparavant.

Je remarque quelque personne qui ne ce mélange pas vraiment avec les autres, tout d’abord un groupe de trois brumaire qui donne l'air de venir du même village, ils n'ont pas l'aire de faire partie du groupe d'Alicia, j'espère qu'ils savent bien se battre car j'en ai vu des gamins armés qui se croient invincible parce qu'ils sont les meilleurs a l'entrainement. Ensuite il y a un celian qui cache sont visage, de ce que j'ai entrevu on dirait que quelqu'un c'est amusé avec, il a pas l'air en bonne santé d'ailleurs. Il y un type du nom de Sylvio, a ça tête soit il vient de la cote, soit c'est un iconien, il fait ni mercenaire ni colon, probablement quelqu'un cherchant a se caché. Enfin il y une fille des froidelandes du nom de Emma, elle aussi cache son visage mais dans son cas c'est probablement pour éviter les ennuis qu'avoir un jolie minois peu causer.

Alors que nous étions proche de notre destination, Alicia forme rassemble certain d'entre nous pour y aller en avance, surement pour débarrasser le fort de potentiel squatteur. Le groupe est formé avec, moi, les trois brumaire, l'iconien et étrangement le malformé et la landière, étrange ils ne sont pas brumaire donc cela m’étonnerai qu'ils soient guide et n'ont pas l'aire de savoir combattre.

Nous sommes arrivés au fort sans encombre, on nous avait dit qu'il était abandonné depuis un moment mais je ne penser pas a ce point au moins le bâtiment était vide, maintenant notre mission était d'attendre l'arrivé de la caravane. Pendant que le autre dégager les débris j'allais avec Ana, la chasseresse brumaire, chercher du gibier. Notre chasses fut interrompue par un groupe de bandit, on se replia vers le fort où nos camarades ce trouvez. Fortifié a l’intérieur les bandits n'osèrent pas s'approcher, et firent mine de s'en aller, mais Siegfried, le chef des trois brumaires, une tête brulés ce type, décida de les poursuivre et tombas dans leur piège, heursement les bandits n'était bien équipé et piètre combattant. Les jours restant furent plus calme

Alicia arriva enfin et les nouvelles qu'elle apportait n'était pas bonne du tout, la caravane fut attaqué et piller. Chapitre 2 : Alicia avait envoyer Mercy sont éclaireuse chercher des information sur les pilleurs qui avait attaqué notre caravane, mais pour Sergei, le second d'Alicia, elle mettaient trop de temps a revenir. Il sélectionna un groupe pour mener l’enquête sous prétexte d'aller chasser. Le groupe était composer de Scérius, moi et les trois brumaire. On commença par inspecter le reste de la caravane où l'on trouva des trace que nous décidions de suivre. Après une nuit rude et une traversé de rivière difficile nous entendîmes un groupe parlant celian. On parvint a ce dissimuler dans les buisson quand l'un d'entre eux décida de ce soulagé la où ce trouver Siegfried, qui décida d'engager le combat en tuant ce dernier laissant l’arbalétrier et le types en armure lourde. Je n'avais pas envie d'utiliser ma magie mais l'armure était trop solide pour les armes dont on disposait.

Le combat tourné enfin en notre faveur lorsque Ana revint en courant, des renforts approchaient, Lyubo voulut ce sacrifier pour nous permettre de fuir mais un jet de flammes supplémentaire affaiblit suffisamment notre adversaire pour nous enfuir mais j'en ai payer d'un carreau d’arbalète dans l'épaule. Sur le chemin Siegfried ne sembler plus pouvoir continuer lorsqu'une volva arriva a point nommé, contre quelque ration elle nous soigna et l'on parvint a retourné a Fortecrête et Alicia n'était pas ravis de notre expédition Chapitre 3 : Mercy fit sont rapport a Alicia, les pilleurs de la caravane était une coalition de 2 groupes de bandit et des mercenaire que nous avions croisé. Selon le rapport de Mercy les 2 groupes de brigands ne s'apprécier guère et il serait facile des les faire s'entretuer, Alicia et ses hommes aller espionner le premier et camps et nous le second, avec pour instruction de se retrouver a un lieu a mis chemin des 2 camps après une première observation.

Normalement Ana aurait été notre choix pour espionner le camp mais étant disparu du a notre rencontre avec le mercenaire quelqu'un d'autre devrai y aller, je me portait volontaire étant la plus expérimenté du groupe, enfin sa ne voulait pas dire grand chose. Je pu observer la structure du camp, repérer où était les vigiles sans trop de soucis mais pour ce qui des information, je ne parle pas un mot de brumaire, je retournais faire mon rapport a mon groupe. Personne ne sentait l'envie de faire en 2e tours on se rendit au point de rendez-vous. Cette nuis durant le tour de garde de Sylvio, ce dernier aperçu une silhouette ce déplacer, avec Scérius, on parti tout les 3 a sa poursuite, je la retrouva prés a bondir sur Sylvio et en m'interposant je me retrouver au prise avec notre cible, ce dernier avait l'air de bien connaitre les vulnérabilité de l'armure de la légion et je me préparer a lancer un jet de flammes pour me dégager, mais nos compagnon parvenir a calmé la situation. Le type est un gladiateur nommé Julius, il c'est échappé du camp qu'Alicia inspecter.

Alicia et son groupe nous rejoins le lendemain, plus chance niveau information, ils avaient un bon moyen de lancer les hostilités entre le 2 groupes. Une fois nos plan établis on reparti chacun de notre coté, retournant directement au fort une fois nos attaque respective.
Les hostilités lancer on attendis une bonne demi-heure après qu'une parti des bandits soit parti, ainsi ils ne pourront point revenir a temps pour aider leur compagnon.

Le plan était d'attaquer par l'angle mort des vigiles afin de forcer les quelques bandit dans une mêlée, ça commencer plutôt bien avec Siegfried et moi qui achevèrent rapidement la première vigile et nous dirigent par les fourré vers la 2e lorsque sans raison apparente Scérius sorte des fourrés en plein milieu du camps, je ne sais pas ce qu'il la pris mais il a payer cette bêtise de 2 carreau d’arbalète. Heureusement Sylvio et Lyubo foncèrent dans la mêlé avant que les bandits ne l'achève, Sylvio décida aussi de révéler un des ses secret en invoquant un séraphin. Le reste de l'attaque se déroula sans accro et l'on put récupérer le matériel que les brigands nous avaient pris ainsi que colon qu'il avait fait prisonnier, lorsque je senti de la magie dans l'air, cela provenez d'Emma, intéressant, en plus d'être jolie elle avait des talent magiques pour appuyer ses soins mais ce n'était pas l'heur dans discuter pour l'instant nous rentrions victorieux vers Fortecrête

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : ven. juil. 28, 2017 11:12 pm
par Zellruhn
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Chapitre 4 des aventures du capitaine Flint
« C’était une nuit bien agité, j’espère que cette journée le sera un peu moins. » Tel était le vœu pieu de Flint, mais il savait déjà en son for intérieur qu’il n’en serait rien.
Après un déluge et une crue pareille, il y aura certainement d’autres gens à repêcher (chose qui devrait jouer en notre faveur si l’on veut en convaincre un maximum de rejoindre notre colonie) ainsi que du matériel à sauver. Je me préparai donc aux premières lueurs du jour à partir rechercher ce qui pourra être sauvé, et Swift, Scérius, Emma et Victoria me rejoignirent dans cette opération. Sylvio préféra rester au village de son côté, je crois qu’il souhaitait ménager son œil …

Nous marchâmes quelques temps et tombèrent sur un enfant qui avait été emporté par la crue et qui avait survécu miraculeusement, Emma lui prodigua les 1ers soins. Pendant qu’elle s’affairait, Scérius remarqua des traces fraîches dans le sol, peut être une piste vers d’autres gens en détresse ? Il décida de remonter cette piste. Peu après, Swift remarqua un couple d’individus au loin et alors qu’elle commença à se rapprocher d’eux, ces derniers s’enfuirent ! C’est quoi cette affaire ? me dis-je. En tout cas ces gars-là étaient assurément louches, peut-être des pillards venant tâter le terrain …
Swift s’empressa de partir à leur poursuite, Victoria partie à sa suite et moi et Emma à la leur. Swift était légère et rapide et elle nous distança et nous finîmes par la perdre de vue. Sa trace s’arrêta elle à une rivière, visiblement ils se s’étaient pas contenté de la traverser, mais de la remonter ou de la descendre afin d’effacer leurs traces. Par chance pour nous, nous parvinrent à rapidement les retrouver et à éviter le pire :

Nos fuyards voyant qu’ils n’avaient plus qu’une femme seule à leur poursuite avaient décidé de s’occuper de son cas. Swift avait pu en blesser un, mais l’autre lui avait porté un violent coup de hache dans les côtes. Victoria se précipita sur l’homme à la hache et je me précipitai de mon côté sur le blessé. Mon adversaire fit preuve d’une ténacité étonnante : il se battait de toutes ses forces et refusait de renoncer, m’obligeant à perdre un temps précieux à m’occuper de son cas. Cela m’aura pris d’autant plus de temps que ce dernier ne se fit pas avoir par une feinte - pourtant magnifique ! – que je lui fis. Un tir de sarbacane tombant à point nommé le déconcerta suffisamment pour qu’il ne puisse pas profiter du fait qu’il avait vu clair dans mon jeu.

Les choses se passèrent plus mal pour Victoria pendant ce temps, son adversaire maniait à deux mains une grande hache et lui porta de violent coups. Le dernier fut assez terrible, tellement qu’il figea sa hache dans les côtes de Victoria après avoir dévasté son armure. Fort heureusement, j’en avais fini juste à temps avec mon adversaire et me précipita dans le dos du brumaire à la hache. Mon sicatius dans une main, je sorti mon pistolet de l’autre –aux grands maux les grands remèdes- et porta mon coup au moment où il finissait son geste, son arme immobilisé dans le corps de son adversaire. Je ne fis pas dans la dentelle de mon côté, voyant l’opportunité je décidai de raser de près le cou de cet importun avec mon sicatus. Un coup propre et net, qui fit voler en l’air sa tête.

La situation n’était pas brillante. Swift fit la fière, disant que ce n’était rien, mais s’écroula au sol l’instant d’après et Emma se précipita pour lui administrer les 1ers soins.
Du côté de Victoria, ce n’était pas mieux si ce n’est pire. Une grande hache en travers des côtes qui laissait s’échapper à travers une plaie béante une fois retiré un grand flot de sang. Je me dépêchai de lui retirer son armure et tenta d’endiguer de mes mains comme je pus ce flot tragique.
Emma fit preuve de sang-froid, d’efficacité et de rapidité. Elle parvint à rapidement stabiliser Swift malgré ses graves blessures et arriva à temps pour finir d’arrêter la terrible hémorragie de Victoria, ça pissait le sang vraiment dru !
Ce fut une opération bien compliqué, mais ensemble nous parvinrent à la stabiliser elle aussi.

Un instant pour souffler. Bon, c’est quoi la situation ? Deux blessés critiques certainement impossible à déplacer là comme ça et surement d’autres hostiles dans les environs. Ces deux-là se sont comportés comme des éclaireurs le ferait. Ce qui veut dire qu’il y en a d’autres non loin …
Ni une ni deux, je dis à Emma qu’il faut cacher d’urgence nos camarades. Dès que nous eûmes terminé de les camoufler, je lui dis de rester caché auprès d’eux le temps que je cours prévenir le camp et revienne avec des renforts. S’ensuivit une folle course vers le camp, vis que Scérius et l’enfant avait disparu, et fini par arriver éreinté à destination.
« Alerte ! Alerte ! » M’époumonais-je. « Il y a des brumaires hostiles dans les environs ! Victoria et Swift sont sévèrement blessées ! Emma a pu les stabiliser mais leur situation est critique ! Scérius a remonté une autre piste et en a peut-être croisé d’autres ! »
Sur ces mots, les chevaliers de la rose se ruèrent sur leurs chevaux et l’un d’eux, Arthur je crois, me demanda : « Vers où ? »
Je lui indiquai du mieux que je pu la direction dans laquelle était partie Scérius et où se trouvait Emma et nos blessées, la troupe le lança immédiatement au galop. De mon côté, je fus rejoints par Marteau et Sylvio et nous courûmes retrouver nos blessées. En chemin nous croisâmes Scérius avec l’enfant et l’un des chevaliers qui avait du sang sur son épée et ses effets. Je dis à Scérius de mettre l’enfant en sureté au village pendant que nous autres iront retrouver nos camarades. Cela nous pris bien 30 minutes pour les retrouver, et quand nous arrivâmes le champ de bataille avait grandi en cadavres, il y en avait bien 6 de plus … Il y avait aussi le fameux écuyer qui était en train de conter fleurette auprès d’Emma – Y en a qui ne perdent pas le nord et deviennent bien loquace à la vue d’une jeune et belle damoiselle en détresse …
Nous fûmes rejoins peu après par le reste de la troupe de chevaliers, Eglantine demanda quelle était la situation et je lui expliquai que nous allions bricoler des brancards pour nos blessées. Elle me répondit que les siens monteraient la garde pendant ce temps. Une fois que tout fut prêt nous nous mîmes en route. Le retour se fit sans encombre, visiblement les chevaliers avaient fini de pacifier le secteur. De retour au camp, on apprit que la famille de l’enfant avait été plus que ravi de le retrouver et avait décidé de nous accompagner. Avec les autres villageois qu’Alicia avait convaincu de nous rejoindre, ce n’est pas moins de 11 personnes qui nous auront rejoints dans ce village, portant l’effectif total de la colonie à 47 âmes.

Le reste de la route se fit sans encombre et bientôt la forteresse fut en vue, avec sa promesse d’un toit hospitalier, de ces murs qui ne risquent pas d’être emporté par une crue et de ses lits … pardon paillasses. (Emma si jamais tu lis ces lignes, tu sais ce qu’il te reste à faire)
Notre groupe de chevaliers décida de planta la tente, ou plutôt le pavillon, dans la cour intérieur de la forteresse, à côté de la forge et des enclos, les autres nouveaux arrivants se répartirent dans la forteresse. Il est d’ailleurs à noter que Sylvio qui a grand cœur décida de libérer une place dans le dortoir et se sacrifia en partageant la couche d’Eylif… nous n’oublierons jamais son dévouement !

Il y eu également une réorganisation des différents groupes. On pourra entre autre noter que les chevaliers de la rose ont été affecté à des patrouilles et à la défense de la forteresse, dans l’ensemble idem pour les condottieri qui ont essentiellement un rôle de garde et de sentinelle. La compagnie du griffon se chargera je crois de la diplomatie, des achats et autre …
Quant à nous, nous avons reçu pour consigne d’explorer les environs, de faire de la reconnaissance et si l’occasion se présente, de recruter. En l’absence de l’ancien leader de ce groupe, et de personne pouvant assumer le rôle de chef –j’aurai bien pu remplir ce rôle comme je l’ai fait par le passé avec mon équipage, mais je n’ai point encore fait mes preuves dans cette colonie pour qu’on me confie cette charge- Sergei, le bras droit d’Alicia, a été affecté à notre groupe et en a pris le commandement – à titre temporaire à ce que j’ai compris.

Ah sinon il y eu un moment formidable dans la soirée, alors que je discutais avec Sylvio, Swift, Emma, Victoria et Scérius. Emma eu une pensée pour un certain Siegfried, et d’après la description qu’elle en fit je lui dis que j’avais déjà croisé ce dernier lors de mon arrivé en ces terres. Swift en profita pour lâcher qu’elle prendrait grand plaisir à lui mettre le grappin dessus et demanda à Emma comment « il était ». Ce à quoi notre Emma nationale lâcha que Siegfried était merveilleux, qu’elle avait appris pleins de choses avec lui … bref vous voyez le topo. Incrédule, Swift lui demanda confirmation et semblait trépigner d’impatience que ce dernier refasse surface, tout en demandant plus de détails à Emma, et cette dernière repartie de plus belle en évoquant tous ces moments passé avec Lui. N’en pouvant plus face à ce fantastique quiproquo, Victoria, dépitée, lâcha à Emma :
« Swift parle de sexe. »
« Oh ! » dis Emma alors qu’elle devenait complétement rouge pivoine. « Non non je n’ai jamais rien fais de tel avec lui … c’est que je n’ai pas connue beaucoup d’hommes et ne suis pas à l’aise avec eux…»
« Ah ? Et tu as connue qui par exemple ? » demanda Swift.
« Et bien, mon père, mon frère, mon oncle … »
« Eurk ! C’est sale ! »
« On parle toujours de sexe Emma, au cas où tu l’aurai oublié » lui lâcha le reste de l’assemblée.
Emma passa au stage suivant en devenant totalement pourpre.
« Tu n’as donc jamais connu d’hommes ? Tu es toujours vierge ? Ma pauvre enfant … - et quel gâchis ! » L’acheva ainsi Swift.
« Mais … mais … je ne te permets pas ! Tu mériterais que je te fasse sauter les sutures ! » Cria Emma, furieuse.
« C’est une menace de mort ? … » Demanda Swift en la fixant du regard, sans ciller.
« Allons Emma, on sait tous très bien que tu ne feras jamais une telle chose ! » lui assenais-je en commençant à rigoler.
« Je … Je … puisque c’est comme ça je m’en vais ! » Et sur ces belles paroles, Emma pris son verre d’eau et le vida sur Swift ! Incrédules, nous éclatâmes tous de rire en cœur alors qu’Emma fuyait de façon totalement désordonnée le champ de bataille !
Et c’est sur ces belles paroles et cette franche rigolade que cette soirée se fini pour ma part.

(un grand merci à Julie pour son interprétation d’Emma la candide et ce grand moment de rigolade :p)

Chapitre 5 des aventures du capitaine Flint.
Enfin de retour à la forteresse après notre périple à la frontière Célianne, ce fut pour moi le début d’une nouvelle « routine » : entraînement le matin - car ces terres ne manquent pas d’offrir des occasions de mourir - et travaux de « plomberie » le reste de la journée, vu que cette forteresse avait à sa belle époque un beau système d’approvisionnement en eau qui alimentait entre autre les bains. Et au passage, j’en profiterai pour donner un coup de main au système d’irrigation du jardin à plantes d’Emma. Vu qu’elle m’a déjà sauvé la vie quelques fois de par ses soins, c’est bien la moindre des choses ….

Une petite semaine passa ainsi, pendant laquelle je réfléchi à un autre problème me concernant : le manque d’estime flagrant à mon égard de la part d’Alicia, notre commandant. J’en vins à la conclusion que ma meilleure chance d’arranger les choses entre nous serait de tout mettre à plat lors d’une franche conversation. Je sais qu’elle a l’habitude de s’éloigner vers l’ouest les matins et que c’est donc un moment où l’on pourra discuter tranquillement sans être dérangé …

J’allai donc à sa rencontre le lendemain, tôt le matin. Elle ne cacha pas son déplaisir de me voir, plus particulièrement lors de son seul moment de quiétude de la journée. Elle m’ignora un moment, continuant ses exercices et j’attendis tranquillement de mon côté qu’elle ait fini. Las, elle finit par mettre un terme à son entraînement et se décida à m’adresser la parole, assez froidement.
Je commençai donc un monologue expliquant ce que je suis : un pirate, une belle et grande gueule … lui dit que je comprenais bien qu’elle ne me fasse pas confiance, mais que je souhaitais lui faire changer d’avis.
Mon monologue la fatigua assez vite, aussi me coupa-t-elle la parole et me demanda d’en venir au fait.
« Que voulez-vous Flint ? »
« Que vous daignez me considérer comme une personne, et m’accorder un minimum de confiance ».

Une longue inspiration, un instant de réflexion où je me dis que ma meilleure chance est de jouer carte sur table, et je me lançai :
« J’imagine que vous avez entendu parler de la prime sur ma tête et celle de Swift ? »
« Non. »
« Ah … Eh bien … disons qu’il y a une prime de 1.000 sequins d’or sur nos tête ». La tête qu’elle me fit à ce moment-là me dit qu’elle était de moins en moins heureuse que je sois ici. « Et bon … pour tout vous dire, cette prime n’est pas à la hauteur du secret à l’origine de cette prime … »
« Au fait, Flint … »
« Très bien … donc ce savoir concerne une poudre, une poudre noire. Cette dernière a entre autres propriétés intéressantes celle d’avoir de pouvoir constituer un très bon explosif. Cette poudre peut ainsi servir de diverses manière, pour faire un puissant explosif – pour creuser des galeries par exemple – ou pour cette arme … » là je sorti mon pistolet « c’est une conception de mon cru, qui utilise cette poudre afin de propulser des projectiles à haute vitesse, suffisante pour faire potentiellement exploser la tête d’un homme … »
« Et vous avez d’autres secrets dans le genre dont je devrais avoir connaissance ? » L’air de me dire : tu ne pouvais pas m’en parler plus tôt ? Non je ne pouvais pas t’en parler plus tôt, pas avant de mieux cerner l’endroit et son commandant …
« Pas d’autres secrets non … par contre, ce secret-là est dangereux. Il est la raison de ma fuite en ces terres et devait en quelques sortes constituer mon capitale-retraite … Le problème étant que la mafia de Vizzina a eu vent de ce secret est aimerait beaucoup mettre la main dessus, d’où ma prime. Surtout que je suis le seul à le connaître, l’alchimiste l’ayant découvert ayant sauté avec son laboratoire …
Dont le fait est que cette poudre pourrait rendre de grands services à la communauté, peut-être même un jour la sauver, mais elle pourrait aussi la mettre en grave danger si certaines personnes devaient apprendre que son secret se trouve entre ces murs. »
« Donc il est à employer avec forces précautions … » dit-elle songeuse. Elle prit quelques instants de réflexions. « Bon, vous vouliez que je vous accorde un début de confiance ? Vous l’aurez »
Et là, je ne compris pas son geste, ni ne le comprend d’ailleurs toujours pas. Elle tira son épée et la pointa dans ma direction : « Avons-nous un accord ? » me demanda-t-elle ?
« Un accord ? Pointer votre épée à la face des gens c’est ça votre façon de conclure un accord ? » Lui dis-je d’une voix où se mêlait froideur et colère.
« Très bien, vous ne m’adresserai plus la parole, vous vous entretiendrai uniquement avec mon second Sergei dès à présent. Je ne dirai rien à propos de votre « secret » et vous pourrez continuer à rester dans la colonie »
J’avais une furieuse envie de la démolir à ce moment-là, d’inculquer à cette connasse quelques leçons de savoir-vivre. Je ne sais pas si chez les brumaires on a l’habitude de conclure ainsi des accords – il me semble que même-eux font preuves de plus de courtoisie, c’est dire … - ou si elle pense que c’est ainsi que procèdent les pirate, et si c’est le cas alors elle ne sait vraiment rien sur nous la pauvre ! Et qu’elle ne s’inquiète pas, je n’ai plus aucune envie de lui adresser la parole ou même la moindre attention.

Furieux, je ne dis pas un mot, me recula sans lui tourner le dos, prêt à en découdre, puis rentra à la forteresse. Quelle déception ! J’ai fait « tapis » dans l’espoir d’arrondir les angles, et non content d’avoir eu le résultat opposé à celui escompté, elle a aussi chuté drastiquement dans mon estime. Enfin, au moins maintenant je sais à quoi m’en tenir avec elle : à rien.


Le lendemain se posa la question de ce que notre groupe souhaitait faire. Nous avions plusieurs possibilités et l’exploration était l’une d’entre elles. Exploration signifie prendre congé loin d’Alicia et est donc un banco pour moi. L’exploration convenait également aux autres, du coup nous partîmes avec Sergeï qui est actuellement en charge de notre groupe et Aymeric de Mornebise, le jeune écuyer qui n’a d’yeux que pour la belle Emma. Il peut lui faire la cour autant que cela lui chante, tant qu’il veille à sa protection. Sylvio était indisposé et resta donc à la forteresse.

Nous décidâmes d’aller explorer les environs au nord-nord-est de la forteresse, au-delà des filons d’argent que nous avions repéré. Pour ce faire nous emprunterons la route du nord pendant environ 2 jours puis suivrons la rivière lorsque celle-ci bifurquera vers le nord-est.
Notre progression sur la route se fit sans encombre, il y eu juste une rencontre au bout d’environ 1 jour ½ où nous entendîmes un groupe se rapprocher de nous au pas par le nord, avec des bruits de sabots. La plupart des nôtres se cachèrent, prêt au combat. Scérius et moi-même restâmes tranquillement sur la route et vîmes un groupe constitué d’un cavalier qui escortait ses camarades, diverses gens du commun et même un adolescent. Tous des brumaires à vue d’œil.
Ils commencèrent à s’écarter sur le bord pour nous croiser.
« Bonjour voyageur » lâchais-je à leur attention.
« Bonjour » répondis le cavalier, qui n’était visiblement pas très tranquille.
Ce groupe n’était visiblement pas une menace, aussi je leur dis : « si jamais vous souhaitez faire quelques commerces, vous ravitailler ou vous reposer un peu, vous devriez faire un tour par la forteresse de Fortecrête. »
« Fortecrête ? jamais entendu parlé » Répondis le cavalier.
« C’est une nouvelle colonie à environ une journée et demi au sud d’ici, en suivant la route. Si vous souhaitez échanger, discuter ou vous poser un peu, vous y trouverez bon accueil »
« Merci du conseil, au revoir »
« Mais de rien, bonne route. »
Nous apprendrons à notre retour que ces gens auront décidé de rejoindre notre communauté. Une bien heureuse rencontre.

Après cette rencontre, nous continuâmes notre route, et justement nous sortîmes de la route pour continuer de suivre la rivière lorsque cette dernière tourna vers le nord-est. Nous progressions alors à travers les bois, où j’assumais la fonction d’éclaireur – autant parce que je suis à priori le plus à même de remplir ce rôle que parce ça me permet de garder quelques distances avec Sergeï. Il me fallut juste malheureusement lui adresser la parole pour « demander la permission de partir en éclaireur ». Permission qu’il donna sans broncher, j’ai l’impression que les excursions en forêt et les missions d’explorations l’ennui profondément. Tant mieux.

Bon, par moi faut encore que je m’habitue au rôle d’éclaireur … parce qu’alors que je m’enfonçais dans la forêt en tête du groupe – à bien 200 mètres devant les autres – je ne vis pas que je venais de pénétrer dans un petit campement d’un groupe de brumaire. Par chance pour moi, ils ne m’avaient pas encore vu au moment où je réalisais que j’avais déjà passé une de leurs sentinelles et que 3 autres campaient devant moi autour d’un feu … Comble de bonheur, je reconnu que c’était des Redclaws, donc des pillards hostiles …
Il fallait agir vite, le reste du groupe continuait d’avancer et risquait de se faire repérer par la sentinelle à tout moment. Je décidai donc de lancer un caillou au loin pour faire diversion pendant que j’avancerai dans la direction opposé pour contourner la sentinelle et vite retrouver les miens.
Mon père me répétais toujours : « Flint, à vouloir aller trop vite, on fait de la merde ! » Bon, ce n’était pas exactement dit en ces termes, mais c’était l’idée. Et j’aurai mieux fait de me rappeler de ces paroles en ce moment-là, car je me précipitai un peu trop et foira totalement mon lancer.
« Qui va la ! » cria la sentinelle ? »
Et merde … « Bonjour ! » dis-je innocemment alors que je commençais à mettre les voiles.
« Alerte ! » Cria la sentinelle, qui manquait affreusement de conversation … Et la deuxième sentinelle que je n’avais pas repéré me répondit elle d’une flèche dans la jambe, qui me fit lâcher un bon cri de douleur … Bon, au moins si les autres n’avaient pas encore compris, maintenant ils étaient fixés quant à la situation.

Une flèche fichée dans la jambe, je rampai de mon mieux hors champ de vision des sentinelles dans un premier temps. J’entendais dernièrement le reste des brumaires qui arrivaient à la charge et une fois en retrait je dégainai sicatius et pistolet.
Victoria et l’écuyer arrivèrent à la charge, Emma se cacha et approcha furtivement, je ne vis pas Scérius et Sergei. Victoria utilisa un tour que je ne connaissais pas : alors que 3 brumaires arrivaient à son contact, elle projeta un puissant éclair lumineux devant eux, les aveuglants momentanément.
Malheureusement, si les 3 combattants étaient aveuglés, les archers eux ne l’étaient pas et ils avaient une vue dégagé sur elle … Ils tirent chacun une flèche à destination de la tête de Victoria, et firent mouche tous les deux, l’un sur le bord de la tête et l’autre au cou, laissant Victoria sur le carreau. Les renversements de situation s’enchaînaient à grande vitesse et moi qui pensait rester sur la touche le temps que ça se calme me retrouva contraint à agir pour éviter que les choses n’empirent davantage.
Je me lançai donc dans la mêlée, fis une feinte à mon adversaire aveuglé en lui disant « hep ! par ici ! » alors que je fondai sur son flanc et lui assenais un bon coup d’épée dans la tête.
Swift bondit sur le brumaire du milieu (j’avais pris celui à notre gauche) et élimina son adversaire d’un enchaînement de coup d’épée et de dague.
Aymeric se chargea de montrer la lumière à son adversaire qui était dans le noir et régla son affaire rapidement.
Scérius fit son apparition à ce moment-là, derrière l’un des archers qu’il neutralisa d’un coup de bâton bien placé. Une flèche lui siffla aux oreilles mais le dernier archer n’eut pas l’occasion de sévir davantage car Sergei arrivait sur lui et le projetait violemment en bas de son arbre.
N’étant pas de très bonne humeur de mon côté, la flèche dans la jambe n’aidant pas, j’exécutai mon adversaire sans fioriture, à la célianne, en lui enfonçant mon épée dans le torse en partant de la nuque.
Emma dû à nouveau donner le meilleur d’elle-même pour sauver Victoria, puis s’occupa de mon cas. Quant aux deux brumaires survivants, ils proposèrent de rejoindre notre colonie. C’était visiblement dans leurs coutumes que de se mettre au service du plus fort … bon … je n’ai juste pas envie de me mêler de ce genre de décisions après les évènements récents et laisserais Alicia gérer sa merde, mais pour moi de ce que je sais ce n’est pas une bonne idée. Certes on a besoin de monde et ça nous ferait 2 archers compétents (!) en plus, mais les Redclaws sont généralement haï de la plupart des autres brumaires, et à raisons. Du coup les intégrer à notre communauté risque de se faire au prix de l’ordre social …

J’imagine qu’Alicia, en tant qu’ancienne chef d’une troupe de mercenaires, pense pouvoir faire cohabiter des éléments hostiles entre eux, mais à mon sens elle joue avec le feu pour pas grand-chose. Pire que tous, ils risquent de nous lâcher si on devait perdre notre statut « du plus fort » à leurs yeux, où si on a des actions qu’ils n’approuvent pas. En tout cas elle n’aura pas manqué de dire au reste de la colonie qu’il est formellement interdit de tuer ces Redclaws là. Et on ne manquera pas j’en suis sûr de devoir à un moment ou un autre faire des choix qui ne feront pas plaisir à tout le monde … Et il ne faudra pas compter sur la loyauté des Redclaws à ce moment-là (enfin certains diront alors que ça sera l’occasion d’enfin les tuer … et je ne pourrai pas leur donner tort car à mes yeux ils sont tel un abcès qu’il faut crever).
Chapitre 6 des aventures du capitaine Flint Décidément on n’a pas le temps de souffler en ce moment que survient un nouvel évènement.

Nous aurions eu à peine le temps de rentrer à la forteresse et de poser nos affaires que l’alarme sonna, un grand groupe de cavalier estimé entre 80 et 100 têtes, était en approche. Mais l’état d’alerte fut de courte durée, Alicia indiqua que cette « visite » était prévu.
La « visite » qui était prévu consistait en une délégation des déserteurs célians. Par contre j’ai trouvé de mon côté assez curieux qu’une délégation diplomatique mobilise ce qu’on pourrait appeler une centurie de cavalier … Les terres brumaires ne sont certes pas sûr, mais là soit l’émissaire est vraiment très important, soit il veut faire passer un message avec une telle démonstration de force.

Dans tous les cas, leur arrivé à la forteresse se passa sans incident et ils établirent le camp dans l’enceinte extérieur de la forteresse, arrivé que j’observais en compagnie de Sylvio et Victoria. Emma semblait de son côté fort contrit de l’arrivé de ces célians et resta dans ses quartiers.
C’était une belle compagnie de cavalier en tout cas. De beaux chevaux, un bien bel équipement quoique assez hétérogène pour des célians. Victoria fit remarquer à ce propos que seul les plus riches et donc généralement les nobles peuvent se payer un équipement supérieur à la normale. On a donc droit au gratin.
Du haut du rempart, je vis également Alicia venir à la rencontre de nos invités et l’espace d’un instant je discernai un sourire de complicité entre elle et le chef de la compagnie célianne. Ces deux-là se connaissent et semblent bien s’entendre … Alicia l’invita à le suivre dans ces quartier, ce qu’il fit accompagné de deux des siens.

Je retournai vaquer à mes occupations, jusqu’à ce que je me fasse convoquer dans les quartiers d’Alicia. Allons bon, c’est quoi cette affaire ? Ni elle ni moi n’avons envie de nous adresser la parole, donc ce n’est pas de gaieté de cœur qu’elle doit me faire mander dans son bureau … et c’est que l’affaire doit être sérieuse. Bon, quand faut y aller …
J’arrivai dans le bureau d’Alicia, où je retrouvais le reste de mes camarades ainsi que Solveig, Alicia, l’officier célian et ses deux escortes. Sylvio semblait calme de prime à bord, mais je senti qu’il était assez nerveux. Emma quant à elle l’était totalement, presque au bord de la crise de nerf. Victoria elle était quant à elle au garde à vous et Scérius se tenait un peu à l’écart, sa capuche bien enfoncé sur sa tête. De mon côté de restait au fond de la pièce, le dos adossé contre le mur et les bras croisés, sans dire un mot, juste à écouter et observer.
Alicia prit la parole et expliqua que la présente délégation est là pour dissiper le malentendu qui avait eu lieu lors de la précédente « rencontre » entre notre groupe d’exploration et une centurie des déserteurs célians. De ce fait nous aurons donc l’insigne privilège d’aller donner notre version des faits au légat, Titus Lecinius. L’idée de dire que tout ceci ne me concernait pas et que je retournais vaquer à mes occupations me traversa l’esprit … En effet, je n’étais pas présent « au moment des faits », mais je me ravisai en pensant qu’en tant que membre du groupe d’expédition, j’avais le droit de partager la chtouille avec eux … Je note …
Alicia continua : « bien entendu, il sera convenu d’un juste dédommagement lorsque sera fait la lumière sur tout cette affaire, n’est-ce pas Auguste ? »
Auguste, Auguste Lecinus, fils du légat, tel était le nom de cet homme qui dirigeait cette délégation à la tête de 80 cavaliers et ancienne connaissance d’Alicia.
« Hum, oui naturellement. Si le tort est nôtre je veillerai personnellement à ce que vous soyez proprement dédommagé pour vos pertes. » Répondit-il.
« Très bien. » A notre attention : « Vous allez partir immédiatement avec la délégation Célianne et vous expliquerez au légat Titus ce qu’il s’est passé ». Même de là où j’étais je pouvais remarquer qu’Emma devenait blême à ces mots et cette dernière lâcha d’une voix morte :
« Je vais aller préparer mes affaires pour la route … »
« Vous n’avez pas le temps, le légat n’est pas vraiment connu pour sa patience. » répondit Alicia.
Sur ces mots, Auguste fit signe à Alicia que c’était bon, et Alicia fit signe à Emma de faire vite. Et Auguste ajouta : « et nous veillerons à ce qu’ils reviennent tous entier, dans la mesure du possible. »
Sur ces mots, nous levâmes tous le camp, enfin sauf Victoria qui au moment de partir fit un salut militaire à Auguste et ce dernier après une seconde d’hésitation lui demanda de rester un peu pour parler.
Je me dirigeai vers mes quartiers pour préparer mes affaires et j’entendis au loin Emma exulter toute sa colère …

C’est donc remplit d’allégresse que nous nous mîmes en route pour rencontrer le légat Titus. Bon, il faut voir le bon côté des choses : on est à cheval – des décurions nous ayant pris sur leur chevaux vu qu’aucun de nous ne sait monter – et avec une telle escorte le voyage devrait se dérouler sans encombre.
Ce fut presque vrai.
Ce fut presque vrai parce qu’Emma était toujours d’une humeur épouvantable - heureusement que le décurion qui s’occupe d’elle est des plus patient – et d’autre part parce qu’alors que nous n’étions plus très loin de notre destination et que nous croisions un avant-poste célian, nous remarquâmes que ce dernier était pris d’assaut par des brumaires.
La compagnie de cavalier célian passa donc en ordre de bataille et chargea à revers les brumaires qui étaient en plein assaut, nous ayant juste laissé 2 décurions pour assurer notre sécurité.
Nous commençâmes donc à assister de loin à cette bataille et alors qu’un des décurions maugréa qu’il aurait bien aimé participer au combat, l’autre fit un signe d’alerte, puis lâcha à son camarade : « tu vas l’avoir ton combat, fais monter la demoiselle et l’un de nos invité sur ton cheval pour les éloigner d’ici, je prends le miens pour flanquer nos assaillants »
En effet un groupe de brumaire s’approchait de nous, et visiblement ils voulaient leur part.

Emma et Sylvio montèrent comme ils purent à cheval et s’éloignèrent d’ici. De notre côté, le décurion à pied et Victoria formèrent la ligne, Solveig se tint derrière eux, Scérius commença à s’enfoncer dans les bois discrètement sur le droite et je restai au niveau de Victoria, à quelques mètres sur sa droite et derrière un arbre …
Le combat s’engagea, 3 brumaires chargèrent notre ligne et une féroce mêlée commença. Ayant vu 2 archers brumaires dissimulés en retrait, je décidai de m’approcher d’eux discrètement pour les éliminer au corps à corps. Sauf qu’il n’y avait pas 2 archers dissimulés, mais 3 et que le troisième avait vu clair dans mon jeu et prit le temps de m’ajuster une flèche dans la capuche de mon gambison ! Bon, finalement je vais un peu oublier ces archers et retourner discrètement vers la mêlée pour tenter d’en prendre un à revers.
Pour le coup je fus discret. Tellement que l’autre décurion à cheval ne me vit pas lorsqu’il chargea les brumaires en me passant à raz les miches ! Bon, au moins il ne rata pas le brumaire qui était engagé avec Victoria et cette dernière le termina avant qu’il n’ait le temps de se remettre.
« Mon frère ! » hurla l’un des autres brumaires, puis complètement fou de rage, il chargea Victoria en ignorant tout le monde à côté. Victoria n’était pas encore pleinement remise et se défendit avec grande peine face à cette adversaire qui ne voyait que sa mort. Aussi je décidai d’aller l’assister mais même à deux nous aurons eu toutes les peines du monde à le contenir.
Pendant ce temps, le décurion à pied tint bon de son côté et Solveig fut grièvement blessé. Heureusement le cavalier put intervenir avant qu’elle ne reçoive un coup fatal et maîtrisa son adversaire. Quant à Scérius, il parvint au contact du 1er archer en toute discrétion et lui défonça la glotte d’un coup de bâton. Puis il se mit en route vers le 2ème qui connaîtra un destin similaire quoique moins funeste.
De retour à la mêlée qui était bien fastidieuse. Les décurions finirent leur adversaire, le dernier continuait à refuser de mourir tant qu’il n’aurait pas vengé son frère. Je comprends ses sentiments, mais il y a un moment où, s’il te plait, meurt ! Ce qu’il finit par faire, non sans avoir laissé Victoria dans un piteux état et nécessité l’intervention du décurion à cheval … Il était du genre tenace celui-là …
Le temps de courir aider Scérius à maîtriser le dernier archer et les choses revinrent au calme de notre côté. Enfin au calme … Solveig était à l’article de la mort, Victoria avait récolté son lot de blessures et j’avais une belle entaille sur le côté de la tête.
A l’attention du décurion à cheval je dis : « Il faut que vous retrouviez d’urgence la dame qui nous accompagnait et qui est partie à cheval ! »
« Je ne peux pas m’éloigner de vous, vous êtes sous ma responsabilité »
« Si on n’agit pas vite, l’une des personnes sous votre responsabilité va mourir. Cette dame est un médecin des plus compétent et sera capable de la sauver, mais il faut agir vite. »
Il lança un regard à la carcasse sanguinolente de Solveig, puis parti à la recherche d’Emma.

Il retrouva Emma, qui avec Sylvio aura malheureusement chu de cheval alors qu’ils étaient en train de s’enfuir. Quand elle fut de retour elle lâcha : « mais il n’y a donc pas de médecin parmi vous ? » pensant devoir soigner les célians et guère enthousiaste à cette idée.
« C’est pour nous les soins Emma … à commencer par Solveig » lui dis-je.
« Ah … » et elle se mit au travail, avec difficulté visiblement car sa chute lui avait fait bien mal. Mais fidèle à elle-même personne ne mourut sous sa garde.
Quant au reste de la compagnie de cavalier qui constituait notre « escorte », ils finirent de mettre en coupe réglé les assaillants brumaires et nous pûmes reprendre notre route, sans autre incident jusqu’à notre destination.
Enfin si, un si on peut dire : Emma eu un coup de foudre chevalin pour la monture qui était revenu la chercher après l’avoir laissé choir au sol, et du coup elle était de moins mauvaise humeur … elle put même se rabibocher avec le propriétaire dudit cheval … Ce qui eut un résultat … intéressant : elle fit bien parler le décurion et ce dernier fini par lâcher à un moment dans la conversation qu’Auguste et Alicia serait amant … Cela pourrait expliquer pourquoi les déserteurs n’ont pas encore mis notre colonie sous leur « protection », reste à savoir si Alicia joint l’utile à l’agréable ou si elle prend sur elle …

Je trouvais que la forteresse de Fortecrête contrastait avec le reste de ce que l’on voit en terre brumaire, mais la forteresse qu’occupe le légat contraste encore plus. C’est pour le coup une forteresse célianne d’un plus grand gabarit, parfaitement entretenue et occupé. L’espace d’un instant, j’avais l’impression d’être de retour en terre céliannes.
Arrivé sur place, nous fûmes conduis sans attendre devant le légat, lequel on nous avait chaudement recommandé d’appeler « notre force », la formule de respect propre aux célians de haut rang.
La première impression que j’eu à son égard quand je le vis fut celle d’une personne autoritaire, intransigeante. Reste à savoir s’il saura se montrer juste et entendre la raison, si oui on pourra espérer rentrer vivant, sinon on finira sur une croix.

On se retrouva donc dans une salle ou se trouvait le légat Titus, son fils Auguste, les 2 centurions Maximus et Cicéron impliqués dans l’affaire qui nous concerne et notre groupe.
Interrogé en 1er Maximus nous présenta comme des fauteurs de trouble et intrus dans son camp qu’il avait dû soumettre à la question.
Victoria fut interrogée ensuite en tant que légionnaire, elle expliqua notre situation … sans trop de détails.
Ce fut ensuite au tour de Sylvio, qui expliqua mieux la situation : nous avions eu vent qu’un village à l’ouest de notre colonie avait été attaqué et y avions envoyé 3 éclaireurs pour en apprendre plus. Un seul en est revenu avec un rapport fragmentaire, aussi notre groupe a été envoyé sur place pour en savoir plus et retrouver la trace de nos éclaireurs.
Notre groupe a failli se faire repérer par une patrouille célianne et Sylvio s’était dévoilé afin de sauvegarder le reste du groupe. Il fut embarqué par la patrouille, vit en arrivant au camp les 2 éclaireurs disparus qui avaient fini crucifié, et, des plus inquiets quant à la sécurité de la colonie, décida de se présenter comme simple voyageur. Quant à Emma, elle fut capturée après avoir glissé en bas de la falaise puis torturé par le centurion qui la prenait pour une autre brumaire à mater.
Puis ce fut au tour de la principale concernée : Emma. « Et vous Emma, vous auriez un mot à rajouter ? » lui demanda le légat.
« Non, rien à rajouter ».
« Vraiment, j’aurai cru pourtant … »
« Qu’aurai-je à rajouter ? Qu’après avoir été capturé j’ai vu deux des miens crucifiés, l’un mort et l’autre agonisant, que ce dernier me reconnut et me supplia de l’aider, que je dû feindre l’ignorance pour ne pas trahir ma colonie, que je fus alors questionné et torturé sans ménagement afin que je révèle tout ce que je savais à un homme qui tue et torture selon son bon plaisir ? Heureusement que cet homme, le centurion Cicéron est arrivé le lendemain et a pu le raisonner, sinon je serai moi aussi morte sous la torture.»
Un instant de silence. Puis d’une voix terrible, le légat nous dit « comment osez-vous me mentir ? Dites-moi la vérité ! Gardes, saisissez-les ! »
« Nous vous avons dit la vérité vraie » lui dire d’une seule voix Victoria, Sylvio et Emma.
« Attendez » dit le légat à l’attention des gardes.
Le légat scruta le visage de chacun afin d’y déceler la moindre trace de mensonge, puis une fois son opinion arrêté, il se tourna vers le centurion Maximus.
« Ce n’est pas ce que tu m’as raconté. » dit-il froidement. « Gardes, saisissez-le. » Et avant que Maximus n’ai le temps de proférer un autre mensonge, le légat Titus lui trancha la gorge, essuya sa lame et s’adressa à l’un des gardes « félicitation décurion, tu es maintenant centurion de la 1er cohorte. »
Puis il se retourna vers nous « bien, maintenant que ce point est éclaircit, nous pouvons donc aborder la question de votre dédommagement. Vous avez perdu combien d’hommes déjà ? »
« Deux, deux bons et loyaux célians » lui dis-je. Et dans ma tête je me disais : plus le préjudice moral et physique dû à l’hospitalité de feu le bon centurion Maximus …
« Bien, vous aurez un dédommagement adéquat. Auguste, voyez pour les détails. » A l'attention de 2 gardes : « nettoyez moi ça et pendez le dehors ». Et il s’en alla et la tension dans la salle chuta d’un coup.

« Je m’en veux presque pour sa mort … » dit Emma.
« Ce n’est pas ta faute s’il est mort » lui répondis-je. « Il est mort parce qu’il a menti à son chef. »
Chapitre 7 des aventures du capitaine Flint. Après l’effort, le réconfort. Et après avoir prouvé son innocence et sa bonne foi, l’heure du dédommagement.
Après discussion avec Auguste, le fils du légat, nous avons convenu que nous pourrions choisir 4 esclaves de notre choix en guise de réparation et que nous aurions également un chariot de provisions pour la colonie. Ce dernier sera livré dès que possible et en personne par Auguste … hum … je me demande s’il ira jusqu’à l’apporter dans la couche d’Alicia ? Mais je m’égard.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos esclaves, puisque c’est le dernier point à régler avant que l’on puisse partir d’ici. Ce n’est pas que j’ai quelque chose contre l’hospitalité de nos hôtes, mais j’ai le sentiment qu’ils sont au moins aussi doué que moi pour s’attirer des problèmes et je préfère éviter de laisser des catalyseurs à chtouille ensemble …

On nous conduisit donc dans le baraquement où sont détenus leurs esclaves, et … on peut dire que nos déserteurs avaient du stock. Essentiellement du brumaire cela dit, mais ça se négocie mieux donc ce n’était pas plus mal. (3 brumaires pour un célian, ou 4 brumaires et des provisions contre 2 célians … oui le cours du célian est plutôt élevé chez eux :) )
Face à tant de choix, il se posa la question de savoir de quoi on avait besoin. On était tous d’accord pour dire qu’on manquait de main d’œuvre, et que potentiellement un ou deux artisans de plus ne serait pas superflu, selon ce qu’on trouverait.
On fit donc un tour d’horizon, et les premiers à retenir notre attention furent un adolescent qui se prétendait menuisier, mais à ses cals aux mains il ne devait guère pratiquer et ne nous emballa pas plus que ça. Il nous aurait fallu un menuisier confirmé en complément de l’actuel qui a encore à apprendre en la matière. Le deuxième à retenir notre attention fut Pilaf, un brumaire taillé comme un roc se disant puissant guerrier. On ne courrait pas trop après les guerriers (même si ça ne fait jamais de mal par ici d’en avoir un peu plus) mais sa puissance physique hors norme nous convainquit (Emma la première qui lui demanda de soulever une bonne grosse table pour le tester, ce qu’il fit sans soucis. Elle aurait dû s’assoir sur la table pour rendre la chose plus intéressante).
Le troisième fut un brumaire qui semblait avoir connu son lot de bataille. Un guerrier expérimenté en plus aurait fait plaisir, mais ce n’était pas la priorité du moment.
La 4ème fut une femme solidement bâtit, Luta, avec de sérieux cals aux mains, qui se disait maître forgeron. La chose faisait bien rire ses geôliers, mais on comprit qu’elle était sérieuse et représentait une occasion en or. Une maître forgeronne au tarif d’un esclave ordinaire ? Oui sans discuter !
Le 5ème fut un tanneur qui avait l’air de connaître son affaire, et aussitôt un autre se présenta au poste en disant qu’il était meilleur que lui, bref il essaya de se vendre du mieux qu’il put. Ce qui nous intrigua fut que le 1er ne chercha pas à le contredire et on compris rapidement pourquoi, il avait avec lui sa fille de 10 printemps environ et ne voulait pas en être séparé. Si la vie m’a bien apprisse deux choses, c’est que la famille c’est sacrée et qu’une loyauté sincère n’a pas de prix. Le choix se porta donc pour le 1er, Lodmund, et sa fille.

Devant choisir 4 têtes en tout et pour tout, le choix final fut le suivant :
Lodmund et sa fille, Luta la forgeronne, et Pilaf la montagne.

Une fois cette affaire réglée, on alla voir Solveig à son chevet. Elle était aux bons soins d’un médecin du camp, médecin qui envoya promené Emma qui proposait son aide en lui disant qu’il n’avait pas besoin de ses « pommades et charmes barbares ». Par contre la Solveig était toujours dans un piteux état et on décida de lui accorder une nuit de plus avant de reprendre la route.
Je me promenai donc de mon côté dans la forteresse, recherchant dans un premier temps du soufre et du salpêtre mais sans succès. Puis je trouvai un alchimiste pour lui demander s’il saurait me conseiller une plante locale afin de constituer une substance paralysante, sans succès non plus. La prochaine fois je demanderai une substance mortelle, ça au moins je suis à peu près sûr qu’il saura me renseigner …

Une bonne nuit de repos et nous nous mîmes en route pour un voyage qui nous prendra bien 14 jours à pied, alors que l’aller à cheval nous en prit 10.
Au 5ème jour, nous étions dans une plaine bien plate cernée de 2 chaînes de petites collines. On établit le camp dans un petit creux à l’écart de la route, Scérius et Emma prirent le 1er tour de garde, Victoria le 2ème, moi le 3ème et Sylvio le dernier. J’entamai un bout de discussion avec nos nouveaux camarades que nous avions libéré, à commencer par Lodmund.
« Alors Lodmund, d’où viens-tu ? Et comment s’appelle la petite ? »
« Erika, et l’endroit d’où je viens est sans importance maintenant. De toute façon il n’est plus … »
Visiblement il traînait un passé douloureux et je compris que la perte de la mère de la petite était encore douloureuse pour lui. Puis j’allai tailler un brin de causette avec Luta, c’est d’ailleurs elle qui entama la conversation :
« Flint, c’est bien ça ? Vous ne semblez pas d’ici, d’où venez-vous ? »
« Je viens d’une ville portuaire du nom de Vizzini »
« Euh … ah oui … » son regard était aussi éloquent que ses propos et il était clair qu’elle n’avait aucune idée d’où cela pouvait bien être. D’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’elle comprenne ce qu’est l’océan.
« Et vous, d’où venez-vous ? »
« Des montagnes au nord … »
« De quel clan ? »
« Ce n’était pas vraiment un clan, plutôt une tribu … » Ok ! Sujet sensible qu’elle ne se sent pas d’aborder avec moi pour le moment. Pas grave.
« Vizzini est une cité portuaire au sud de l’empire. Elle compte de nombreux habitants, plus de 50.000 et son commerce la rend florissante. De nombreux navires arrivent et partent chaque jour par l’océan, cette vaste étendue d’eau, pour faire commerce ou pêcher. J’étais à l’époque capitaine de l’un de ces navires mais je dû malheureusement quitter la ville et tailler la route, route qui me conduisit jusque dans ces terres.
« On dirait une triste histoire. » Me répondit-elle. C’était simple et gentil, et cela faisait bien longtemps que quelqu’un ne m’avait pas dit qu’il était désolé pour moi … Je ne me souviens même plus quand c’était la dernière fois !
« Une triste histoire oui, mais je m’en tire pas trop mal comparé à d’autres qui eux ont des histoires vraiment tragique. Mais merci. »
La nuit continua son court tranquillement, Pilaf discutait sans finesse avec Solveig et alors qu’on pensait qu’elle serait en train de supplier qu’on l’achève – Pilaf était quand même lourd …- elle semblait au contraire plutôt contente … Décidément cette fille sera bizarre jusqu’au bout. Tranquillement la nuit sera, jusqu’à mon tour de garde. Tout était normal à l’horizon qui était parfaitement dégagé et on entendait seulement le vent qui se frottait aux herbes. Mais j’eu cette sensation … cette sensation des plus désagréable que quelqu’un m’observait. Impossible de déterminer la provenance de ce sentiment qui se montra des plus tenaces. La nuit se fini désagréablement pour moi.
Le lendemain, j’étais nerveux et aux aguets.
« Qu’est-ce qu’il t’arrive Flint ? » demanda Victoria.
« Ah … je dois me faire des idées … mais j’ai cette impression désagréable depuis hier que je suis observé. »
Sur le moment je ne sais pas si je leur rendis service en leur disant ça, car mon sentiment de malaise se propagea à tout le monde. A la fin de la 6ème journée nous étions proches du village qui avait été mis en coupe réglé par les déserteurs célians, mais vu que notre dernier passage dans ce village n’avait pas été des plus heureux nous avons préféré établir le camp dans la forêt avoisinante.
On creusa le sol et l’on fit un feu avec le bois le plus sec possible dans le trou afin de masquer la lumière du foyer. Nous étions pour la moitié plutôt nerveux, moi compris. Scérius et nos nouveaux camarades étaient eux plutôt calme. Scérius décida d’aller faire le tour du campement et peu après j’entendis un bruit depuis l’endroit où il était parti. Immédiatement je me précipitai vers sa position et au lieu de me retrouver face à Scérius je trouvai en face de moi mon ennemi juré à qui je dois mon exil …

Plusieurs sentiments se mêlèrent en moi à ce moment-là, la surprise, l’incompréhension de le retrouver ici en pleine cambrouse brumaire, la colère, l’envie de le refroidir là tout de suite, l’envie de me foutre de sa gueule …
Je ne sais pas si c’était le fait d’avoir le visage d’une vieille connaissance en face de moi qui fit que je repris un peu le contrôle, mais je lui balançai à la figure, railleur, un « Bah ? Qu’est-ce que tu fous ici toi ? ».
Et j’allai de surprise en surprise, car là où un instant plus tôt se tenait mon ennemi juré se tenait maintenant Scérius qui me jetait un regard d’incompréhension.
« Comment ça qu’est-ce que je fais là ? » me demanda-t-il.
« Tu vas rire mais l’espace d’un instant je t’ai pris pour une vieille connaissance que je rêve de refroidir … »
« Hum … dis comme ça, ça ne me fait pas trop rire en fait … »
« Tu as vu quelque chose d’anormal de tout côté ? »
« Je ne suis pas sûr »
« Hum … bon, rentrons au camp. »
De retour la nuit fraîchissant repris son court, quand soudain Pilaf cria :
« [Jurons de son patois] Là-bas ! »
« Quoi ? » Nous répondîmes en se préparant au combat, mais combat il n’y eu.
« Je suis sûr d’avoir vu une ombre bouger par là-bas. »
Moment de silence et d’incertitude … quand soudain une voix d’outre-tombe se fit entendre : »
« Vous … allez … tous … mourir …. »
Charmant. Y a pas à dire. Et pas rassurant pour un sous.
« Mais non t’en fais pas ! » Lui lançais-je avec arrogance. Plus rien …
Plus rien jusqu’à un nouveau juron de Pilaf, qui pointa du doigt une paire d’yeux rouge au loin dans les ténèbres. « C’est quoi ce bordel ? » me dis-je dans ma tête. Puis les yeux rouges disparurent dans les ténèbres en répétant leurs mots d’amour, de joie et de prospérité :
« Vous … allez … mourir … »
Distribution d’armes à nos compagnons, puis on s’affaira tous à mettre le feu à plein régime et à encercler le camp de torches. Alors que nous nous affairions à la tâche, Pilaf jura à nouveau, cette fois à cause d’un départ de feu incontrôlé devant lui. Le feu grandi à une vitesse impressionnante et les vents changeants ne nous rassurèrent pas à son propos.
Décision fut prise de rassembler nos affaires et de s’écarter du feu. Et alors que torche en main nous commencions à nous éloigner, le feu de forêt se mit autant à brûler des plus ardemment qu’à émettre une lumière des plus intense, puis en un claquement de doigt, toute flamme et toute lumière disparurent.

Là, personne même moi n’avait plus envie de faire le malin. On décida de partir chercher refuge pour le reste de la nuit dans le village voisin. On n’y est pas franchement la bienvenue mais ça ne sera pas pire qu’ici. En route, on entendit les pleurs d’une petite fille. « Quoi ? Encore une illusion ? Un piège de la créature ? » Fut le raisonnement que nous eurent sur le coup et nous continuèrent notre route. Et alors que nous approchions du village, nous vîmes une colonne de torches se diriger vers nous.
« Oh merde, s’ils ont vraiment perdu une gamine et pensent que c’est nous les responsables on est mal … » me dis-je.
« Holà ! » Lançais-je aux torches approchantes, qui étaient tenues par les femmes du village.
« Qu’est-ce que vous faites par ici ? Mais plus important, vous n’auriez pas vu une petite fille ? J’espère que la créature ne l’a pas eu … » Nous répondis l’une des femmes.
« On a entendu les cris d’un enfant mais on pensait qu’il s’agissait d’une autre illusion. C’est quoi ce truc ? »
« Une créature qui nous hante depuis le massacre du village par les déserteurs célians. Les cris, ils venaient d’où ? »
« Par là. » Et on se joignit à elles pour les assister dans leurs recherches. Recherches qui finiront par aboutir … sur la découverte du cadavre de la petite, qui avait été frappé, mangé et rendu totalement méconnaissable. Ce n’était d’ailleurs pas des crocs qui étaient à l’origine de ce massacre, ou alors c’était des crocs franchement acides …

Après cette macabre découverte, on fit le point au village. Les villageoises nous dirent que la créature se tient loin du feu et les hante depuis le massacre du village par les célians. Elles étaient d’ailleurs tellement désespérées qu’elles ont envoyé un émissaire aux déserteurs pour leur demandé de l’aide, mais cet émissaire est disparu depuis …
« Il nous faudrait un fugiline pour régler ce problème. » Dis Sylvio.
« Compliqué à trouver en ces terres ça … » lui répondis-je.
Victoria de son côté s’enquit de savoir s’il restait un chamane au village, mais on lui répondit qu’il était mort pendant l’assaut des déserteurs.
« Écoutez » Commençais-je à l’attention des villageoises. « Cet endroit n’est vraiment plus sûr maintenant. Si vous le souhaitez, vous pouvez trouver refuge à la forteresse de Fortecrête en attendant qu’on trouve une solution à ce problème. »
« On ne peut pas. » Répondis l’une. « C’est notre terre ancestrale, on ne peut l’abandonner » Répondis l’autre.
Malheureusement leur idée de ne pas partir était bien arrêtée. On discuta entre nous de ce qu’on allait faire –ou pas- pour ce problème. Finalement on décida de rentrer dans un 1er temps à la forteresse pour y déposer nos nouveaux compagnons, puis de là on fera notre rapport à Alicia et on demandera conseil à Eylif, notre Dreï, quant à la meilleure course à suivre.
Cette dernière nous dira qu’à son avis il faudra un bon groupe de chamane pour régler ce problème … Bon, c’est donc aussi sérieux que ça en a l’air.

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : sam. juil. 29, 2017 11:02 am
par Darkinator
Salut, juste un petit message pour vous remercier de prendre la peine partager ces comptes-rendus avec nous. Cette campagne est intéressante a suivre et les CR sont très agréable à lire, je les lis avec assiduité. Cdlt.

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : dim. sept. 17, 2017 6:11 am
par Zellruhn
Nouvelle limite, nouveau post :)

Bonne lecture (et heureux que ça plaise :p)


Chapitre 8 des aventures du capitaine Flint. Bon, voilà un problème ennuyeux qu’il vaudrait mieux traiter rapidement. Une espèce d’esprit vengeur hantant et tuant sur la route nous reliant avec l’un de nos « partenaires » est ce que j’appelle une nuisance. Et quand cette nuisance met en péril un ravitaillement précieux pour la colonie ainsi que la personne qui nous maintient hors de portée des griffes de 800 déserteurs et de leur « protection » … et bien ça devient un problème à traiter urgemment.
Je pourrai aussi évoquer comme motivation pour ce problème la population d’un village qui se fait faucher épi par épi, tel cet enfant l’autre nuit … mais je dois bien reconnaître que cela me motive moins que la première conséquence –pas que la mort atroce d’une enfant ne m’affecte pas. Il faut dire que celle-ci aurait le bon goût de porter un sérieux coup aux projets d’avenir de la colonie …

De retour à la colonie, après que nous ayons fait notre rapport à Alicia, Sylvio est allé demander conseil à sa femme concernant le problème de notre « monstre ». Eylif, notre dreï, pu nous dire qu’il s’agissait là d’un sérieux problème –jusque-là on est d’accord- et qu’il nécessitera l’intervention d’un groupe de chamans afin d’en venir à bout … Ouais, ça veut dire que si les chamans du coin sont un tant soit peu compétent, c’est vraiment du lourd ce truc … joie.

On se posa donc la question de savoir où on pourrait trouver le plus facilement quelques chamans. A l’ouest il y a nos « amis » déserteurs célians et avec leur façon de pacifier leur secteur il y a peu de chance de trouver des chamans par chez eux. A l’est il y a entre autre les terres des Nibelungs et nombres de Redclaws errant ici et là. Le clan des Nibelungs étant presque anéanti et les Redclaws franchement hostile et belliqueux, on va oublier ce côté-là. Au sud se trouve quelques villages et clan brumaires, mais on ne sait pas grand-chose d’eux, si ce n’est qu’ils ont tendance à subjuguer leurs voisins. On n’a pas besoin d’un problème de plus donc on va un peu oublier. Reste le nord.
Au nord se trouve le Clan des Swiftravens, clan plutôt pacifique –comprendre : qui ne va pas chercher des noises à ses voisins, mais qui saura se défendre- avec qui nous sommes plutôt en bons termes. De plus on sait que le nord et particulièrement les environs du village des Swiftravens a une bonne densité d’autres communautés. Cela parait donc être la solution idéale pour débaucher notre monde.

Avant de partir, je suis allé voir Luta, notre nouvelle forgeronne, afin de lui demander si elle saurait me faire l’honneur de me confectionner un plastron. Les terres brumaires se sont révélées maintes fois dangereuses et un petit surplus de protection serait la bienvenue. Mais juste un petit, la rapidité et l’agilité reste mes meilleurs alliés contre les mauvais coups, simplement ils ne les arrêtent pas tous. Elle me répondit que ce serait avec plaisir et qu’elle me devait bien ça, mais que pour l’instant elle avait énormément de travaille et n’avait pas les matériaux nécessaires … Il y a des rumeurs comme quoi dans le nord il y a de bons filons de fer, on en trouvera peut-être un lors de nos voyage, et sinon je pourrai faire un achat chez les Swiftravens. Quant à la charge de travail, je ne peux forger à sa place mais par contre je lui dis que dès que possible je me chargerai d’améliorer la forge afin d’en accroître le rendement. Cette perspective eu l’air de la ravir.
Voilà bien quelqu’un que je suis ravi d’avoir tiré d’ennui : elle se préoccupe sincèrement de mon sort et apprécie mon travail. Il en faudrait plus comme elle … En tout cas si elle devait en avoir à nouveau le besoin je lui viendrais en aide à nouveau avec plaisir.

Maintenant que nous avons une destination, reste à voir avec qui nous partons. Emma et Scérius ont besoin de rester à la forteresse, donc il nous faudrait trouver un autre compagnon en plus de Sergei qui se joindra à nous en tant que responsable. Quelques noms nous vinrent à l’esprit : Ana l’éclaireuse Nibelung, ou son comparse Lyubo le cogneur. Marteau est toujours un bon compagnon et encore plus quand la situation devient chaude. Mais pour le coup, Sylvio eu une idée … originale : demander aux chevaliers. Pourquoi pas ? Ils sont compétents. Par contre est-ce qu’ils voudront bien venir avec nous, ça …

Sylvio, moi-même et Victoria nous présentèrent donc devant leur pavillon où se tenait Arthur. Arthur, le fameux Arthur, le « mâle alpha » de cette compagnie. Et sans surprise, Arthur fut insensible à nos problèmes ainsi que hautain et dédaigneux. Par contre il y eut une surprise, qui vint d’Eglantine, la femelle Alpha de la bande …
Eglantine entendit notre conversation avec Arthur et nous demanda de lui expliquer en détail la chose. On lui dit donc qu’une « créature maléfique » tuant femme et enfant menace notre voie de communication à l’ouest avec nos « alliés » déserteurs célians. Il nous faudrait donc partir vers le nord afin de trouver des chamans qui pourront régler le problème.
Créature maléfique, veuve et orphelin à sauver et surtout, surtout, des vacances loin d’Arthur. Ces arguments la décidèrent à nous rejoindre dans notre « quête ». Et se fit un vrai bonheur de la voir remettre à sa place Arthur, tellement qu’après j’allai rassurer ce dernier en lui disant qu’on veillerait sur elle, mais il ne put que cracher son mécontentement …

En route donc, To the north ! (pardon) Route qui se passa assez bien ma fois … Enfin sauf pour l’autorité de Sergei. Car quand il fut question de savoir si on continuait au nord en direction des Swiftravens ou qu’on parte vers l’est le long d’une route encore inexploré, elle nous fit bien comprendre qu’elle n’a pas l’habitude d’avoir un supérieur … Et on prit la direction de l’est, car au fond on est aussi là pour explorer et il y a certainement un village quelque part le long de cette route. On croisa d’ailleurs un marchand un peu plus tard qui allait en direction du village des Swift’, mais il n’était pas loquace pour un sou. Ce voyage fut également l’occasion de pouvoir parler librement avec Eglantine, et j’abordai avec elle le sujet des terres brumaires, de comment elle percevait son avenir ici. Elle répondit que c’était des terres sauvages peuplées de barbares violents et que concernant la colonie elle regrettait sa faible population. Sentant les aprioris dans ses propos vis-à-vis des brumaires, je tentai de modérer la chose en disant que si en effet certains vivent de violences, d’autres apprécient un mode de vie plus pacifique et organisé. Elle me fit comprendre que pour elle, ces derniers sont ceux qui vivent ainsi car ils bénéficient d’un vrai « système » gérant leur quotidien. Il est vrai que si on compare les Swiftravens et les Redclaws, les 1ers sont plus « évolué » dans leur système communautaire que les seconds pour qui priment la loi du plus fort et le dévouement en leurs « dieux ».

Il y eu par contre un peu après une rencontre plus … étrange. On avait remarqué dans l’après-midi qu’il y avait des habitations vers le nord, mais le hameau était trop petit pour nous intéresser dans l’immédiat. Victoria remarqua également une sorte de chat, un gros matou ou un félin dans le genre, qui nous fixait du regard …
La nuit tombé, on vit 3 silhouettes approcher du camp, nous encerclant. Elles avaient un manteau et une capuche qui dissimulait leurs traits, sans arme apparente et au début silencieuse et ignorant nos injonctions de s’identifier et de ne pas approcher davantage. Elles finirent par prendre la parole, et cela nous nous rassura pas le moins du monde. Parlant à tour de rôle, enchaînant l’une après l’autre selon une même idée, comme si elles partageaient leurs pensées entre elles, d’une voix digne de celle que les contes et légendes prêtent aux sorcières.

« Un jeu, nous avons à vous proposer. » dit l’une.
« Votre vie sera l’enjeu. » dit une autre.
« Une question, vous aurez droit. » dit la dernière.
« Et si on a pas envie de se soumettre à votre jeu ? » Leur répondis-je ?
« Jouer, vous devez. » dit l’une.
« Un don vous recevrez si vous gagner. » dit une autre.
« Une vie vous perdrez si vous vous trompez. » dit la dernière.

Tu parles d’un choix. Enfin si y a une autre option, on pourrait les tuer et mettre fin à ce cirque. Mais je n’ai jamais été très chaud lorsqu’il est question d’affronter des « mystiques » … on se sait jamais vraiment à quoi s’attendre et c’est bien une chose que je déteste.

« Qui veut commencer ? Quelle vie nous proposez-vous ? Vous devez choisir. »
Un moment d’hésitation générale, et puis je me dis, « bon, les jeux en général je m’y débrouille, je devrais m’en sortir … »
« La mienne » dis-je à l’assemblée.
« Bien. Très bien … » répondit l’une.
« Voici la question :

On ne peut la voir, on ne peut la sentir,
On ne peut l’entendre, on ne peut la respirer.
Elle s’étend derrière les étoiles et sous les collines,
Elle remplit les trous vides.
Elle revient d’abord et suit après.
Elle termine la vie, tue le rire. »

« Vous avez deux minutes. » Dit l’une.
J’adore les règles qui se rajoutent après coup … Cette énigme me gênait car deux réponses me venait à l’esprit, mais le temps passa et il fallut faire un choix.
« Il est temps. » « Vous devez répondre » « Répondez !!! » Dirent-elles crescendo et de plus en plus intimidante.
« L’ombre, l’obscurité ! » fini-je par lâcher.

Un instant de silence qui me parut interminable s’en suivit.

« C’est … la bonne réponse. » On sentait la déception dans sa voix à des kilomètres …
« Quel don souhaitez-vous avoir ? »
« Du savoir c’est possible ? » hochement de tête. « Dans ce cas, l’art de la maîtrise du Sicatius ». J’avais d’autres idées en tête, mais je n’avais pas envie de demander trop gros … ayant une confiance toute relative en ce que j’obtiendrai en retour.
« Souhaitez-vous recevoir le don maintenant ? »
« Hum … oui pourquoi pas. »

Et sur ces mots, l’une s’approcha et pris mon bras alors que je faisais de mon mieux pour rester calme. Puis une terrible douleur me traversa le bras et je m’écroulai par terre, inconscient.
La suite, on me raconta, se passa ainsi : nos « invités » demandèrent quelle serait la 2ème vie mise en jeu, et Victoria se proposa. Elle eut droit elle aussi à une charade :
Echo d'un royaume ténébreux, murmures d'un avenir encore flou. Étrange sœur de la pensée. Je séjourne dans la nuit et craint la lueur de l'aube. Qui suis-je ?

Victoria répondit « un cauchemar »
« Une moitié de réponse … vous aurez donc une moitié de don et vous perdrez une moitié de vie. »
Elle demanda à être plus belle et le devint, mais elle perdit au passage toute forme d’empathie. Déjà qu’avant c’était un peu une jolie frigide, là maintenant c’est une beauté glaciale …

Puis vint le tour de la 3ème vie à mettre en jeu. Personne ne se décida au début –Sylvio n’avait aucune envie de tenter sa chance. Finalement c’est Eglantine qui se lança.
« Très bien, nous allons jouer à un jeu, un jeu d’échec. »
La partie dura, bien serrée au début mais Eglantine, grâce à une faveur du destin, pu commencer à tourner les choses en sa faveur. Et finalement elle finit par remporter la partie. Elle aura demandé en récompense le moyen de récupérer ses terres, et obtint un sombre livre dont elle attaqua la lecture avec avidité.

Après réception de nos cadeaux empoisonnés nous reprîmes la route. Et je parle de cadeaux empoisonnés car je découvrirai plus tard que si j’étais devenu bien plus habile avec mon sicatius, il y avait une contrepartie. Et je suppose qu’il en va de même pour le « don » d’Eglantine.
La route nous conduisit jusqu’au village du clan Stoneheart. C’était un village dans les montagnes qui était plus bâtit de pierre que de bois. Ce dernier étant apparemment moins facile à exploiter par ici.
Ce village produisait des matières premières, essentiellement celles en provenance de leur carrière et de leur mine de fer. Les Swiftravens avaient parlé d’un clan produisant du bon fer à l’est de chez eux, je crois que le destin nous a souri aujourd’hui.

Sergei nous dit de vaquer à nos occupations pendant qu’il se chargerait des achats, mais je décidai de venir avec lui. D’une part pour pouvoir négocier les prix, n’ayant pas confiance en ses talents en la matière, et d’autre part parce que j’ai mes propres projets d’achat …
Ils avaient effectivement du bon minerai de fer à vendre, tout comme du fer déjà traité mais 3 fois plus cher … Après discussion avec Sergei et l’avoir convaincu que Luta notre nouvelle forgeronne est bien une forgeronne maître en son domaine, nous décidâmes d’acheter les matériaux pour doter la colonie d’un haut fourneau digne de ce nom. Il en coûta quand même la somme de 30 sequins d’or …
Aussi, vu qu’il n’en restait que 5 dans la caisse de la colonie, je décida d’acheter à mes frais 50 unités de minerai de fer –surtout qu’une partie de ce dernier sera pour mon usage personnel :s – et de négocier un prix avec le village selon le principe suivant : ils nous font un prix sur nos achats de fer (-20%) et en contrepartie on leur donne l’exclusivité de nos imports en fer. Si leur fer se montre digne de sa réputation cet accord sera des plus profitables.

Et pendant que j’étais occupé avec Sergei, il se passa un évènement majeur dans le village. Eglantine, la duchesse Lyrienne en exil qui il y a encore peu me racontait le peu de considération qu’elle a pour les brumaires, cette même Eglantine donc se mit à déambulé dans le village sur son magnifique destrier et à haranguer les foules après les avoir bien observé. Je regrette d’avoir été trop loin pour entendre le détail de son fervent discourt, mais ce dernier fut redoutablement efficace. Elle leur dit m’a-t-on dit que ces conditions de vie n’étaient pas digne d’eux, qu’ils méritaient plus, qu’un avenir meilleur les attendait s’ils acceptaient de rejoindre la colonie de Fortecrête …
Et c’est presque 30 têtes qui acceptèrent de la suivre !
Et ce ne fut pas tout. En visitant le village, Sylvio compris qu’il y avait des rescapés Nibelung ici-même, rescapé qui d’ailleurs été resté réticent face au discourt d’Eglantine. Il alla donc leur renouveler la proposition de rejoindre Fortecrête, mais en précisant qu’Ana et Lyubo s’y trouvaient actuellement, non content d’être encore en vie, et que Siegfried qui est toujours en vie aux dernières nouvelles y sera de retour quand il aura fini son « voyage initiatique ». Apprendre que ces trois-là, en particulier Siegfried étaient encore en vie et à Fortecrête fut l’élément décisif pour les convaincre et c’est donc 11 nibelungs de plus qui nous rejoignirent.

Cela fit un peu l’évènement à notre retour à la forteresse ! La population de cette dernière passa donc ainsi de 65 âmes à 105 d’un coup (et quel coup ! car on eut la chance d’avoir quelques maîtres artisans parmi eux, tel qu’un joalier et un forgeron nibelung …).
On eut droit à une dernière surprise, lors du débriefing auprès d’Alicia. Eglantine décida de renoncer à tout crédit quant au recrutement, nous en laissant tout le bénéfice. Nous lui en étions reconnaissants et en même temps la chose nous gênait. Personnellement j’ai déjà volé les « lauriers » d’un autre pour mon bénéfice, mais c’était prévu à l’avance et ce n’était pas au dépend d’un compagnon estimé … Du coup nous restâmes tous modestes quant à la chose, moi y compris, et cela sembla améliorer la considération d’Alicia à mon égard … (en même temps, vous me direz, il devenait difficile de faire pire).

L’automne arrivant et la population de la colonie devenant respectable, il est maintenant temps d’envisager sérieusement les aménagements futur de la forteresse.
Mais avant ça, nous aurons des chamans à trouver, ou au moins un en particulier. Il y avait parmi les nibelungs le percepteur de Siegfrieg et ce dernier a connaissance d’un chaman, un immaculé apparemment, qui saurait nous aider dans notre affaire. A condition de le trouver et de le convaincre.

Chapitre 9 des aventures du capitaine Flint Il est temps de vérifier l’exactitude des informations de notre « sage » brumaire.
Ce dernier nous a dit qu’un puissant chaman se trouverait au sud, et plus précisément à partir de la forteresse, à l’est sud-est à environ une semaine de marche.

En route donc, sans notre ami Sylvio car ce dernier doit rester à la forteresse pour préparer les nouvelles installations, mais qui sera remplacer par Ana, l’éclaireuse brumaire nibelung.
Des jours durant, la route se passera sans encombre. Victoria est encore moins bavarde et émotive qu’avant depuis sa rencontre avec les « 3 sorcières », mais nos amis Emma et Scérius sont de retour pour égayer les conversations.
Lors de la 4ème nuit, alors que cette dernière débutait tout juste et que Victoria assumait le 1er tour de garde, nous eûmes une visite impromptue. Une jeune femme débarqua nonchalamment dans notre camp à la recherche d’un feu autour duquel se poser … Elle était vraiment détaché, par exemple quand Victoria lui demanda si elle était armé, cette dernière répondu « oui, bien sûr ». Bon, il faut reconnaître que toute autre réponse aurait été suspecte …
Cette jeune femme donc, une brune pas vilaine mais assez sauvage, qui se présentera sous le nom de Dyann, fini donc par s’installer avec nous autour du feu. Elle nous dit s’être aventurés en ces environs pour chasser, étant originaire d’un village non loin à l’est d’ici, de la tribu des Bearlight.
Le nom fit tilt dans ma tête, c’était celui dont le sage nous avait parlé, celui où l’on pourra trouver notre chaman. Heureuse coïncidence pour le coup ! Dyann accepta de nous conduire demain à son village, voilà qui nous simplifiera la tâche. Je tâchais aussi d’en apprendre un peu plus sur son clan, mais elle ne m’en dit pas grand-chose. Non pas qu’elle n’avait pas envie d’en parler, mais plutôt qu’elle ne semblait pas en bons termes avec les habitants de ce dernier et préfère les éviter autant que faire ce peu. Elle me dit qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’accueil soit chaleureux. Ouais, la routine quoi.

Un autre évènement survint pendant la nuit, lors du 2ème tour de garde que j’étais en train d’effectuer en compagnie d’Emma. J’étais en train de discuter tranquillement quand soudain un puissant flash lumineux se fit au loin. Il devait bien trouver sa source à 150 km vers l’est au bas mot, mais il était assez intense pour être aveuglant malgré la distance. Autre élément perturbant : il persista pendant bien une minute. Des formes de magie ou de science que je conçois peuvent émettre un puissant flash, mais ce dernier est aussi bref qu’intense. La source de ce dernier est donc un total mystère …
Après avoir alerté tout le monde pour finir de leur dire qu’ils pouvaient se rendormir, le tour de garde reprit son cour tout comme ma discussion avec Emma, qui me racontait un peu l’histoire de Siegfried et de son clan, ainsi que les problèmes de « revenant » de leur village. Discussion qui fut interrompue une première fois par Dyann qui nous fit comprendre qu’elle aimerait dormir sans entendre notre babillage incessant, puis par Ana qui était assez mal à l’aise aussi proche de ses terres natales et qui nous dit prendre la relève de notre tour de garde, vu qu’elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Voyant et comprenant du coup son malaise, je lui confis la garde sans me faire prier. Et la nuit se termina ainsi.

Le lendemain, Dyann nous conduisit à son village comme convenu, empruntant se faisant des raccourcis. Cela nous permis d’arriver à son village pendant l’après-midi. Et en effet l’accueil fut froid … pour Dyann. Pour nous en revanche ce fut la stupéfaction la plus totale ! L’accueil fut des plus chaleureux, comme ce n’était encore jamais arrivé en ces terres et peu souvent par chez moi.
Ce village avait apparemment une communauté des plus pacifiques, et leur chef, Réginar, Nous accueillit à bras ouvert. On lui raconta le motif de notre visite : l’exploration des environs de notre communauté, ainsi que la recherche d’un puissant chaman. Un village voisin du nôtre étant actuellement « hanté » par un esprit vengeur utilisant ses illusions pour isoler ses proies et mieux les tuer, sa dernière victime ne date étant une pauvre jeune fille qui a connu une fin des plus brutales.

Le chef, qui nous avait invité chez lui pour poursuivre notre discussion –à l’exception de Dyann qui n’y fut pas convié- se montra des plus heureux que nous nous préoccupions de la sorte du sort de nos voisins, nous dit que son chaman nous aidera volontiers, mais que cela devra attendre la fin des festivités. C’était apparemment la période de célébration de leur « dieu », tout comme le montrait les banderoles arborant un ours bleu, célébrations qui devaient durer jusqu’à la fin de la semaine, soit encore 4 jours. Entre temps nous sommes conviés à nous joindre aux festivités, un festin ayant lieu ce soir et qui sera suivie d’une cérémonie en l’honneur de leur dieu.
Nous acceptâmes autant avec plaisir de recevoir un tel accueil qu’avec inquiétude de recevoir un tel accueil … Non mais … c’est les terres brumaires ici ! Des terres âpres où le commun des gens est plus le pillage, les viols, les massacres et autres tragédies … Des communautés du genre « flower-power » c’est un peu impensable par ici … et donc bien inquiétant !
Mais aussi très rafraîchissant. Là où d’ordinaire on est obligé de vivre sur le qui-vive, ici on sent qu’on peut se détendre et … ça fait du bien.
Le chef nous donna une dernière information : il y aurait un autre chaman vivant en ermite pas trop loin d’ici à l’ouest, après la route. Nous décidâmes d’aller voir ce dernier en attendant la fin des festivités, mais la journée était bien avancé nous nous y rendrons demain et profiterons des festivités ce soir.

Une fois cette discussion terminé, Scérius alla retrouver Dyann chez elle pour en savoir plus sur elle. D’ailleurs, en sortant de chez R2ginar, Dyann me fit une demande qui me surpris sur le coup, mais qui était logique dans le fond : elle demanda si elle pourrait rejoindre notre colonie étant assez mal intégré ici, entre autre dû au fait qu’elle n’avait aucun intérêt ou dévotion pour leur « dieu ». Je lui dis que si elle souhaitait nous rejoindre, elle y serait la bienvenue.
De mon côté, je me mis à déambuler dans le village avec Victoria. Le petit village -40 habitants environ- était en pleins préparatifs pour la fête et le festin, et je retrouvai le chef dans les cuisines. J’en profitai pour lui demander qu’elles sont les produits que le village chercherait à vendre et ceux qu’il chercherait à acquérir. La réponse fut simple : ils produisent des fruits et légumes et recherchent de la viande, le gibier n’étant pas très abondant par ici.
L’autre point qui me marqua alors que je me promenais dans le village était l’absence d’armes … c’est simple : personne n’avait d’arme sur soi. Ce n’est plus du pacifisme là, c’est de l’inconscience. Le village des nibelungs n’est pas si loin que ça d’ici et ce dernier fut dévaster par un assaut de redclaws, n’ont-ils donc pas peur de subir le même sort ?

Le reste de l’après-midi se passa tranquillement et vint l’heure du festin. La joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous, les fruits et légumes ainsi qu’un peu de viande également, mais pas d’alcool. Dommage, une bonne bière aurait été parfaite avec ça. Scérius a raté quelque chose, vu qu’il était toujours chez Dyann avec elle … Si je n’avais pas entraperçu son visage, je me serai dit qu’il ne perdait pas de temps.
Une fois le repas terminé, le chaman se leva et le silence se fit. Il annonça à ses ouailles qu’il était l’heure de célébrer le dieu ours et tous les présents se mirent en route, y compris moi-même et Victoria qui les suivîmes et observèrent en retrait.
Arrivé dans une grande clairière, le chaman invoqua leur « dieu » et il y eu un grand flash lumineux pendant 1 minute, puis se tint devant nous une sorte de grand ours spectrale, blanc. Le chaman fit alors un prêche en hommage au dieu-ours protecteur, priant pour qu’il continue de leur apporter des terres fertiles et dépourvu d’envahisseur… En gros santé, bonheur et prospérité. Et à en juger par la situation du village, l’ours devait être relativement efficace pour exaucer ces souhaits.

La cérémonie fini, tout le monde commença à rentrer chez lui et je me rendis alors au centre, au lieu d’invocation de l’ours afin de voir si des éléments alchimiques avaient été utilisés ou si seul la magie était à l’œuvre ici. Je ne trouvai nulle trace, donc il semblerait que cette affaire soit purement magique, ce qui n’est pas mon rayon.
En partant, je croisai le chef qui fut heureux que nous ayons assisté à la cérémonie et il nous invita du coup à profiter de son toit pour la nuit. Offre que nous acceptâmes.

Le lendemain matin, nous retrouvâmes Scérius chez Dyann, Scérius qui avait passé la nuit … sur une chaise. Non Scérius ce n’est pas comme ça que ça doit se passer quand on dort chez une fille ! Et pour le coup il y aura juste gagner un bon mal de dos histoire d’être fin prêt à tailler la route.
J’avais posé la question au chef de savoir si cela poserai problème que Dyann vienne avec nous chez le chaman ermite comme guide, et il dit qu’elle était libre de faire ce qu’elle voulait –en grommelant d’autres choses comme quoi elle ne s’intégrait pas ici, mais y avait toujours un toit, etc … - et du coup je demanda à Dyann si cela lui convenait de nous accompagner, ce qu’elle accepta volontiers.
La route se fit sans soucis, les environs ayant l’air assez … dégagé de toute menace … et ainsi en fin d’après-midi de la 2ème journée nous arrivâmes à la cabane de l’ermite. Celle-ci paraissait totalement à l’abandon et depuis un moment. Pas un départ précipité en tout cas car tout était vidé et en ordre, seul subsistant une grande armoire et la paillasse.
Un chemin partait de la cabane vers l’ouest où se trouvait un autre village d’après Dyann, mais à une 10aien de jours de marche. Trop loin vu qu’on a prévu d’être au village des Bearlight avant la fin de la semaine. Aussi nous nous mîmes sur le chemin du retour.

Retour qui se fit également sans encombre, et lorsque nous arrivâmes au village, nous fûmes accueillit par le chef … ou plutôt par quelqu’un portant ses vêtements et se faisant passer pour lui. Je lui fis remarquer que je m’attendais à être plutôt accueillit par le chef Réginar et ce dernier prétendit être son frère … Mouais t’es son frère et je ne t’ai pas croisé au festin ? Toi tu te payes ma tête …
Il nous fit la même offre que nous avait fait le chef Réginar : rester pour les festivités et profiter du festin. Décidément tout le monde veut que l’on reste ici !
Avec Ana, je commençais à déambuler dans le village pour voir si on trouvait d’autres signes d‘anormalités, histoire de comprendre ce qu’il se passait ici. Victoria déambula de son côté et Scérius et Emma restèrent chez Dyann. Scérius devait entre autre confirmer auprès d’elle le fait que le chef avait bien un frère.

Je remarquai 2 choses de mon côté pendant que je marchais dans le village : il y avait moins d’habitants visibles –seulement une 10aine- et certains était armé là où personne ne l’était avant.
Ana de son côté trouva plus intriguant : sous certains tonneaux et caisses et trouvait des tâches de sang relativement récentes. Il y a eu combat ici il y a peu et on s’est donné du mal pour le cacher.
Bon, ça pu sérieusement ici, il faut se regrouper et faire le point. Je retrouvai Victoria en chemin qui elle était allé voir du côté des cuisines où il y avait de la viande à foison … une idée macabre me traversa l’esprit –et je crois que je ne fus pas le seul- quant à la provenance de la viande. Finalement je retrouvais dans le village le reste du groupe, Dyann inclue et Scérius confirma que le chef Réginar n’avait pas de frère.
Faisons donc le point : Quelqu’un se fait passer pour le chef Réginar, nos pacifistes flower-power sont maintenant moins nombreux et plus armés et il y a des traces de luttes masqué un peu partout dans le village. Plus la viande présente à profusion. Donc sauf erreur, une bande de cannibale a réussi à passer les « défenses » du village et à tuer tout le monde, puis à usurper leur identité afin de se faire de la bidoche facile ?

Juste à ce moment-là, le « chef » vint nous convier au banquet. Il était déjà l’heure.
Le temps de convenir d’un mot signal au cas où il faille déclarer les hostilités –lune- et nous nous mîmes à table à contrecœur. Enfin pas tous, Dyann s’était éclipsée de son côté et alla se cacher en haut d’un toit voisin et Scérius s’était déjà fait discret à l’écart du groupe. On nous servit des assiettes toutes prêtes, bien chargé en légumes et surtout en … viande. Personne de notre côté ne toucha à son assiette, sauf Victoria qui a quelques soucis de sens des réalités depuis sa dernière mésaventure. On me demanda si c’était bon –comprendre : vous ne mangez pas ?- et je répondis que j’avais les boyaux retournés depuis hier où j’avais mangé du gibier assaisonné aux herbes …
Victoria de son côté se mit à piquer sérieusement du nez, la nourriture était évidemment empoisonné. Elle tenta de reprendre ses esprits en plantant son gladius dans son pied … sans pitié. Outre le fait qu’on la prit tous pour une folle, cela eu une excellente conséquence : cela nous fit un prétexte pour amener notre compagnon dans une maison où l’on pourra le soigner. Deux de nos « hôtes » portèrent Victoria dans une maison, et tous les présents l’y accompagnèrent. Emma s’occupa immédiatement des soins pendant que je ne lâchais pas du regard les deux lascars qui étaient toujours là. En fait je me demandais pourquoi ils ne nous étaient toujours pas tombés dessus, mais je me posais cette question tout en ayant mon pistolet dégainé dans mon dos.
Emma put administrer ses soins en toute tranquillité et quand ce fut fait les deux hommes nous proposèrent de les rejoindre pour la suite des festivités. Je leur dis merci mais non merci, notre amie a besoin de repos et nous allons rester ici pour veiller sur elle –et veiller à ce qu’elle ne se réveille pas dans une assiette- et sur ce, bonne nuit messieurs !
Sentant la tension et comprenant qu’ils étaient en infériorité numérique, ils tournèrent les talons et retournèrent auprès des leurs.
Là devant la maison, tous les « villageois », la 10aine, se regroupa et se mit à discuter. Puis un groupe de 7, « chef » inclus partie en direction de la sortie du village. Moi qui me voyait déjà en train de devoir repousser leur assaut … mais visiblement ils n’apprécient guère de devoir risquer leur peau. Ils laissèrent juste 3 hommes en faction devant notre maison et ces derniers étaient tranquillement autour du feu quand la première flèche vola et se ficha en plein dans l’une de leur tête.
Dyann avait décidé que c’était leur de la vengeance, et sa vengeance elle aurait. Là, Scérius qui était à l’affut depuis tout ce temps se mut avec rapidité et discrétion dans le dos du 2ème et lui brisa la nuque d’un bon coup de bâton. Le 3ème se précipita vers le bâtiment de Dyann mais se fit arrêté net dans son élan par une flèche pleine tête. Je me rapprochai pour voir s’il était nécessaire de finir le travail, mais il était à l’agonie et son bourreau préféra faire durer le plaisir.

Jusqu’à ce que se produisit un grand flash rouge, semblable aux flashs précédent. Le 3ème se fit achever dans l’instant par précaution d’une dernière flèche.

Entre l’envie de finir le « travail » et celle d’accomplir une juste vengeance, nous laissâmes Emma en retrait sous la protection d’Ana et nous dirigeâmes vers la clairière, d’où venait le flash.
Une fois sur place, nous y trouvâmes un grand ours spectral rouge avec une lance fiché dans le flanc au milieu d’un tas de cadavre. Une 30aine au bas mot.
Si l’ours blanc semblait n’être que pureté, celui-ci n’était que rage et colère. Il nous ordonna de nous montrer, ce que fit Dyann qui commença à discuter avec lui. Mais il n’y avait guère à en tirer, il était habité par la rage et sa volonté de combattre. Il nous expliqua être voué à vivre éternellement dans cette clairière dont il ne pouvait sortir.

J’étais désolé pour lui, mais en même temps je n’avais pas franchement envie d’entrer dans « l’arène » pour défier un grand ours spectral … Déjà un grand ours tout court je ne serai pas franchement motivé, mais alors là … Du coup je proposai le repli et la chose sembla convenir à tout le monde.
De retour au village, nous inspectâmes les lieux. L’entrepôt était paré pour l’hiver, ce qui était une excellente nouvelle. Une fois qu’on aura organisé le rapatriement de ces provisions en plus de tout ce qui restait d’utile au village, cela nous fera la moitié du ravitaillement nécessaire pour passer l’hiver. Au moins une bonne chose car par contre il n’y avait plus trace du chaman du village, cette affaire va être plus longue que prévu.
Chapitre 10 des aventures du capitaine Flint
Le temps du repos.
Après tout ce temps à battre la campagne à la recherche de chamans, nous nous prenons quelques jours pour nous reposer à la forteresse et en profiter pour y faire avancer les choses.

De mon côté, c’est l’abduction d’eau de l’atrium qui vient d’être terminé, je vais pouvoir passer à la mise en place de mon idée d’arrivé d’air pour le haut fourneau que nous allons bientôt construire. Et il y aura aussi le système d’irrigation du jardin d’Emma à faire …
D’ailleurs, alors que je venais de finir les travaux dans l’atrium et que je sortais dans la cours prendre un peu l’air, Emma me rentra dedans, toute excitée.
« Oh pardon Flint ! Ça va ? Tu n’aurai pas vu Victoria ? Ah et il faudrait aussi que je te parle ! » me bombarda-t-elle pleine d’énergie.
« Oula ! Ça va, tu es bien énergique aujourd’hui. Qu’est-ce qui t’arrives ? »
« J’ai eu une longue discussion avec Sylvio, et j’ai pris une décision. Je vais apprendre à me battre. »
Je crois que là j’ai lâché l’un des plus beau « Heeeiiiinnnnnnn ??????? » de la création … Emma, notre Emma qui défend la vie d’autrui encore plus âprement que la sienne, qui nous annonce qu’elle veut apprendre à se battre ? Che passa ? Bon après je respecte ses convictions mais je dois bien avouer que je me sentirai plus tranquille parfois en sachant qu’elle saura se défendre un minimum.
« Toi ? Tu veux apprendre à te battre ? » Lançais-je incrédule.
« Oui ! Et je me disais que tu saurais peut-être me conseiller. »
« Eh bien oui certes, j’ai une ou deux idées en tête qui pourraient peut-être te convenir, mais tu es bien sûr de toi ? »
« Trouvons-nous un endroit où discuter ! » Et le temps de se trouver un endroit tranquille où se poser dans la cour, nous reprenions. « J’en ai assez d’être un fardeau lorsque l’on combat et j’aimerai me rendre plus utile, je voudrai donc apprendre à me battre et me défendre ! »
Bon, son idée à l’air d’être faite… « Tu nous es déjà plus qu’utile actuellement, sache-le. Maintenant il est vrai que je me sentirai plus tranquille lors des combats si je te savais capable de te défendre … Ecoute, j’ai une proposition à te faite, mais pas ici. Allons dans un endroit où l’on peut discuter en toute tranquillité».
« Mon infirmerie sera parfaite pour ça ! » Alors direction l’infirmerie.

Une fois sur place nous reprenons : « Il y a deux choses que je peux t’apprendre : la première est mon style de combat à l’épée qui pourrait éventuellement te convenir, il est basé sur la rapidité, la précision et l’art de la feinte et non la puissance. »
« Hum, je ne sais pas si j’arriverai à tenir une épée correctement … je peux essayer de tenir la tienne ? »
Là un tressaillement me pris. « Euh non, je ne préfère pas … plutôt mon sabre si tu veux … »
« Oh désolé ! Je ne voulais pas … »
« Non non, ce n’est pas ta faute… Ne t’en fais pas. Tient voici mon sabre, voyons avec lui. »
Elle le prit à deux mains, tenta quelques mouvements avec, puis tenta de le prendre à une main mais sa main tremblait sans qu’elle n’arrive à tenir l’arme droite.
« Je crois que ce n’est pas une arme pour moi … » dit-elle avec une pointe de tristesse.
« En effet … Bon, plan B du coup … » Et là je sorti mon pistolet et lui mis dans la main. « Et ça ? Tu arrives à le tenir correctement ? »
« Hum … oui à peu près. Qu’est-ce que c’est ? »
« Un pistolet. Une arme à feu de ma conception … Au passage, je t’en parle parce que c’est toi, mais j’aimerai la plus grande discrétion le concernant. Son secret est un petit peu la raison de mon exil… Et il ne faudrait pas que certaines personnes apprennes que ce secret à atterrit en ces lieux. »
« Cette arme est capable de blesser ? »
« Comme toute les armes, c’est fait pour tuer. »
« Ah … » Lâcha-t-elle avec une pointe de regret. Visiblement sa résolution n’est pas encore totalement faite. Il vaudrait mieux que ce soit le cas avant de lui mettre une véritable arme entre les mains, car une hésitation pourrait s’avérer fatale …
« Si tu devais être décidé à t’en servir, et en faisant attention à ne pas t’en servir en territoire civilisé ou devant nos amis déserteurs, ça pourrait s’avérer être une arme idéale pour toi. C’est une arme à distance, les gens ne sauront pas ce que c’est et ne s’en méfieront pas, son bruit les terrifiera et même si c’est un prototype, elle est assez efficace … Par contre il y a un autre souci : la poudre. Je n’ai pas encore de source d’approvisionnement pour certains des constituants et je dois faire pour le moment avec mes réserves. Et je n’ai qu’une seule arme pour le moment. Mais bon, je peux travailler à la chose si tu es décidée. Je pourrai m’y mettre vraiment quand mon atelier sera terminé.»
« Oui ! Ah il me faudra aussi un endroit où concocter mes potions. Il faudra que je vois pour ça aussi … »
« Et bien, j’aurai aussi l’utilité d’un laboratoire d’alchimie, mais j’aurai besoin par mesure de précaution que le mien soit installé un peu à l’écart … enfin pas dans le donjon. »
« Une cabane dans les bois ? Je connais des endroits qui feraient très bien l’affaire !»
« Je n’aurai pas besoin de m’installer aussi loin, l’enceinte extérieur suffirait. Et si tu t’installes un laboratoire pour tes décoctions, je pourrai en avoir aussi l’utilité de temps à autre. Du coup ça ferait un labo pour ce qui a trait à la poudre, et un autre pour l’alchimie des décoctions. »
« Oui, ça me parait bien comme ça ! Tu sais où je pourrai trouver Victoria sinon ? »
« Je crois qu’elle est partie du côté des champs … »
Et là-dessus, nous sortîmes tous les deux dans la cour et l’on se sépara, je vis au passage qu’une caravane de marchand était arrivée entre temps. Nos marchands étaient des Landiers et des esclavagistes, dirigés par leur chef qui se fait appeler « le capitaine ». Ils arrivaient par la route nord et n’avaient pas fait de bonnes affaires chez les Swiftravens, ils feront affaire ici jusqu’à demain matin puis ils se mettront en route pour la forteresse des déserteurs avec qui ils comptent faire le gros de leur chiffre.

Je jetai un coup d’œil à leur marchandise tout comme Scérius. De mon côté sachant qu’on est un peu cours actuellement niveau finance, j’étais plus à la recherche de la bonne affaire et je dégotai quelque chose … qui n’était en effet pas vendu cher mais qui n’inspirai pas confiance non plus : un homme d’armes d’un baron landier, qui n’avait plus que la peau sur les os. A tel point que je me demandais s’il passera l’hiver … Enfin on l’aura négocié pour pas cher : 3 sequins.
Ça fait quand même mal de se dire qu’un esclave peut se négocier aussi peu …

De son côté, Scérius fila droit dans le bureau d’Alicia, j’ignore pour quel raison, peut-être aurait-il trouvé une affaire intéressante mais coûteuse ?
Un peu plus tard, il fit réunir notre groupe ainsi que nos plus talentueux artisans dans la forge.

« Je vous ai tous réuni ici car il y a un esclave qu’il faut à tout prix acquérir auprès du marchand, mais ce dernier est cher : 100 séquins. »
100 séquins d’or ? Tu parles d’une somme mon cochon !
« Et qu’est-ce qu’il a de si intéressant cet esclave ? » demandais-je.
« C’est … une puissante magistère. »
« Ah ? Comment tu sais ça ? »
« Flint … » Emma me demanda du regard de ne pas insister. Bon, si c’est important pour lui et profitable pour la colonie, on peut voir ce qu’on peut faire.
« Et du coup qu’est-ce que tu proposes ? »
« Je me demandais ce qu’on pourrai arriver à fabriquer et à vendre pour compléter les 26 sequins que la colonie peut fournir en liquidité. »
En une nuit, ça va être coton … les maîtres artisans discutèrent, nous avions à la réflexion notre forgeronne, notre joaillier, notre tanneur et notre faussaire. Plus Emma qui m’a dit avoir certains talents avec le bois, on devrait arriver à quelque chose …
L’un d’entre eux proposa : « vu le temps imparti, on pourrait faire un arc. Si on arrivait à faire un arc composite, il se vendrait un bon prix. »
Un autre répondit « C’est une idée, mais cela nécessiterait idéalement de pouvoir travailler avec le meilleur des bois pour cela : de l’ébène. Et c’est plutôt un bois du sud. »
Sylvio remarqua qu’Elendar est rapide, si on lui explique comment reconnaître de l’ébène il pourra nous en trouver s’il y en a dans les environs. Et par chance, venant du sud j’ai eu l’habitude de voir de tels arbres, aussi pus-je expliquer comment reconnaître notre arbre au Séraphin de Sylvio. Et nous eûmes de la chance : ce dernier parvint à trouver un arbre non loin de nous ! La fortune nous sourit.
Une fois notre groupe sur place, Emma se chargea de l’extraction du cœur de l’essence de l’arbre : elle posa ses mains sur l’arbre et devant nos yeux ébahis elle fit sortir à travers l’arbre le cœur de ce dernier en un long bâton de bois parfait … A deux reprises, histoire d’être sûr d’avoir assez de matière.
Mais pas le temps de poser des questions, il fallait se presser de rentrer et de se mettre à l’œuvre.

De retour, elle se mit à l’ouvrage avec le tanneur. Victoria usa de sa magie pour exacerber les sens de nos amis, afin qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Ils nous firent un premier arc magnifique, mais plus un arc d’apparat que de guerre. Puis ils firent le deuxième, et là ils se surpassèrent.
Ils nous fabriquèrent un splendide arc de guerre, qu’ils nommèrent « étoile obscure ». Puis le tanneur nous fit un carquois pour compléter la panoplie.

Notre faussaire inspecta le tout, il estima l’arc d’apparat à 30-35 sequins et l’arc de guerre à 50-70 sequins … mazette. Plus 5 pour le carquois en fourrure de renard.
Après ce dur labeur et la nuit étant bien avancée, il était temps de rejoindre les bras de Morphée afin d’être en forme pour demain. Car demain il reste le grand final à jouer.

Le lendemain matin, je me présentai avec Emma et son « personnel médical » aux marchands, et on leur venda la nécessité d’une bonne inspection médicale afin de valoriser leur marchandise et optimiser sa chance de survie.
Puis une fois que les soins avaient été prodigués aux esclaves, il fut temps de négocier le nôtre.
Victoria usa de sa magie pour amplifier mon charisme à son paroxysme, et même là je dû encore tout donner dans la rude batailles des négociations où notre adversaire ne voulait rien lâcher. Je fini par « l’emporter », mais de peu, pas du mieux que la chose aurait été possible. Toutefois, nous avions entre les arcs, le carquois et l’or de la colonie une valeur marchande suffisante pour obtenir notre esclave ainsi qu’un 2ème, au choix de l’autre marchand cependant.

« Mission accompli », mais les caisses sont maintenant vide …
Dès que la transaction fut effectué, Scérius se précipita vers notre « esclave aux 100 sequins » et essaya de l’emmener à l’infirmerie, mais cette dernière eut peur à son contact et commença à résister. Jusqu’à l’arrivée de Victoria, qui la calma dès que cette dernière cru reconnaître son visage.
« On se connait non ? » demanda l’ex-esclave.
« Oui. » Répondit Victoria. « De l’école des magistères. »
« Lic … Victoria ? » Demanda-t-elle. « C’est bien moi, Camillia. »
Et sur ces mots, ces trois-là allèrent à l’infirmerie où ils passèrent un long moment.

De mon côté j’allai faire plus ample connaissance avec le percepteur des Nibelungs, et ce dernier consenti à m’apprendre les bases de l’enseignement. Voilà qui me permettra de débuter la formation de ma « frangine » Swift, afin qu’elle m’assiste dans mes travaux.
Chapitre 11 des aventures du capitaine Flint.
L’hiver approche, et avec lui la promesse de temps difficiles.

Les choses avancent à la forteresse, l’atrium est maintenant fonctionnel, ce qui nous offre une salle d’eau, ainsi que mon idée « d’optimisation » de la forge. Bon, mon système d’arrivé et de régulation d’air n’est pas du grand art, mais il a le mérite d’être fonctionnel. Peut-être verrai-je plus tard pour l’amélioré, quand j’aurai le temps d’y revenir.
A côté de ça, la forteresse se prépare à s’agrandir, car il va falloir mettre en place des logements pour nos nouveaux arrivants. Scérius s’est chargé de nous concocter des plans afin que les nouveaux bâtiments soient fiables et bien agencés. J’espère juste que les travaux seront terminés avant que l’hiver n’arrive pour de bon. On est encore en automne mais le froid s’installe déjà et nous promet d’être un rude adversaire cet hiver.
Cela nous fait redouter autre chose : l’hiver et le froid qui l’accompagne est un adversaire connu et permanent, mais les conditions âpres qu’il apporte entraîne d’autres ennemis dans son sillage, et parmi eux les menaces des pillards (Redclaws pour la plus inquiètante) et les velléités d’expansions des Ironbarks sont celles que nous redoutons le plus.
Cela nous a amené à réfléchir à l’avenir géopolitique de la forteresse, actuellement nous avons des relations, disons, cordiales avec certains de nos voisins mais nous n’avons pas d’allier à l’heure actuelle. Et avec ces temps difficiles qui s’annoncent, se trouver des amis fiables qui sauront nous tendre un bras secoureur lorsque le besoin s’en fera ressentir serait des plus appréciables. Pour faire le point, nous avons une position neutre avec les déserteurs célians (nous avons quelques échanges avec eux, mais nous redoutons la possibilité que leur légat puisse avoir un jour l’envie de nous mettre sous sa « protection ».
L’autre partenaire avec qui nous avons une relation « neutre » est le clan Swiftraven. Le commerce avec ces derniers se développe petit à petit, et comme ils n’ont pas de velléités d’expansion ou d’agression de leurs voisins, ils pourraient se montrer des alliés de choix dans des temps futurs, à la condition qu’on arrive à se montrer digne de leur confiance et amitié.

Mais venons-en au sujet du jour. Notre groupe d’exploration doit se trouver une nouvelle mission et après concertation, nous sommes d’accord qu’il serait de bon ton d’arriver à trouver une solution quant à l’esprit qui hante à route ouest. Et pour cela il y a une destination qui attire notre attention : un cercle chamanique dans le nord, au nord-ouest des terres des Swiftravens.
Cela pourrait constituer l’occasion de faire une pierre deux coups : trouver nos chamans pour régler ce problème d’esprit qui n’a que trop durée, et traîner dans le village des Swiftravens afin de voir si on ne pourrait pas faire quelque chose pour améliorer nos relations en vue d’une alliance future.
Scérius propose que l’on emmène avec nous une sorte « d’attaché commerciale », un homme qui se chargera du gros de nos échanges commerciaux avec nos voisins du nord. L’idée est intéressante, et je propose quant à moi que l’on prenne à cet effet notre maître faussaire, Scipio, qui nous a montré il y a peu ses compétences en matière d’estimation et d’évaluation des intérêts matériels d’autrui … Proposition qui fera l’unanimité.
Nous nous mettons donc en route vers le nord avec un groupe plus conséquent qu’à l’accoutumé : en plus de ses membres habituels, Pilaf la montagne de muscle, Scipio le faussaire, Swift ma partenaire de toujours, Aymeric le chevalier bellâtre qui cherche à séduire Emma et Dyann l’archère sauvage se joignent à nous.

A peine nous serons nous éloigné quelque peu de la proximité réconfortante de la forteresse que nous nous sentirons oppressé par la nature et les éléments. Le froid commence à mordre, le silence s’installe et n’est perturbé que par le vent qui apporte de funestes promesses …
Je demandai à Swift si l’approche de l’hiver faisait toujours cet effet en ces terres, mais elle me répondit sèchement de ne plus abordé la question, visiblement n’ayant pas envie d’attirer sur elle quelque attention malvenue … Quoiqu’il en soit, cette ambiance oppressante rend les expéditions encore plus pénible qu’auparavant, car elle met de nombreux nerfs à vif et le moindre signe de danger fait sur réagir la plupart d’entre nous, moi le premier …

Alors que nous étions environ à mi-chemin du village des Swiftravens, nous tombâmes face à l’un des premiers signe que cet hiver serait terrible : des bruits de batailles au nord et les rapaces qui commencent à regrouper dans le ciel, se préparant pour le festin à venir …

Scérius, Dyann et moi-même partîmes en avant-garde afin de voir de quoi il retournait. Arrivé au sommet d’une crête, nous eûmes la vision sur une escarmouche entre un groupe de Redclaws et un groupe de Swiftravens, une 30aine environ de chaque côté à vue de nez. Malheureusement pour nous, au moment où ce spectacle s’offrait à nous, notre vue s’offrit également à un détachement de Redclaws qui cherchait à flanquer les Swiftravens et ces derniers décidèrent de nous engager sans autre forme de procès. Nous donnâmes l’alerte afin de prévenir nos camarades restés en retrait, en restant sur la défensive et hors de vision de leurs archers en profitant du sommet de crête.

Au moment où les Red’ arrivèrent au contact, Aymeric chargea et faucha l’un d’eux, bousculant au passage Scérius qui s’était un peu trop fait oublié … De leur côté, Sylvio sorti le grand jeu en invoquant son Séraphin de lumière Elandar et Victoria arriva fortifié par sa magie. Quant à moi je n’avais pas envie de prendre de risque inutile, et décida de dégainer mon pistolet en plus du sicatius. Ce qui ne fut pas de trop car deux adversaires se dirigeaient vers moi, quoique l’un entre eux avait une flèche de Dyann dans la jambe … Je parvins à les prendre de vitesse, feinta le blessé pour infliger une bonne estocade dans la jambe du second, qui riposta dans la foulé, parade, puis son camarade riposta à son tour, attaque que je parai également et que je sanctionnai d’un tir de pistolet dans la tête, qui explosa telle une pastèque trop mure !
Le ménage se termina rapidement au contact avec l’arrivé de nos compagnons, et Aymeric fit un carnage chez les archers adverses, leurs flèches ne parvenant pas à passer sa puissante armure.

Nous décidâmes ensuite pour les combattants de partir donner main forte aux Swiftravens, chose qui fut faite sans trop de casse … une estafilade de mon côté, un coup un peu plus sérieux mais pas critique non plus pour Scérius.
Les combattants Swiftravens nous auront témoigné leur gratitude et promis qu’ils se souviendront de notre assistance avant de partir se mettre en chasse des fuyards. De notre côté, nous continuâmes notre route vers le nord.

Malheureusement, à notre arrivé en vue du village des Swiftravens, nous comprîmes le jeu de Redclaws en voyant les voluptes de fumé et les bruits de batailles provenant du village. L’escarmouche au sud n’était qu’une diversion, un appât, destiné à réduire le nombre de défenseurs dans le village. Et maintenant ce dernier subissait la fureur du gros des troupes Redclaws …

Il serait urgent d’agir, sinon les Swiftravens risquent de ne pas se remettre des conséquences de ce raid … mais que faire ? Nous sommes une dizaine et pas tous des combattants (Scipio ayant déjà exprimé le fait qu’il ne participerait pas à la bataille, ce qui implique aussi de lui laisser une ou deux paires de bras afin de s’assurer que rien de fâcheux n’arrive à nos « réservistes ». Pilaf, Sylvio et Swift resteront donc avec lui. Aymeric et Emma auront pour mission de leur côté de chevaucher le plus rapidement possible pour retrouver et prévenir les troupes Swiftravens qui battent la campagne.

Quant à nous … quant à nous nous allons faire de la guérilla afin de soulager autant que possible le village des pillards, les redclaws sont trop nombreux à l’intérieur pour le moment pour que l’on puisse se permettre de se risquer à l’intérieur pour le moment, d’autant que les Redclaws ont stationné des guetteurs tout le long du village, et ces derniers seront notre premier cible, nous allons commencer par les priver de leurs yeux ! (et d’une partie de leurs effectifs)

Sylvio enverra de son côté son Séraphin de lumière harceler les Red’ au nord du village, pendant que notre groupe agira au sud. Devant l’une des portes nous avons une opportunité intéressante : quelques ruines permettent d’approcher hors de vue, permettant de rester en embuscade pendant que Dyann divertira les guetteurs de quelques flèches dans le corps …
Chose qu’elle ne manqua pas de faire ! Elle avança sereinement à découvert, seule, ce qui provoqua l’ire des 4 Red’ stationnés devant l’entrée. D’une flèche, elle coucha leur archer, et d’une seconda en blessa un autre. Un cinquième guetteur se révéla alors dans le poste d’observation, mais on soupçonnait qu’il serait occupait et une flèche l’attendait lui aussi. Leur camarades étant partie cherché du renfort, il fut temps pour nous de lever le camp. Nous vîmes de loin deux patrouilles de 6 hommes sortir et partir dans deux directions opposé, dont une vers nous.
Elle finit par nous rattraper plus loin dans un champ, où nous décidâmes d’engager le combat. J’eu à faire à nouveau à deux combattants à la fois, mais pour une courte durée : Victoria utilisa son sort de flash et aveugla 3 des Red’, qui furent promptement neutralisé. Je parvins dans l’intervalle malgré quelques maladresses avec mon pistolet à me défaire de mes adversaires. Et à chaque fois que j’en achevai un de ma lame, j’avais cette sensation étrange … comme si elle absorbait la vie de ses victimes. Je ne sais pas comment cette affaire-là va se terminé pour moi, mais je doute qu’elle se finisse bien … Un « don » utile, mais certainement empoisonné …

Mais j’ai d’autres sujets de préoccupations plus immédiats pour l’instant. Il reste encore nombres de redclaws dans les environs à disperser d'une manière ou d'une autre.

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : lun. oct. 16, 2017 12:38 pm
par Zellruhn
Chapitre 12 des aventures du Capitaine Flint.
La nuit approche, et il va falloir se trouver un endroit où la passer.

On décida de s’éloigner vers le sud afin de trouver un endroit quelque peu propice à l’établissement d’un campement un minimum discret. Au loin, au nord, on pouvait voir la lueur des feux à l’orée du ciel, signe que les Redclaws sont toujours là et en activité alors que la nuit et le froid sont en train de s’installer.
Le froid, voilà un adversaire récurrent mais redoutable. On sait comment l’affronter mais cela comporte parfois des risques, comme celui de faire un feu en territoire hostile …
Mais si on ne l’affronte pas correctement, on a de grande chance d’y passer ou de finir dans un sale état. Aussi avons-nous fait le choix de faire un feu, que nous avons installé dans un trou que nous avons creusé afin de masquer le plus gros de la lumière du foyer, tendu derrière au nord un vêtement afin de bloquer une partie de sa lumière et que nous nous sommes tous installer bien serrer autour de ce dernier. Et même comme ça nous étions gelés.
Pays de merde, nous ne sommes qu’en automne, mais il caille déjà sévère … ça sera quoi quand on sera au cœur de l’hiver à ce rythme-là ?
Entre le froid, la fatigue et l’expectation de la journée à venir, personne ne pipa mot autour du feu ce soir-là et ainsi finissait cette journée.

Le lendemain matin, nous confirmâmes notre intention de poursuivre notre guérilla en attendant le retour d’Emma, d’Aymeric et des troupes Swiftravens. Victoria partie devant pour établir une stratégie pour la journée à venir et revint avec une suggestion : attaquer une portion de la palissade sud qui lui paraissait vulnérable.
On décida de suivre son plan, quoique nous certains d’entre nous n’était franchement pas chaud à l’idée de s’infiltrer dans leur camp pour y mener un raid, moi y compris, et aurions préféré rester comme hier à une certaine distance.

Le lieu prévu pour l’assaut était une section de palissade bordant des rochers qui lui arrivaient à mi-hauteur. Deux sentinelles sur la palissade, un autre en faction devant l’entrée située à droite des rochers.
Le plan consistait à m’envoyer avec Scérius en 1er ligne, puisque nous sommes les plus discret parmi les aptes au corps à corps, Victoria et Dyann en soutient, à escalader les rochers par notre gauche, passer la palissade et voir pour causer un maximum de dommages. Certains voudraient au passage brûler les provisions des Redclaws, et j’aurai été d’accord en temps normal, mais là nous sommes dans le village des Swiftravens. Tout ce qu’on brûlera sera ça de perte matérielle définitive pour eux, et les temps n’annoncent déjà assez dure comme ça sans qu’on en rajoute …

La 1ère phase se passa bien, à peu de chose près. Je parvins avec Scérius à m’approcher discrètement de la palissade alors que Victoria failli se faire repérer. Mais il n’en fut rien et finalement cela fit presque une diversion pour faciliter notre approche.
Puis vint le moment de passer à la grimpette, du rocher d’abord, puis de la palissade. Une fois en haut je vis que la sentinelle la plus proche était toujours là à scruter vers la position de Victoria, aussi décidais-je de passe à l’action, me glissa derrière elle et lui trancha la gorge d’un coup de dague. Au moment où j’attrapais son cadavre pour qu’il ne tombe pas par terre bruyamment, je vis que j’avais oublié de faire une chose : scruter les environs avant de m’élancer : un homme dans le camp était en train de me fixer, béa et les yeux grands ouvert, avant de me lancer son javelot. Je me servi du cadavre de mon ami fraîchement suriné comme bouclier mais le javelot frappa à côté. Je ne demandai pas mon reste, siffla le signal de repli et mis les voiles.

En fuyant je ne prêtai guère attention aux bruits provenant du camp, de toute façon je savais que ça ne signifiais rien de bon. Dans le chaos, je m’enfuis vers ma gauche, vers l’ouest, direction un terrain escarpé et Scérius fit le même choix que moi. Victoria partie elle instinctivement vers l’est où se trouvait une rivière et un terrain plutôt marécageux. Le temps qu’elle se rende compte qu’elle était seule, des cavaliers fondaient vers nous !

Comble de bonheur, c’était des archers montés, l’un des pires adversaires possible pour nous et ils nous rattrapèrent rapidement quoique conservèrent ensuite leurs distances pour mieux faire pleuvoir les flèches sur nous. J’en reçu une pour ma part, mais qui ne fit par chance pas trop de dommage. Scérius était en train de conjurer Dyann de nous aider avec son arc, mais cette dernière ne pensait qu’à fuir et sauver sa peau.
De mon côté, voyant qu’il était parfaitement inutile de fuir –on se fatiguerait alors que les cavaliers non, en plus d’être plus rapide que nous- je décidai de faire demi-tour et de faire front. Sicatius dans une main, pistolet dans l’autre, je m’apprêtais à me défaire du cavalier qui fondait vers moi. Il avait envie de passer au menu principal, aussi avait-il rangé son arc pour sortir son sabre et arrivait à la charge.
Je choisi de tenter de le faire tomber de son cheval d’un coup de pistolet, ce qui aura aussi certainement le bon goût de faire peur aux chevaux, et alors que je m’apprêtais à exécuter mon plan, un grain de sable se glissa dans l’engrenage. Victoria était en train de courir vers nous et l’un des cavaliers avait l’air tenté par son cas, mais ce dernier changea d’avis au dernier moment, préférant sans doute tirer sur une cible ne portant qu’un gambison et non une cuirasse …
Sa flèche me toucha au flanc et me fit suffisamment mal pour me faire rater mon tir, puis le cavalier qui me chargeait arriva sur moi et me sabra un grand coup, me faisait tomber au sol dans un état plus que critique. Un grand flot de sang s’écoulait de ma plaie béante …
J’entendis derrière moi vaguement les chevaux paniquer, se cabrer et leur cavalier tomber, quelques bruits de bataille puis le calme. Je senti des mains se poser sur moi, sur ma plaie, des voix me disant : « tient bon Flint ! » « Emma arrive ! ».
Le temps passa, des secondes ? des minutes ? je ne saurai dire. Je sentais juste mon sang et ma vie me quitter, puis ce fut le noir.

Et c’est ainsi que passa de vie à trépas le capitaine Flint.
Une fois les renforts Swiftravens arrivés et avec l’aide du grand acte de bravoure d’Aymeric qui chargea dans la mêlée pour donner du temps à ses compagnons de fuir (comment il a fait pour revenir aussi vite –au moins deux jours d’avances- reste un mystère complet, les Redclaws furent dispersé et ma dépouille mortelle put être récupéré et ramené à la forteresse plus tard où je serai enterré, grâce à Scérius qui sera venu la chercher.
Swift, mon amie que je considérais comme une sœur, hérita de mes effets et s’isola avec ces derniers. Peut-être l’idée en tête de reprendre le flambeau de mes études sur la poudre ? J’espère juste qu’elle laissera de côté mon épée maudite…

Ainsi prennent fin les folles aventures du capitaine Flint, mais soyez rassuré cher lecteur et lectrice, car si l’un des plus fabuleux hommes du monde s’éteint aujourd’hui pour notre plus grand malheur, un autre, quoique pas aussi beau, intelligent, aimé des femmes, ni gaie luron, a fait son retour à la forteresse ! Souhaitons-lui la meilleure des chances !

Repose en paix Flint.

Le retour de Siegfried,

Cela fait maintenant quelques jours que Siegfried est de retour à la colonie, un retour qui aurait pu être plus joyeux si la colonie n’enterrait pas l’un des siens à ce moment-là. Mais ce fut quand même pour certains l’occasion de célébrer des retrouvailles, et mêmes des retrouvailles inespérées.
A son retour à la forteresse avec Olga, la championne des Shield-Maindens qui aura perdu son 2ème duel contre Siegfried et qui l’accompagne maintenant, il put renouer de manière inespéré avec des anciens membres de son clan qui auront trouvé refuge à la forteresse en son absence.
Cela aura aussi été pour lui l’occasion de renouer avec ses anciens camarades d’expédition, dont il aura repris la tête du groupe, et de préparer une nouvelle expédition avec eux après s’être mis à la page. Il aura également raconté ses aventures lors de son « voyage initiatique », où il aura dû accompagner la fière Olga jusqu’à lui avoir sauvé la vie par 3 fois.
Son voyage aura compris 3 parties, la 1ère se sera passé dans le centre du pays brumaire où il aura combattu des clans pillards brumaires, essentiellement des Redclaws. Puis pour la 2ème étape, ils se seront dirigés vers le nord, vers la frontière avec les Froidelandes, à la poursuite d’un gibier rare, un griffon. Ils n’auront pas pu retrouver leur proie mais en auront trouvé une plume. Ils auront également découvert au passage des ruines d’une ancienne civilisation troglodyte, au fin fond des montagnes et où Olga se sera gravement blessé. Puis leur route les aura conduits en terres céliannes, où ils auront combattu en tant que mercenaire pour l’un des seigneurs mêlé à des guerres féodales et où Olga aura été victime d’une tentative d’assassinat auquel elle n’aura survécu que grâce à l’intervention de Siegfried, l’assassin n’aura été ni arrêté ni identifié de son côté.

La situation de la colonie est précaire actuellement, et il va falloir trouver une solution pour y remédier. Parmi les problèmes du moment, on peut nommer l’arrivé d’un hiver particulièrement difficile, la recrudescence d’activité des clans sous l’égide des immaculés qui ont la fâcheuse tendance à vouloir soumettre ou anéantir leurs voisins, les réserves financières de la colonie qui sont au plus bas et pour conclure avec le plus gros problème : les réserves de nourritures qui sont insuffisante pour passer l’hiver dans l’état actuel des choses.

Face à ces problèmes, nous devons faire un choix quand à nos priori d’actions. Pour résumé les choses, soit on se concentre sur le développement de notre mine d’argent et le commerce en priant pour que les dernières caravanes avant l’hiver nous apporte le nécessaire pour passer cette rude saison, soit nous pouvons voir à trouver les provisions qu’il nous manque en pillant nos voisins, chose qui mettrait en péril la paix social chez nous, ou alors la 3ème option : explorer les ruines de l’ancienne civilisation qui avait été découverte par Siegfried et Olga, et qui semblait relativement épargné. Je dis bien relativement.
La 2ème option aura été assez vite exclue, reste donc la 1ère option et la 3ème. Après concertation, nous sommes tombé d’accord que notre présence n’aura que peu d’impact sur la mise en route de la mine d’argent mais que la plupart d’entre nous seraient rassuré de rester non loin de la forteresse afin de pouvoir veiller sur ceux qui nous sont proches. Cependant, face aux menaces grandissantes et la protection relative qu’apportera l’hiver face à de grosses incursions, une solution pouvant renforcer Fortecrête sur le moyen ou long terme aurait notre préférence. Il est en effet peu probable qu’une grande force d’invasion soit mobilisée pendant l’hiver, et la forteresse est maintenant à même de se défendre contre des pillards.

Une fois la décision du groupe prise, chacun alla demander de son côté à des camarades s’ils souhaitent se joindre à nous, à l’exception de Victoria qui a quelques soucis d’empathie actuellement …
Sylvio alla demander à sa douce Eylif, qu’il rechignait à laisser seule aussi longtemps –notre expédition durera à minima 3 mois- et cette dernière lui expliqua qu’il était hors de question qu’il reste aussi loin d’elle. D’un commun accord ils décidèrent donc qu’elle nous accompagnerait.
Scérius demanda de son côté d’abord à sa sœur Camillia si elle voulait se joindre à nous, ce qu’elle accepta de bon cœur afin de pouvoir protéger son « petit » frère, puis il convainquit Dyann de se joindre à nous en lui promettant une épopée digne des légendes …
Emma demanda à son cher ami le chevalier Aymeric s’il souhaitait l’accompagner afin de la protéger et de partager sa tente. Il accepta de l’accompagner pour la protéger et de partager la tente commune … Y a encore du boulot comme qui dirait. Elle proposa également à Solveig, mais on ne sait pas encore ce que cette dernière a décidé.
Et de mon côté, je commençai d’abord par demander à mes vieux compagnons Ana et Lyubo de se joindre à nous, ce qu’ils acceptèrent immédiatement, ainsi qu’à Olga qui se montra enthousiaste à l’idée de repartir à l’aventure. Et mon vieux camarade canin Vent-Gris se joignit également à nous afin de garder un œil sur les jeunes.

Puis fut le temps de faire les préparatifs matériel pour une telle expédition, et de prévenir Alicia de nos projets. Celle-ci convint que l’idée se tenait et approuva le projet, même si elle ne semblait pas emballée à l’idée que l’on s’absente aussi longtemps. Je crois que cette idée n’emballe personne ici … Enfin, personne sauf ceux qui étaient content de voir le nombre de bouche à nourrir se réduire.

C’est donc à une douzaine que nous avons pris la route avec tout le matériel nécessaire –en théorie- pour ce genre d’expédition. Nous avons taillé la route sans soucis jusqu’à arriver au village des Swiftravens qui se remettait lentement de ses blessures. Parti aux nouvelles, j’appris qu’il y avait encore quelques escarmouches avec les Redclaws ici et là, mais rien qui se sache poser trop de problème à nos voisins. Et bonne nouvelle, il semblerait qu’il n’y ait pas de problème au niveau de la route nord. De toute façon selon les dire du garde, il n’y a rien au nord.

Rien, sauf peut-être notre salut.
L’arrivée dans les montagnes
Nous avons commencé notre progression dans les montagnes, montagnes qui se révèlent aussi inhospitalières que lors de ma dernière traversé. Il y a un vent froid et acéré qui souffle, le paysage devient de plus en plus dénué de végétations et le gibier devient plus rare.
Plus rare, mais aussi différent. Mais je reviendrai là-dessus plus tard. Les 13 compagnons de notre expédition se sont organisés comme suit : Nos chasseresses Ana et Dyann ont alterné chasse et reconnaissance, Victoria et moi en tête de file, Olga, Eylif et Sylvio derrière nous au niveau de la première charrette tiré par l’ânesse, Aymeric tirait la 2nd en compagnie d’Emma et de Lyubo, Scérius tirant la dernière charrette avec la sœur Camillia en soutien moral, assistée dans cette tâche par Solveig.

Nous progressions donc ainsi dans ces montagnes, où le chemin était difficile, nécessitant parfois d’aménager le terrain ou de soulever un chariot afin que l’on puisse continuer. C’est sur cette route difficile, que je vis au loin avec Victoria au bord de la route ce qui ressemblait à une charrette abandonnée. A cette vue et craignant une embuscade, j’ordonnai l’arrêt de la caravane le temps d’inspecter les lieux. Tout le monde s’exécuta, en profitant pour se reposer tout en scrutant les environs à la recherche d’une menace éventuelle. De mon côté, j’avançais vers ce qui fut un chariot alors que Victoria se plaçait à une distance intermédiaire entre notre caravane et le chariot.

Ce chariot donc était vétuste, visiblement abandonné ici depuis un certain temps. En poussant une analyse plus poussé de ce dernier, je découvris qu’il y avait une cache apparemment intacte à l’avant du chariot. Mais elle était trop bien fermé et nécessitera quelques outils pour être ouverte convenablement. Scrutant les environs et voyant qu’il n’y avait pas de problème à l’horizon, je fis signe à la caravane de se remettre en marche et de s’arrêter à côté du chariot.
Je sorti alors le merlin et un coin, et Emma proposa d’utiliser un peu de magie sur le caisson compacte afin d’y former une fente pour que le coin ait une meilleure prise. Ce qu’elle fit et que j’utilisai, le coin se mit en place sans problème en quelques petits coups et une fois bien calé, j’y mis un dernier coup de bon cœur … un peu trop de bon cœur. Le merlin s’abattit plein fer et avec force sur le coin, l’enfonçant violemment dans le caisson et faisait voler en éclat tout le sommet de ce dernier.

Ce qui frappa immédiatement ceux qui étaient à côté était l’odeur qui se dégageait de la cache. C’était une odeur de mort et de chair en décomposition. Tombant à moitié sur le sol, un cadavre qui n’était pas de la toute dernière fraîcheur agressa nos narines de par son odeur. Nos yeux également lorsque l’on vit les vers quitter leur garde-manger que l’on avait dérangé …
C’était le cadavre d’un enfant à priori, qui avait des vêtements de bonnes factures et qui portait quelques colifichets ou talisman, visiblement ces derniers n’auront pas été efficace contre leurs derniers problèmes. A priori le chariot a été victime d’une attaque et le gamin a été caché dans la cache du chariot, avec brio pour le meilleur et pour le pire : il aura évité d’être capturé, dépouillé et réduit en esclavage ou tué, mais en contrepartie il aura connu les affres de mourir enfermé …
A ses côté dans la cache se trouvait également un beau coffret bien fermé. N’ayant pas envie de démolir un bel ouvrage et comme il n’y a pas urgence à connaître la valeur des fonds présent dans ce coffrets … ce dernier attend actuellement dans l’un des chariots de pouvoir être ouvert plus « proprement ».
Quant au corps du garçon, une fois qu’on l’a soulagé de ses éléments de valeurs, nous avons tiré son corps sur le chariot et mis le feu au tout au moment de partir.

Nous avons fait une halte à midi au bord d’un ruisseau, où certains en aurons profité pour reprendre leur souffle et goûter des animaux locaux qu’Ana a réussi à trouver qui nous sont inconnu (des sortes de gros rongeurs, bien grassouillets). L’air plus rare de la montagne ne réussit apparemment pas à tout le monde … Puis nous nous serons remis en route.
Le reste de la route pour cette journée se passera relativement bien, si ce n’est qu’il aura fallu batailler par moment avec une route encombrée de cailloux et autres rochers provenant de récents éboulements.
Puis en fin d’après-midi, je tâchai de me souvenir d’un endroit propice à un campement dans les environs et en trouva un, dans le creux d’une falaise. Nous y plantâmes les tentes, cassâmes la croute, évoquâmes des anecdotes puis nous mimes au lit.

La nuit se passa bien, jusqu’à ce qu’un énorme grondement nous réveille tous. Un des pires scénarios possibles était en train de se produire : dans la nuit noire une avalanche de roche était en train de passer et malheureusement elle passa entre autre sur notre campement ! Notre position dans un creux fit que nous n’avons pas eu à essuyer le gros de l’avalanche, mais elle blessa quand même presque tout le monde. La plupart s’en tirèrent à bon compte avec seulement quelques ecchymoses, mais d’autres eurent moins de chance comme Ana qui reçue un mauvais coup au thorax ou Sylvio qui fut sévèrement blessé à la tête.
Les tentes subirent également, l’une d’entre elle failli d’ailleurs être emporté par le vent cinglant au passage mais Emma eu le réflexe de l’attraper au vol. Il fallut juste presque attraper également Emma au vol mais elle parvint à la maintenir et plus tard à la réparer avec mon aide. Sylvio reçu des soins mais Ana doit toujours être soigné de son côté. Emma est malheureusement trop fatiguée actuellement pour s’occuper d’elle.

Le lendemain matin, il fallut se remettre en route après cette nuit épouvantable. Emma dormi à poing fermé dans une charrette et celui qui la tirait (la charrette …) fut des plus heureux qu’Emma soit légère. Ana voulut reprendre le service mais je lui dis de rester avec la caravane pour se reposer, tandis que je la remplacerai comme éclaireur.
Alors que j’observais les environs de la route en amont de la caravane, je vis ce qui semblait être un village abandonné non loin d’un croisement. Curieux, je m’en approchai discrètement et prudemment. L’endroit n’inspirait pas spécialement confiance de par les traces de sang au sol qui témoignaient d’un ancien carnage, les habitants de ce village ayant dû être victime d’un raid assez dévastateur. Comme la caravane commençait à approchait, je dû interrompre mes recherches là et rejoignis les autres.
Une fois retrouvé, je leur parlai du village et je proposai qu’on l’inspecte plus avant en vue d’y passer la nuit. Nombre d’entre nous aurait besoin de se reposer dans les meilleurs conditions possibles, et 4 murs (enfin un seul vu que les habitations étaient de forme circulaire) et un toit serait déjà un bon point pour les aider à se remettre.

On commença donc à explorer plus en détail le village, qui était somme toute de petite taille. Il ne comprenait que 9 habitations, disposé en cercle avec une au centre. Victoria et Scérius se chargèrent de déterminer laquelle de ces maisons serait la plus à même de nous abriter pour la nuit, pendant que je fouillais l’endroit à la recherche de quoi que ce soit d’intéressant. Je fis choux blanc de mon côté, ne trouvant que quelques vestiges de mobilier tout juste bon à nous servir de bois de chauffage, mais Scérius parvint de son côté à déterminer quelle est la meilleure maison pour notre compagnie.
Il s’agissait de celle au centre, donc les murs était encore en bon état et dont le toit de chaume devait juste être révisé, ce qui serait fait sans peine en tapant dans la chaume des toits des autres maisons. Nous nous y installerons tous, en compagnie de l’ânesse, et laisserons les charrettes dans une maison avoisinante avec quelques planches en travers de la porte, planches qui auront plus pour but de faire du bruit en tombant si un intrus cherchait à y entrer plutôt qu’à en interdire l’accès.

La nuit tomba et nous commençâmes les tours de garde dont les blessés et les plus fatigués étaient exemptés. Tout ce passa bien jusqu’à ce que je sois réveillé par Solveig qui venait de terminer son tour de garde. Elle était nerveuse et scrutait fixement l’une des maisons par entrebâillement de la porte.
« Il y a un problème Solveig ? » lui demandais-je doucement pour ne pas réveiller les autres.
« Chut. Je ne sais pas. Peut-être. »
Pas vraiment rassuré par ses paroles, je tachais de regarder là où elle regardait, mais dans cette nuit noire je n’y voyais goûte.
« J’ai cru voir bouger vers la maison du fond » me dit-elle.
« Hum … dis-moi, avec ta magie, tu peux voir ce que vois tes loups ? »
« Oui, pourquoi ? »
« Eh bien, tu pourrais les envoyer en reconnaissance afin qu’on sache un peu ce qu’il se passe. »
« Mais ça serait dangereux pour eux ! » me dit-elle horrifié.
Je n’avais pas l’envie de me battre avec elle là-dessus, peut-être aurais-je dû plus insister à la réflexion mais je ne fis pas sur le coup.
« Bon, tu peux voir dans le noir non ? »
« Euh oui »
« Bien, dans ce cas, tu vas m’accompagner dehors et on va vérifier que tout soit bien en ordre. »
« Mais … mais c’est risqué dehors. »
« Ne t’en fais pas, je te protègerai, reste bien derrière moi et soit mes yeux. »
Elle accepta, pas de gaieté de cœur mais sans argumenter contre.
« On va commencer par vérifier que tout soit en ordre au niveau des charrettes, puis on ira voir la maison suspecte. »
Je vis juste ses yeux aller de haut en bas en guise de réponse. Nous sortîmes dans les ténèbres et prirent la direction des charrettes. Alors que nous y étions presque, on entendit des « tac tac » venir de l’opposé de notre direction. Je fis quelques pas de plus vers les charrettes pour voir si les planches étaient toujours ne place, c’était le cas. Direction notre bruit étrange maintenant, on retourna donc vers notre maison et alors qu’on arrivait au niveau de la porte, je cru distinguer une étrange forme à côté de l’entrée. Je voulu m’en approcher une première fois mais Solveig m’arrêta, aux abois.
« Tu veux vraiment approcher de cette chose ? »
« Oui. C’est devant l’entrée et n’y était pas tout à l’heure. Je veux savoir ce que c’est que cette chose. »
Je m’en approchai donc avec moult précautions et quand j’arrivais au niveau de la porte, j’entrouvris cette dernière afin d’avoir un peu de lumière. Ce que je discernai était étrange, on aurait dit une sorte de totem à tête de cerf portant divers colifichets … Pas le genre rassurant. Je rentrai à l’intérieur.
« Toc toc » d’un côté de la maison contre le mur.
« Toc toc » idem d’un autre côté.
Bon … Il se passe de drôle de chose par ici et il va falloir y mettre un terme si on veut pouvoir finir la nuit tranquillement. On commença à réveiller les valides et une fois rencardé, nous fîmes une sortie. Sylvio avait invoqué son Séraphin de lumière Elandar et ce dernier avait pour ordre de me suivre et de me protéger. La bonne nouvelle est qu’on y voyait bien autour de nous comme ça, même sans torche, la mauvaise, c’est qu’on devait bien nous voir aussi …
On vit ainsi plus ne détail le totem à tête de cerf à l’entrée de la maison, ainsi qu’un autre du même style de l’autre côté. Apparemment ce serait des totems annonciateurs de mort, ou porteur de malédiction, ou les deux … Mouais en tout cas ils sont sacrément moches et si ces saloperies veulent nous maudire, elles vont finir en petit bois.
Alors qu’on se préparait à les détruire, on entendit des bruits de planches tomber. Les charrettes ! Direction ces dernières en vitesse mais rien … si ce n’est que les planches étaient par terre, confirmant que quelqu’un venait de passer par là. Je fis un saut à l’intérieur afin de vérifier que tout soit bien en ordre, ce qui semblait être le cas, à deux détail près : on avait pissé sur les charrettes et elles avaient chacune une roue à terre.
Le temps d’annoncer la nouvelle aux autres et l’on entendit un cri de douleur, celui d’Aymeric. Une flèche en os venait de l’atteindre, le blessant à peine grâce à son armure. Cela finissait de confirmer mes soupçons : il devait certainement rester dans les environs des survivants du raid du village, et ces derniers ne doivent pas voir d’un bon œil que des étrangers s’installent comme ça « chez eux », même si ce « chez eux » est totalement à l’abandon. Il va falloir trouver une solution à ce problème, je n’ai personnellement pas envie d’utiliser la violence contre eux, je sais ce que ça fait de perdre ses terres, j’espère juste qu’ils accepteront d’entendre raison et de discuter.
Fort Alamo.

Nos « hommes des montagnes » étaient toujours non loin, probablement à réfléchir à leur prochaine action. De mon côté je n’étais pas encore fixé quant à leurs motivations à notre égard. Est-ce que ce sont de simples villageois qui survivent comme ils le peuvent malgré les raids, où est-ce une tribu belliciste ?
Nous manquons cruellement d’informations, et il y a un moyen simple d’en obtenir : parler. Ou au moins tenter d’engager le dialogue.
Alors que je m’apprêtais à sortir, Camillia me fit savoir qu’à ses yeux je prenais de gros risques. C’est vrai, si ça se passe mal ils risquent de me sauter dessus ou tenteront de me coller une flèche comme c’est arrivé à Aymeric … Mais c’est un risque à courir si on veut dissiper les doutes ou les malentendus.

Je sorti donc de la maison, une torche dans ma main gauche et mon épée au fourreau, puis j’annonçai bien fort : « Nous sommes des voyageurs cherchant un endroit où passer la nuit, nous n’avons pas l’intention de vous nuire ou de nous éterniser, nous serons partie au matin. »
J’attendis immobile dans le noir, ma torche en main, ayant espoir d’obtenir une réponse, positive si possible. Il y eu une réponse : une flèche me fut tirée dans la jambe, qui parvint à transpercer quelque peu mon armure. Je leur lâchais « Très bien, c’est votre réponse donc ! » puis je rentrai dans la maison d’où je venais.
« Ils n’ont pas l’intention de discuter, au moins les choses sont clair maintenant.» dis-je en retirant la flèche de ma jambe. Nos ennemis, puisqu’ils le sont maintenant, recommencèrent à faire leur toc-toc sur le mur des maisons, pour nous stresser et nous empêcher de dormir … Ils utilisent vraiment des techniques de lâche. Le reste de la nuit se passa sans problème mis à part ça, et nous avons pour la plupart réussi à dormir autant que faire se pouvait.

Au matin, nous sortîmes prudemment des maisons mais il n’y avait aucun problème en vue. Nous nous remîmes en route, et cette fois Ana et Dyann furent toutes deux affectées à la chasse et je m’occupai du rôle d’éclaireur. J’avais préféré procédé ainsi car après les pertes de nourritures de la nuit dernière, je souhaitais maximiser notre approvisionnement.
Cette stratégie nous permis d’obtenir un peu de nourriture –un peu seulement, la chasse semble difficile par ici- mais on obtint également des problèmes, encore, mais aussi des informations. Ana découvrir diverses grottes ici et là, tout autour de nous, semblant habité par des hommes des montagnes comme ceux de l’autre nuit.
Alors que nous étions en fin d’après-midi, il se posa la question de savoir où nous allions passer la nuit. Les environs ayant des hôtes assez hostiles, je recherchai avec les autres un endroit où nous pourrions bénéficier d’une position défensive en cas de problème. La réponse fut simple : à l’endroit-même où nous nous trouvions, à condition d’y établir des défenses, ce que nous fîmes avec Victoria à la direction des manœuvres. Et alors que nous nous attelions à la tâche, Dyann revint seule avec le fruit de sa chasse.
« Tu reviens seule Dyann ? » lui demandais-je. « Ana n’est pas avec toi ? »
« Non … elle était non loin de moi pendant la chasse mais elle a disparu tout à coup. »
« Ça ne sent pas bon, et la nuit sera bientôt là … Bon, il va falloir la retrouver au plus vite, nous allons la chercher. Sylvio ! Tu peux demander à Elandar de rechercher Ana ? Solveig ! Tu peux voir avec tes loups s’ils peuvent trouver quelque chose ? » Et de mon côté j’essayais de faire comprendre à Vent-Gris que j’aimerai qu’il remonte la piste d’Ana, malheureusement j’eu des difficultés à lui faire comprendre ce que j’attendais de lui. Solveig eut également du mal de son côté, heureusement pour nous Elandar lui compris ce que l’on attendait de lui, et trouva l’arc d’Ana. Mon sang se figea un instant en pensant qu’elle avait été probablement faite à nouveau prisonnière, ou pire. Pourquoi le sort doit-il ainsi s’acharner contre elle ? Malédiction.

« Bon, et bien il n’y a plus qu’à aller à l’endroit où Elandar à trouver l’arc et remonter la piste au plus vite. Dyann, on va avoir besoin de toi, pareil pour toi Solveig, tes talents nous seront précieux. Holga, tu veux bien nous accompagner au cas où ? » Et Sylvio se joint à nous également pour mieux diriger Elandar. Nous laissions les autres finir le camp avec pour instruction de tenir la place. Nous arrivâmes rapidement à l’endroit où il avait trouvé l’arc d’Ana, il y avait des traces de lutte et du sang… Bon, on va se consoler comme on peut : il y a du sang mais pas trop et il n’y a pas de corps, donc elle doit être encore en vie. De plus il y a une trace pas trop difficile à suivre.
Nous remontâmes la piste, piste qui nous fit grimper le flanc de la montagne jusqu’à arriver devant l’entrée d’une grotte. La nuit commença à tomber sur nous, nous étions sans torche en haut d’une montagne devant l’entrée d’une grotte devant abriter un certain nombre de personnes de personnes aux intentions hostiles. Le problème de la lumière fut réglé par Elandar, notre Séraphin de lumière qui nous éclaira de sa lumière diffuse et que l’on posta au milieu de notre formation. Holga et moi-même étions à l’avant, les autres à l’arrière et nous avançâmes prudemment ainsi dans ces boyaux, armes aux poings.

Le boyau descendait en spirale, et après avoir avancé pendant quelques temps, la lumière de diverses torches apparue devant nous, ainsi que des chants et des acclamations. Nous continuions d’avancer jusqu’à voir la scène :
Elle était là ! Encore en vie, mais attachée à une sorte d’autel sacrificiel avec derrière elle une sorte de prêtre accompagné de deux gardes qui ne semblaient pas commode. Devant eux se trouvait en contrebas une bonne vingtaine d’adorateurs qui buvaient les paroles de leur prêtre. Prêtre qui saigna d’ailleurs un bras d’Ana avec sa dague … Il va falloir faire vite.
Le plan suivant fut convenu : Moi et Holga allions contourner tout ce beau monde et arriver directement au niveau de l’autel pour libérer Ana. Dès le début des hostilités, Elandar se précipitera pour protéger Ana et Dyann nous assistera de son arc, sa première cible étant le prêtre.
Nous parvinrent à contourner discrètement la scène pendant que le prêtre saignait le 2ème bras d’Ana, une petite voix dans ma tête me disait de me dépêcher car la prochaine fois ce ne sera pas un bras qui sera tailladé … Arrivé en position, moi et Holga étions environ 3 mètres derrière le prêtre, et environ 3 mètres plus haut. 2 options là : descendre via des fentes dans la paroi en bas mais nous seront alors à la vue de tous … ou alors prendre le risque de sauter.

Je fis mon choix.

Je pris mon élan et je sautai en direction du prêtre, tenant mon épée à deux mains que j’abattis de toute ma haine et ma fureur sur ce dernier. Je le tranchais en deux en même temps qu’il se faisait transpercer d’une flèche de Dyann. Une pourriture de moins en ce bas monde …
Holga n’avait de son côté pas fait le même choix que moi et prit le temps de descendre de la paroi, ce qui fit que les deux gardes à côté de feu le prêtre purent déverser leur fureur contre moi. Mais ils n’étaient pas les seuls à être furieux ici, et je résistai tant bien que mal à leurs assauts en rendant coup sur coup. Ce fut d’ailleurs l’occasion de tester en situation réelle ma nouvelle technique de riposte, qui ma fois fit merveille en blessant quoique modérément mes adversaires quand l’occasion se présentait. Holga arriva à mes côté rapidement et engagea l’un des deux affreux, qui malgré tout se concentraient encore sur moi. Mais en vain, car à nous deux et grâce à l’aide des flèches de Dyann nous pûmes les défaire avant l’arrivée de la horde des vingt furieux qui se précipitaient vers nous, réclamant notre mort. Elandar arriva aussi de son côté et commença à faire ce qu’on lui avait dit de faire : protéger Ana. Voyant cela et que je ne pourrai pas lui demander autre chose, je tranchai les liens d’Ana, la mit sur mon dos et commençai à grimper la paroi derrière nous. Il était temps de mettre les bouts … Holga n’était pas des plus sereine non plus face à cette horde et ne se fit pas prier pour commencer la retraite. Elandar fit merveille de son côté : il parvint à lui seul à occuper plus de la moitié de la horde, n’en laissant que 7 qui grimpaient trop vers nous pour nous barrer le chemin. Rectification, 6, car une flèche de Dyann le planta dans la tête de l’un d’eux et il tomba raide sur le sol en contrebas. Arrivée la première en haut, Holga se retrouva aux prises avec 3 fanatiques mais parvint à les tenir en respect. J’arrivais en haut peu après et Holga me cria de foncer, je compris d’un coup d’œil que les autres étaient en train d’arriver et je fis comme elle disait : je fonçai droit dans le tas à un instant où les armes venaient de s’abattre, histoire de limiter le risque de se prendre un mauvais coup au passage.
Holga parvint à l’engouffrer dans la brèche à ma suite et les flèches de Dyann tinrent nos poursuivants en respect, nous permettant de les distancer quelques peu. Après avoir retrouvé les autres nous coururent vers la sortie et Sylvio ordonna au passage à Elandar de tenir au maximum le passage derrière nous. Cela nous permis de sortir de là sans plus de combat.

Une fois sortie de là, il faisait nuit dehors et il y avait encore un flanc de montagne à descendre, sans torche et sans Elandar pour nous éclairer … Je dis à Solveig d’ouvrir la marche puisqu’elle pouvait y voir dans le noir avec ses pouvoirs, et nous lui emboitâmes le pas. Tous, sauf Dyann qui perdit son calme et prit ses jambes à son cou direction le campement. Elle y arriva la première et annonça toute paniquée qu’on arrivait …
Nous arrivâmes peu après, le camp était alors terminé –un petit camp à l’image de ce que fait l’armée célianne : une palissade avec deux entrées. Mon premier geste fut de confier Ana à Emma en lui disant de manière un peu abrupte de s’occuper d’elle, immédiatement. Puis il fallut préparer les défenses car les choses n’allaient surement pas s’arrêter ici.

Et en effet, un peu plus tard on commença à entendre le bruit des tambours et le tamtam caractéristique des préparations de bataille. Les hommes des montagnes étaient en train d’arriver en nombre, la vengeance aux lèvres. Cette nuit sera longue …
A la porte nord du camp, je pris position avec Aymeric en 1ère ligne et Camillia la sœur magistère de Scérius en appuie.
A la porte sud, il y avait Lyubo, Holga, Scérius et Solveig en 1ère ligne, Victoria en appuie avec sa magie.
Au centre sur une charrette, Dyann était là avec son arc prête à aider là où il le faudrait.
Emma et Eylif restèrent en retrait, et s’occuperont des blessés, enfin Emma s’occupera des blessés plutôt. Sylvio était en réserve, prêt à intervenir là où on aurait besoin de renfort.

Les tambours se rapprochèrent, puis l’immobilisèrent tout comme les hommes qui les accompagnaient. C’était l’ambiance étouffante de tous les débuts de grosse bataille. Quelques instants passèrent ainsi, sous la mélodie des tambours où tout le monde observait les autres, quand tout à coup Scérius s’exclama :
« Là-bas ! Un sorcier en train d’incanter ! »
Ni une ni deux, Dyann réagit immédiatement, bandi son arc et décocha une flèche qui vola droit jusque dans la tête du prêtre qui tomba raide au sol. Un problème de moins !
Puis se fit la rué. Furieux de la mort d’un second prêtre et probablement de leur commandant, les hommes des montagnes nous chargèrent sans autre forme de procès ni de stratégie. Simple mais brutale.
Les flèches de Dyann volèrent, Victoria améliora avec sa magie les compétences de ceux qui combattaient à ses côté et utilisa sa magie après pour aveugler les assaillants de son côté. De l’autre Camillia lança de beaux jets de feu qui semèrent la mort et la confusion chez nos ennemis.

Les assauts se firent de plus en plus brutaux au fil des heures. C’était un combat acharné. Au nord nous n’étions que deux en première ligne au début, mais aussi deux de nos meilleurs combattants et parmi les mieux armurés. Aussi nous parvinrent à tenir relativement bien. Scérius nous rejoindra dès la 2ème heure afin d’égaliser la pression sur les fronts, Sylvio ira d’abord au sud, puis passera par moment au nord quand il n’était pas entre les mains d’Emma pour recevoir des soins.
Il y eu d’ailleurs un gros turn over à la porte sud afin de dispenser un maximum de soin. Ils étaient plus nombreux là-bas, mais moins bien protégé et subirent de nombreuses blessures.
Ana fini par rejoindre Dyann sur la charrette et aida de son arc, jusqu’à épuisement des munitions. Puis elles partirent toutes deux aider au sud.

La pression monta crescendo d’heure en heure jusqu’à son paroxysme à la 4ème heure. Puis la pression commença à diminuer doucement au fil du temps, mais nos blessures augmentaient elles aussi avec le temps et finalement nous étions tous blessé à des degrés divers dont certains comme Ana plutôt sérieusement pour ceux qui étaient en 1ère ligne.
Ce n’est qu’au bout de 8 heures d’un combat sanglant et acharné, alors que le soleil commençait à pointer, que les combats s’arrêtèrent et que nous purent constater les piles de cadavres qui s’étaient formées pendant la nuit. Alors que je reprenais mon souffle, une main se posa sur mon épaule, c’était Camillia.
« Siegfired » me dit-elle d’une petite voix. « Il faut que tu viennes voir. »
Redoutant le pire, je la suivie et elle m’emmena quelques peu au-delà de la porte sud. Et alors mon cœur s’arrêta et mon esprit devint blanc.
Lyubo gisait au sol, son arme encore fermement tenu par son poing. Il s’était fait entraîné et isolé et avait combattu jusqu’au bout, emportant un maximum d’adversaires avec lui dans la mort.
Aucun mot, aucun son ne put sortir de ma bouche. Mes genoux me lâchèrent à côté de lui, je posai une main sur son torse et resta ainsi immobile je ne sais combien de temps, mon esprit ignorant tout le reste. Il était mon plus vieil ami et compagnon, toujours présent, toujours loyal, toujours là quand on avait besoin de lui, et il était mort. Mort par ma faute.
L’arrivée aux montagnes

Le matin fut morne. Après une journée de marche et une nuit de combat, nous étions tous épuisés, meurtri dans nos chairs et pour certains dans nos âmes.
La plupart s’effondrèrent de fatigue, se mettant à peine à l’écart des cadavres avant de s’endormir. Le repos fut bref car il nous fallait encore quitter cet endroit maudit et trouver un autre propice où passer la nuit. Mais avant de partir, il y a une dernière chose que je devais faire.
Je retournais voir la dépouille de Lyubo, lui fit la toilette puis lui prépara un bûcher funéraire. Puis fut le temps des adieux.
« Lyubo, tu étais mon plus vieux compagnon, un fidèle, et plus que tout, un ami. Toujours présent dans les meilleurs moments comme dans les pires, tu étais quelqu’un sur qui on pouvait compter. Tu vas laisser un grand vide dans mon cœur, adieu mon ami. »
Et sur ces mots, j’enflammais le bûcher et alors que ce dernier brulait, je sentais une chaleur m’envelopper.
Après avoir démonté ce que nous pouvions emporter des fortifications, nous levâmes le camp et nous mîmes en route sans un mot mais mes camarades restèrent près de moi pour tenter de me réconforter par leur présence.

La journée se passa calmement, et alors que le soleil tombait je trouvais dans un flanc de montagne non loin une faille dans laquelle nous pourrions nous abriter.
L’endroit était discret et nous ne devrions pas être repéré ici tant que nous ne ferons pas de feu, mais par précaution nous installâmes quand même les fortifications peu après l’entrée de la faille, en essayant de les dissimuler autant que faire se pouvait. Ce n’était pas du grand art, ni très solide, ni superbement camouflé, mais il faudra bien que ça fasse. Au moins si on a de la visite cette nuit, ils ne pourront arriver qu’à deux de front par une seule entrée.

Le début de la nuit se passa … quand les tambours se remirent à chanter. Nos « amis » n’ont visiblement pas l’intention de s’arrêter là, mais au moins ils ne savent normalement pas où nous nous trouvons. On continua d’essayer de dormir tant bien que mal, c’est qu’on commençait à être habitué à ces techniques d’usures … Certains tentèrent de méditer pour mieux se reposer, d’autres comme moi de se mettre quelque chose dans les oreilles pour mieux supporter ce bruit et je crois qu’Emma essaya de pénétrer les rêves d’Ana pour l’aider à se remettre psychologiquement. Je ne sais pas trop ce qu’avait fait Scérius de son côté, mais il se mit à pousser soudainement et sans raison apparente un grand cri de douleur. Victoria et Emma se ruèrent vers lui, la première surtout pour le faire taire. De mon côté je me dirigeai vers l’entrée de notre campement pour surveiller les environs, et je ne tardai pas à voir deux colonnes de torches se diriger vers nous. Au moins on est fixé, ils savent très bien où nous sommes …
Pendant que je montais la garde à l’entrée, ça discutait derrière de combat entre force de lumière et d’un rituel … Apparemment Sylvio suggéra de faire un rituel séraphique pour renforcer Elandar et l’envoyer ainsi renforcé tuer le chaman qui tenait Scérius sous son emprise.
Ils commencèrent le rituel alors que Victoria s’installait à mes côtés et que nos adversaires commençaient à être dangereusement près de nous.
Elandar apparu, brillant de mille feux et reçu l’ordre d’aller tuer le chaman qui tenait Scérius sous son emprise, puis de revenir nous aider à nous défendre. Il s’envola et on le vit plonger sur un homme qui semblait bien entouré, il y eu un combat, puis la lumière d’Elandar commença à changer de couleur, virant vers le rouge et il revint vers nous.
« Sylvio, c’est normal cette couleur ? » Et je rajoutais presque : et cette dague dans son flanc, c’est normal aussi ? Mais j’eu confirmations que mes craintes étaient avérées quand Elandar se jeta sur Victoria et moi. Victoria subit le premier assaut et j’en profitais pour saisir la dague, mais sans parvenir à la dégager. Je ne lâchai pas ma prise et subit le deuxième assaut d’Elandar qui ne m’infligea qu’une blessure légère. En contrepartie je parvins à extirper cette dague de malheur et la jeta sur le côté. Elandar repris visiblement ses esprit ainsi qu’une couleur normale, Sylvio s’enquit de lui puis le révoqua afin de le laisser se reposer, c’est qu’Elandar semblait avoir été grandement fatigué par cette expérience.

Nos « hôtes des montagnes » finirent de se rapprocher du camp visiblement pour disputer le match retour, mais s’arrêtèrent soudainement et restèrent ensuite immobile. Puis leurs rangs s’ouvrirent pour laisser passer un homme, un grand gaillard de bien deux mètres de haut, solidement bâtit, une belle hache dans une main, un bouclier dans l’autre et revêtu d’une solide armure. Cet homme qui devait être leur champion s’arrêta en première ligne et nous fixa.
C’était assez surement une demande de duel, quoique sans certitude, et surtout sans certitude que les autres respecteraient ce duel. On se regarda dans les yeux dans l’expectative pendant quelques temps, on discuta entre nous et finalement les cris de Scérius qui beuglait toujours de douleur pendant tout ce temps finirent de me décider.
« Bon ben, je vais y aller … » Oui, j’étais très enthousiaste à cette idée.
« Attend », me dit Victoria. Elle incanta un sort sur moi et je me senti soudainement plus agile. « C’est bon, tu peux y aller maintenant. »
J’avançai donc vers le champion et planta mon épée devant lui. Il saisit à sienne et s’avança vers moi, ses camarades ne bougèrent pas d’un poil.

Et le duel commença.

Je décidai de l’observer dans un premier temps et resta sur la défensive. Il m’assena un violent coup avec sa hache que je parai avec quelques peines tant le coup était puissant, puis il enchaîna d’un coup de bouclier. Heureusement que j’avais déjà vu et subit cette technique avec Holga, mais je n’en avais pas le meilleur des souvenir. Je remarquai également que si cet homme était solidement armuré, cette armure s’arrêtait à ses genoux laissant ses jambes et ses pieds totalement exposé.
Ce n’est pas possible une chose pareil, c’est forcément une ruse pour m’inciter à frapper là pour mieux me contrer. D’un autre côté si ça passe …
Je décidai de tenter ma chance lors de la seconde passe d’armes, j’effectuai une attaque en direction de ses jambes mais qui fut paré, tout comme son coup de hache, ma riposte et son coup de bouclier.
Ça va être long ! Long et fatiguant car il tatane sévère.
Sur la passe d’arme suivant, j’eus plus de chance et parvins à lui placer une bonne frappe dans une de ses jambes qui se mis à saigner abondamment. Une bonne nouvelle ! Le reste des attaques furent toutes paré pour ne pas changer.
Ses coups commencent à être fatiguant, il va falloir abréger les choses avant qu’elle ne s’accumule de trop. Mais malgré sa blessure il ne baisse pas en intensité, tel un possédé qui donne tout ce qu’il a pour terrasser son adversaire.
J’essayais d’en finir avec sa jambe, mais il la protégeait bien. Au moins je continuais d’arriver à en faire de même avec ma personne, même si mes muscles commençaient à hurler de douleur.
Je décidai ensuite d’essayer de mettre un peu de champ entre nous et de rester plus sur la défensive, mais rien y faisait, malgré sa jambe sanguinolente il continuait de martyriser mes muscles.
Las de subir, je pris mes épée à deux mains et tenta de trancher dans le vif de sa jambe, mais il para mon coup, mais il grimaça au passage. Moi aussi je peux avoiner mon grand !
Décidé à conclure rapidement alors que tout mon corps hurlait maintenant de douleur à force de subir les coups de ce forcené, je tentai une dernière frappe à deux mains qui sembla se diriger dans un premier temps vers sa jambe puis remonta en un éclair vers sa tête qu’elle transperça ! Sa hache aussi avait trouvé au même moment le chemin du but, mais grâce à mon armure et à la chance je ne fus pas trop blessé. Le champion s’effondra dans la mare de sang qu’il avait laissé à force et ce fut le silence.
Du regard, je fis le tour des hommes des montagnes puis ces derniers firent demi-tour et se retirèrent. J’en fus quelque peu surpris ! Ils s’étaient jusque-là montrés des plus pénibles, des plus enthousiastes à l’idée de nous faire participer à leurs rituels sacrificiels que je restais incrédule en les voyants partir. Enfin ? Enfin on va avoir la paix et pouvoir finir de traverser ces maudites montagnes ?

Enfin on va pouvoir dormir ?

Scérius avait arrêté de crié de son côté, il n’était visiblement plus tourmenté mais il y avait apparemment toujours une malédiction qui le frappait. Heureusement, Emma parvint à l’aide de sa magie à briser cette dernière et le corps de Scérius pu recommencé à se soigner, chose qu’il n’avait pas fait depuis la dernière bataille qui l’avait laissé en un bien piteux état.

Le temps de se remettre et nous reprîmes la route vers les ruines que nous finîmes par atteindre 4 jours plus tard. Elles étaient à l’entrée d’une immense grotte dans la montagne qui traversait cette dernière de part en part, laissant un vent puissant passer à l’intérieur.
Nous progressâmes dans la grotte jusqu’à arriver au bord d’un à pic, enfin presque un à pic. Pas le choix, il faudra laisser ici l’ânesse et les charrettes, impossible de les descendre. On installa la corde et je posai alors la question qui fâche :
« Bon, qui connait les bases de l’escalade ? » Grand silence.
« Ok, bon je vais vous expliquer ça » et après des explications bien catastrophiques et que la corde soit installé, je passai en premier de cordé. Les autres suivirent sauf Ana et Vent-Gris, le dernier ne pouvant descendre tout seul et la première n’étant pas trop en état. Je remontai donc pour aller chercher Ana et la faire descendre, puis rebelote pour Vent-Gris. Toute cette grimpette aura été fatigante sur la fin, mais j’ai senti aussi que je trouvais plus facilement sur la fin.
Une fois en bas s’offrait à nous la vue d’une grande cavité parsemée de grandes colonnes porteuses.
On se sépara en 3 groupes, en tâchant de les équilibrer à peu près en termes de nombre, de compétences diverses –surtout les capacités de reconnaissances- et de potentiel de combat, au cas où.

Le groupe de Sylvio trouva une épée qui était planté en haut d’une colonne. Dyann grimpa en haut pour la déloger et subit un choc au moment où elle toucha la lame, manquant de la faire tomber. Elle parvint tout de même à la déloger et à redescendre avec.
De mon côté, on trouva un coffre rempli de bijoux en or, argent et sertis de diverses pierreries de l’ancienne civilisation.
Puis on alla se retrouver dans le centre de la cavité, qui était baigné dans un halo de luimière. On y retrouva l’équipe de Sylvio, mais celle de Scérius n’était pas là. Je me mis immédiatement à sa recherche et les trouvais plus loin, tous au sol alors que des plantes commençaient à grimper sur eux. On les tira de là immédiatement et ils reprirent connaissance peu après. Ils avaient apparemment activé quelques systèmes défensifs, où peut-être n’avaient-ils juste eu pas de chance et étaient tombé sur des plantes voraces …
Une fois tous réuni, on se dirigea vers la grande porte qui trônait au fond visible de la cavité. En approchant, on distingua une silhouette assisse devant cette porte. En approchant davantage, on vit que c’était la silhouette d’une très belle et jeune femme rousse aux yeux bleus, qui se leva alors qu’on arrivait à son niveau.
Intrigué, je lui dis :

« Bonjour »
« … Bonjour … » me répondit-elle. Que venez-vous faire en ces lieux ?
« Explorer. Puis-je savoir qui vous êtes ? Ce que vous faites là ? »
« Je me prénomme Anathème, je suis la gardienne de cette porte. Avez-vous l’intention de la franchir ? »
« Et bien … oui on est là pour explorer ces ruines, et donc de ce fait nous aurions besoin de franchir ces portes. »
« Je vous le déconseille. En fait je vous conseille plutôt de retourner chez vous »
Après tout ce qu’on a traversé pour arriver ici … Non on ne va pas faire demi-tour juste comme ça …
« Et pourquoi donc ? Vous êtes là pour empêcher les gens d’entrer ? A moins que ça ne soit l’inverse et que vous ne soyez là pour empêcher ceux qui sont à l’intérieur de sortir ? »
« Il y a des choses terribles derrière ses portes, des choses puissante et intelligente qui vous traqueront si vous passez ces portes. Quant à moi, je suis coincé ici depuis plus de mille ans suite à un rituel qui devait sceller ces portes mais qui ne s’est pas exactement terminé comme prévu, vu que je me suis retrouvé entravé ici dans le corps de mon hôte. »
« Votre … hôte ? »
« Le corps de cette femme que j’occupe, qui m'avait accepté en son corps de plein gré. »
« Et du coup ces portes … ?»
« Je les maintiens fermé depuis tout ce temps depuis que j'ai effectué un rituel pour sceller ces dernières, sauf que le rituel en question m'a également lié à cet endroit que je ne peux plus quitter. Après si vous souhaitez vous aventurer à l’intérieur, je pourrai vous accompagner et vous protéger de mes semblables. Je pourrai également voir pour refermer la faille par laquelle ils sont arrivés en ce monde, mais pour cela j’aurai besoin d’une âme afin de me libérer. Une âme volontaire. »
« Une âme ? Et le volontaire finira comme Victoria ? »
« Non, elle, elle n’a perdu qu’une partie de son âme. Moi je consumerai tout, corps inclus. Et peut-être que cela suffira … »
« Donc cela nécessite un sacrifice … Il y a d’autres alternatives ? Cela doit-il être obligatoirement une âme ? Cela ne pourrait-il pas être autre chose ? Un artefact ou l’un de vos congénères ? L’un d’entre eux ne pourrait-il rien faire pour vous ? »
« Oh, ils pourraient me libérer oui, mais ils ne le voudront jamais. Après, un artefact puissant pourrait permettre de me libérer avec suffisamment de puissance, mais ces derniers se trouvent au fond des ruines, l’endroit le plus dangereux, que je doute très fortement que vous puissiez atteindre. Et pour l’un de mes congénères … cela pourrait peut-être faire l’affaire, mais la chose sera très compliquée. »
« Donc il n’y a que des choix pourris en gros … Des idées les gars ? Ton Séraphin Sylvio, ça marcherait ? »
Anathème répondit : « Ça pourrait marcher … »
Et Sylvio : « Pas moyen que je sacrifie l’un de mes Séraphins ! » (Il est visiblement en train d’apprendre à invoquer son 2ème)
Victoria l’implacable proposa : « On pourrait faire des bébés et les sacrifier … »
Là j’intervins : « Euh … Outre le fait que sacrifier des bébés … voilà … si j’ai bien compris il faudrait attendre qu’ils naissent et soient en âge d’être volontaire … » (bon, ça aurait pu marcher en fait avec des embryons, mais on n’a pas poussé la question plus avant. Pour la petite histoire, pour optimiser la chose il aurait fallu que j’ensemence Holga, Emma, Victoria et/ou Camillia … Bref tout un programme qui aurait fait des émules.)
Ana intervint à son tour : Siegfried, après ce qu’il s’est passé avec Lyubo, je pourrai …
« Non ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu veux mourir ? Ce qui est arrivé à Luybo n’est pas de ta faute, il a choisi son combat et est mort en nous protégeant tous. Sa mort nous affecte tous, mais tu n’as pas à te sentir coupable. »
Elle n’insista pas davantage.
« Il y a peut-être une autre option » dit Anathème. « Je pourrai peut-être puiser dans l’ensemble d’entre vous, en ne prenant que la fraction que chacun souhaitera sacrifier, personne ne mourra. »
« Donc pour résumer les options : un sacrifice volontaire, Ana pourrait mais je m’y refuse, un artefact d’une grande puissance qu’on n’atteindra jamais en l’état, capturer des semblables d’Anathème qui sont des plus dangereux … que chacun y mette du sien, littéralement ou alors y aller sans Anathème ce qui équivaudrait à un suicide de groupe. Ou rentrer chez vous, mais on est venu ici pour une raison, et partir comme ça après tout ce qu’on a traversé pour venir … »
D’une voix commune : « des options toutes pourris »

Après discutions, un consensus s’est grosso modo dégagé pour l’option « chacun y met du sien », seul Eysil, Sylvio et Emma s’y refusent.
Anathème nous fit savoir également que « plus on donnera, plus elle sera puissante à sa libération ». Au passage cette option ne l’enchante pas elle non plus, car elle renoncera au passage à son immortalité, mais si c’est pour passer une vie d’immortel en ce lieu, elle préfère vivre en vie d’humain en dehors.
Chacun eut le temps de réfléchir à ce qu’il serait prêt à sacrifier – ou pas -, et je fis un discours pour expliquer l’importance de la chose.
« Ce que nous nous apprêtons à faire, nous le faisons pour assurer notre futur et celui de la colonie. Avec Anathème et ce que nous trouverons dans ces ruines, nous auront de quoi garantir la sécurité de la colonie pour le temps d’une vie. Chacun est libre de donner ce qu’il souhaite, personne ne sera jugé s’il ne souhaite pas donner. »
« Votre choix est fait ? » Demanda Anathème. « Très bien, alors commençons. »

Elle mit sa paume face à elle, puis la tourna vers nous, et d’un coup je senti mes forces me quitter en même temps que se produisait une sorte de vague de force qui projeta Eylif, Sylvio et Emma. Tous les volontaires perdirent une faction d’eux-mêmes en cet instant, Holga et Aymeric semblèrent d’un coup avoir pris un bon coup de vieux en même temps que leur charisme ou leur beauté s’estompait, Scérius lui sembla d’un coup bien moins agile, Dyann sembla devenir encore plus lâche qu’avant –c’est dire !- et nous autres sommes devenu bien moins résistant …
Le prix était grand.
Au moins le bon côté des choses est qu’Anathème sembla avoir été libéré à un grand niveau de puissance, j’espère que tout ça en vaudra bien la peine et qu’on ne regrettera pas trop notre décision. De mon côté si cela me permet d’assurer un futur aux miens, je pourrai dormir avec cette idée en tête.

Re: [Chiaroscuro] Fortecrête - CR des personnages

Publié : jeu. déc. 21, 2017 5:03 am
par Zellruhn
Les ténèbres du bout du monde.
Il nous fallut quelques temps pour nous remettre de cette atroce expérience, mais Anathème était pressée et elle ne tarda pas à commencer à ouvrir les portes.
Ces portes, les plus grandes que je n’avais jamais vu et ouvrant sur quantité de mystères, s’ouvrirent dans un bruit sourd qui résonna dans toute la cavité accompagné d’un crépitement magique au niveau des gonds et de la jointure des portes alors que les protections d’Anathème disparaissaient.

Cette dernière commença à s’avancer dans la ville qui se dessinait dans les ténèbres qui baignaient dans la pale lueur d’un rayon de lumière qui diffusait du sommet de la cavité. Je dis à l’attention des autres :
« Ceux qui sont trop fatigué pour explorer cet endroit et faire face à ses dangers restent ici. »
Emma, Sylvio et Eylif restèrent ainsi que Holga pour veiller sur eux. Les autres emboitèrent le pas d‘Anathème qui semblait y voir parfaitement en ces ténèbres alors que nous avancions à tâtons, éclairés par les faibles flammes continues que maintenaient Victoria et Camillia.

L’endroit était oppressant, l’obscurité ambiante ne faisant qu’amplifier le sentiment d’hostilité qui se dégageait des créatures qui peuplaient cet endroit. Nous ne les voyions pas, ou fugacement par moment, car elles semblaient avoir peur de notre guide et préféraient garder certaines distances vis-à-vis d’elle. Sauf une, une qui était soit trop téméraire, soit trop stupide, et qui s’avança de front. Malgré un corps plus chétif, on devinait que cette créature devait avoir une certaine force et tel était notre sentiment jusqu’à ce qu’Anathème tende la paume de la main vers elle et balaya cette forme de vie de ce monde en un éclair. Cela sembla calmer un peu les ardeurs des autres créatures qui rôdaient autour de nous, mais on sentait qu’elles souhaitaient toujours notre mort et particulièrement Sa mort.

Nous continuâmes d’avancer dans ces rues, alors qu’on avançait vers ce qui semblait être le cœur de la ville la lumière diffuse qui perçait du sommet de la cavité était un peu plus présente, mais guère. Par contre ces créatures étaient aussi plus nombreuses et audacieuses également, Anathème continua de les tuer sans problème et nous de brûler les cadavres, jusqu’à ce que nous arrivions devant un grand fossé qui paraissait parcourir la ville. A ce moment-là, un nouveau groupe bondit des ténèbres et fondit sur nous. Mais Anathème restait aussi vive et impitoyable et les massacra en un instant puis jeta leurs cadavres au fond du fossé. J’étais à la fois heureux de l’avoir à mes côtés et en même temps je ressentais une certaine appréhension, une telle puissance magique c’est littéralement du jamais vu et ce n’est pas faute d’avoir voyagé et déjà croisé toutes sortes de personnages. Aujourd’hui elle est notre alliée, j’espère de tout cœur que ce fait ne changera jamais car si elle devait se retourner contre nous, nous serions alors condamné sans rien pouvoir y faire.
Par chance, il semblerait qu’elle soit le seul représentant de leur espèce à apprécier les humains … il faudra veiller à ce que cela ne change pas.

« Bon » Commença Anathème. « Je vais aller m’occuper du plat de résistance, vous vous allez continuer de brûler les cadavres de ces misérables qui sont au fond »
Et sans avoir le temps de poser la question : « Et comment on descend ? », nous nous retrouvâmes tous en lévitation et expédié manu militari au fond du dit fossé. Elle eut l’amabilité de nous poser relativement en douceur … mais une telle descente dans le noir c’est mauvais pour le cœur, nous avons dû tous perdre 10 ans et pour certains de jolies cris de terreur.

Et donc nous nous sommes retrouvé au fond d’un fossé, dans le noir, dans une ville peuplé de créatures puissantes, intelligente et qui ne souhaitaient pas notre bien avec Anathème partie rattraper le temps perdu avec ses semblables … On a été habitué aux situations pourris ces derniers temps mais là on touche le fond, littéralement.
Victoria et Camillia se mirent au travail et commencèrent à brûler les cadavres de ces misérables créatures pendant que nous autres montions la garde. Il y avait du boulot, Anathème en avait tué un paquet là-haut avant précipiter leurs corps ici-bas. Soudain, je cru voir bouger une ombre du coin de l’œil, je me retournai et vis qu’en dessus de nous l’une de ces monstruosités se rapprochait de nous.
Celle-ci avait le teint livide comme tous ses semblables, mais avait pour sa part de multiples bras finissant en pointe et pareil pour ses jambes, le tout sur ce qui ressemblait à un corps d’humain. Globalement ça donnait se sentiment de mélange entre un humain et une araignée, mais je n’eus guère plus le temps d’observer son anatomie car elle fondit alors sur l’un d’entre nous et alors qu’elle était à mi-hauteur elle se fit calciner par un jet de flamme provenant de Victoria. Et alors qu’elle s’effondrait par terre, je séparais sa tête de son corps d’un coup d’épée.
Puis j’eus une mauvaise idée, je plantai sa tête au bout de mon épée et la brandit en l’air en criant :
« Voilà ce qui vous attend si vous approchez, maudites créatures ! »
Tous mes camarades me lancèrent un regard désapprobateur disant : « Tu as raison Siegfried, nous ne sommes pas suffisamment dans la merde, provoque les en plus de ça … »
C’est pas faux … mea culpa. L’ambiance de cet endroit et les derniers évènements pèsent sur moi …
Pour compléter le tout, un rire retenti au loin et on put entendre :
« Voilà de bien inconscientes créatures. Je suis sûr que nous allons bien nous amuser ensemble … » le tout finissant par un rire bien sinistre.

Quelques instants interminables passèrent ensuite, quand soudain Dyann fut prise d’une sorte de crise. C’était comme si elle avait une crise de démence ou de grosses hallucinations, du genre les plus mauvais souvenirs de sa vie et elle finit inconsciente par terre.
Victoria s’approcha d’elle, prit sa tête dans ses mains et essayer de plonger ses yeux dans les siens. Peu après que Victoria ait fait son « truc », Dyann revint à elle, encore confuse.
« Qu’est ce qui s’est passé ? Que m’est-il arrivée ? » Demanda-t-elle.
« Une de ces créature s’en est prise à toi, surement parce qu’elle pensait que tu étais la plus faible du groupe. » lui répondit Victoria avec son empathie habituelle.
« Super … »
Puis nos magistrices retournèrent à leur crémation pendant que nous autres continuions de monter la garde. Après ce qu’il venait de se passer, j’étais attentif à mon environnement et particulièrement envers le comportement de mes camarades. Si cette créature est capable de mettre le brin dans leur tête, il va falloir être vigilant.
Et j’eu raison de faire attention à leur comportement, car alors que Victoria finissait de cramer elle un cadavre, elle nous fit un trait d’humour et là je me dis : « Victoria qui fait de l’humour ? Elle qui a 0 empathie ? C’est quoi ce bordel ? » et au même moment elle se retourna d’un coup vers moi pour me lancer un de ses jets de flamme. Par chance je fus plus rapide qu’elle et parvins à la plaquer au sol avant qu’elle ne commence à me transformer en bacon grillé. Comme elle semblait revenir à elle rapidement après ça, je lui posais une petite question de sécurité :
« Victoria, qui a causé la perte de ton empathie ? »
« Les 3 sorcières qu’on avait croisé à l’est des terres des Swiftravens ? »
« Bonne réponse ». Et je lui tendis la main pour l’aider à se relever.

Et après cet incident, nous reprîmes à nouveau notre « routine ». Jusqu’à ce que soudain, je vis une chose impossible : mon défunt frère !
Il se tenait là, derrière Victoria vers qui je me précipitais en criant : « Victoria ! Derrière toi ! »
Je m’interposais entre ces deux-là en position défensive, prêt à répondre à tout mauvais coup. Je savais qu’il se passait quelque chose d’anormal mais je ne connaissais pas tout cette anormalité-là et préférais rester prudent.
Mon « frère » se tenait toujours là, menaçant mais n’attaquant pas, du coup je restais sur ma position alors que les autres étaient en train de me demander ce que je faisais. De mon côté je testais les réactions de mon frère :
« Qu’est-ce que tu fais là toi ? Ça fait longtemps qu’on ne s’est plus vu mais t’as toujours une aussi sale gueule … »
« … »
Après un peu de temps à lancer des mots doux et à rester sur la défensive, l’illusion fini par se dissiper d’elle-même et je vis alors en lieu et place de mon défunt frère et revenant Scérius.
Oups.
« Siegfried, je sais que mon visage est ce qu’il est mais quand même … »
« Désolé Scérius, j’étais en train de te prendre pour mon frère … »
« Je n’ai quand même pas une aussi sale gueule qu’un revenant … si ? »
« Non non … ce n’est pas à ce point-là … »
Puis on entendit à nouveau cette voix moqueuse :
« Ah, voilà qui me donne une idée pour la suite, voyons voir … »
Et peu après, on revit apparaître un revenant à l’image de mon frère, j’imagine que celui-ci avait les capacités de combat de l’original, mais nous n’en saurons jamais rien car Anathème est revenu à ce moment-là.
« Alors » dit-elle. « Je vois que l’on profite de mon absence pour s’amuser avec mes protégés, ça ne dérangera personne si je me joins aux réjouissances ? »
Et sur ces mots elle désintégra le revenant sans autre forme de procès, quand je pense au mal que nous avait donné mon frère défunt, qui d’ailleurs cours toujours la nature, ça me fait froid dans le dos.
« Bien, j’en ai fini avec le gros, il n’en reste que quelques-uns ici et là mais les plus génants ont été éliminé ». Nous dit-elle. Ou comment annoncer avec nonchalance qu’elle vient de massacrer en quoi ? une heure ? le gros de ses congénères qui occupaient cette ville.
Et sur ce, nous nous mîmes en route pour rejoindre nos compagnons qui étaient restés en dehors de cette cité. Il y eu une scène cocasse au passage, alors que nous approchions des portes, nous vîmes un groupe de ces créatures en train d’essayer d’ouvrir les portes de diverses manières mais toutes de manières très motivés. Leur motivation n’aura pas suffi et Anathène s’est amusé à lancer une sorte de grosse boule de magie sur eux qui les frappa comme la porte tel un bélier de siège. J’ignorais qu’on pouvait écraser des corps à ce point … ce côté de la porte a gagné une nouvelle couche de peinture écarlate.
Nous retrouvâmes alors le reste du groupe qui se portait bien et nous pûmes nous atteler à l’objectif premier de cette expédition : fouiller ces ruines.
Cela prit du temps, mais du temps nous en avions car nous avions tout l’hiver, et nous nous organisâmes en 3 groupes de fouilles. Anathème s’occupa de finir le nettoyage de la cité puis elle alla s’enfermer dans la bibliothèque. Certains d’entre nous étaient assez curieux vis-à-vis de ça, mais personne n’osa tenter à proprement parler l’infiltration à l’intérieur. Je crois qu’elle nous a fait un peu trop d’effet …

Mais pour en revenir à nos fouilles, les choses se passèrent plutôt bien. Nous avons trouvé de nombreux bibelots de cette antique civilisation que nous pourrons revendre à bon prix (facilement 300 sequins d’or) ainsi que quelques objets magiques parmi lesquelles on pourra citer un monocle d’observation, une loupe d’estimation. Il y aura eu également cerise sur le gâteau quelques artefacts que nous nous serons partagés : un focalisateur magique pour Victoria, un gant de souvenir qui permet d’entrevoir le passé d’un objet pour Scérius, une cape de furtivité pour Sylvio, un bâton de Volva pour Emma et une armure aussi résistante que légère et élégante pour moi.

Le temps passa tranquillement dans la cité et l’hiver se termina ainsi pour nous. Il est maintenant temps de rentrer et le voyage se passa bien plus facilement qu’à l’aller. Il n’y eu pour ainsi dire aucun problème pour quitter ces maudites montagnes et arriver au village des Swiftravens qui avaient semble-t-il passé l’hiver tant bien que mal. Dans quelques jours nous seront à la maison, j’espère que tout se sera bien passé pour eux pendant notre absence.