[Faction] L'Empire du Massif

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Guther
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[Faction] L'Empire du Massif

Message par Guther » jeu. févr. 15, 2018 3:18 pm

Chapitre 2 : L’Empire du Massif

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Carte de l’Empire du Massif :

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Les tambours résonnent. Les cors de guerre mugissent à travers les terres désolées de Paris. Un nouvel étendard s’élève à l’horizon. Un homme s’avance sur une colline et se retourne
« Soldats ! Aujourd’hui est un grand jour ! Aujourd’hui, comme Napoléon, nous revenons à Paris! Nous reprendrons la ville-lumière au nom de l’Impératrice ! Vos noms seront auréolés de gloire et vous serez les héros des contes qu’on racontera à vos descendants ! Il est temps, Massiféens ! Vers la Victoire ! »
Un cri triomphant s’éleva de la gorge de centaines de soldats avant qu’ils ne se remettent en marche. L’Empire entra dans Paris.



Impératrice Diane 1ère

Née le 20 Décembre 2082 dans le sein du palais impérial de Gergovie, l'impératrice Diane Ière eu une enfance très heureuse et grandît sans manquer de rien sous l'affection d'une mère dévouée et la protection bienveillante de son précepteur. En revanche, chose regrettable elle n’eut pas souvent l'occasion de voir son père trop accaparé par ses campagnes mais cela ne lui pesa pas trop puisqu'il ne la délaissait pas les rares fois où il était au palais.
Diane manifesta très tôt un fort intérêt pour la philosophie et l'histoire que lui enseignait son tuteur, ayant également à cœur le maniement des armes blanches comme sport favori. Jusqu'à ses 15 ans, elle ne connût pas grand-chose d'autre que le palais impérial et c'est cette année que qu'arrivèrent deux événements importants : le premier fût le décès de sa mère et la seconde fût la révolte d'Orléans. En effet, la jeune demoiselle avait entendu des rumeurs sur des exactions commises par son père mais le massacre d'Orléans fût le pire et les pires rumeurs parvinrent jusque dans les murs du palais. Une petite guerre civile avait été déclenchée dans cette ville et son père l'avait maté dans le sang, n'hésitant pas à faire tirer sur des foules entières et faire torturer puis exécuter les agitateurs en public. Le choc fût rude pour elle et elle demanda des comptes à son père. La réponse de celui-ci fût de lui assigner une importante garde présidée par son précepteur et de lui dire de partir elle-même à la découverte du monde, ce qu'elle fît donc : Elle commença par découvrir le royaume puis son extérieur, là ce fût le déclic. Le contraste fût fulgurant et même si elle avait eu vent de la réputation de gouverneur intransigeant mais frivole qu'avait son père, elle se rendît mieux compte de la misère dans laquelle vivait les gens hors des frontières d'une nation recomposée, d'autant plus qu'elle eut l'occasion de se rendre compte que, malgré des critiques, son père était relativement populaire au sein de l'empire Massiféen, considéré comme un souverain dur mais juste. Diane ressortie endurcie de cette expérience et convaincue du bien fondée de la cause de son empire et redoubla d'efforts pour se préparer à la lourde tâche d'impératrice. Puis le jour arriva, peu de temps avant ses 22 ans, de succéder à son père décédé. Diane monta donc sur le trône avec la détermination d'honorer son père en poursuivant son œuvre d'expansion mais aussi celle de marquer l'histoire en tant que première impératrice à lancer une opération de recivilisation des zones contrôlées. A cet effet, elle créa le programme EPS dans l'espoir d'améliorer la vie de son peuple à moyen terme et ainsi fortifier son empire. Cette mesure plutôt populiste ne plût pas à certains hommes et femmes de la cour qui commencèrent à jaser sur la faiblesse et la trop grande gentillesse de l'impératrice, sa réponse ne se fît pas attendre. Les plus critiques furent mis à mort tandis que les autres allèrent croupir en prison. Diane envoyait ainsi un message fort à son peuple tout entier : même si elle était déterminée à améliorer leur quotidien, ELLE tenait les rênes du pouvoir et n'hésiterait pas à écraser comme des insectes ceux qui se dresseraient sur sa route. Cette politique d'EPS s'accompagna par ailleurs d'une importante expansion territoriale tout droit dirigée vers le ouest, vers la mer car elle sait qu’un pays enclavé dans les terres est vulnérable face à ses adversaires. Mais rien ne l’arrêtera.
L'impératrice est une jeune et magnifique jeune femme de 26 printemps. Ses cheveux longs blonds platine s'accordent avec des yeux bleus ciel parfaitement magnétiques. Son grain de peau est particulièrement blanc, presque nordique à moins que ce ne soit une petite forme d’albinisme qui ne soit à l'origine d'une telle "configuration". Son tour de poitrine est dans la normale et elle mesure un mètre soixante-quinze pour une cinquantaine de kilogrammes. De carrure normale, elle est néanmoins plus forte qu'on ne pourrait le penser et ses entraînements réguliers l'aident à conserver une masse musculaire raisonnable avec une masse graisseuse minimale. L'impératrice possède un véritable corps de sportif sans être pour autant une athlète. Très souple et un peu acrobate, elle est l'exemple type de quelqu'un qui prend très soin de son corps. Il est aussi important de noter qu’elle est très coquette et dépense une petite fortune en maquillage et vêtements élégants. Quand on est face à elle, il se dégage une impression de puissance de cette femme à l'air sûre d'elle et supérieure.
L'impératrice Diane Ière est une gouverneuse très intelligente. Particulièrement bien éduquée, elle fût beaucoup influencée par les textes de Machiavel et des penseurs du XVII et XVIIIème siècle. Si elle se soucie de son peuple plus par intérêt que par humanisme, elle prend énormément de plaisir à rendre heureux son peuple et apprécie d'être plus aimée que crainte. Son éducation et sa condition lui donne beaucoup de mal à se mêler à la populace et à ne pas se montrer condescendante parfois, mais ce n'est pas par méchanceté, juste par caractère : son voyage initiatique 10 ans plus tôt lui a appris à se montrer plus humble et respectueuse envers les gens "d'en bas" dont elle a eu l'occasion de partager un échantillon de vie. L'impératrice est aussi quelque peu froide au premier abord, toujours. Cette une personne très sympathique dans la vie de tous les jours, mais il est nécessaire de percer ses défenses et gagner un peu de sa confiance pour s'en rendre compte. Un autre de ses traits de caractère est sa détermination... Pour parvenir à ses fins, l'impératrice est prête à employer une large gamme de moyens, elle n'est pas sans pitié car cela signifierait qu'elle n'éprouve aucune émotion à faire le mal, mais elle n'a aucun problème à agir à l'encontre de ce que lui interdirait normalement ses émotions et ne pas les laisser obscurcir son jugement. C'est donc quelqu'un de très réfléchît, sachant faire preuve de beaucoup de discernement et n'agissant jamais par caprice.

Sénéchal Armand Mastone

Armand est venu au monde le 7 décembre 2055. Né à Clermont-Ferrand d’un père Commandant de l’armée Massiféenne et d’une mère institutrice, il a toujours grandi dans l’idée que l’Empire était la seule alternative au chaos de ce monde. Assidu à l’école, fasciné par les récits de batailles que son père lui racontait le soir avant de se coucher, il sut dès son adolescence quelle voie il suivrait. La mort de son père lors d’un affrontement ne fit qu’affermir sa décision. Il allait ramener l’ordre dans le monde et apporter la prospérité à l’Empire. Un vieux rêve de petit enfant qu’aujourd’hui encore il conserve.
Il intégra l’armée à 16 ans, comme l’indique la loi sur le service militaire. Soldat du rang passionné, toujours volontaire, faisant preuve d’initiative, il fit l’admiration de ses officiers. Il participa à la conquête d’Orléans en tant que Caporal. Il y fut blessé à l’épaule, à la main et à la cuisse lors des affrontements dans les ruines de la ville et dut être rapatrié pour être soigné. Il fut gradé Lieutenant pour ses actes et rejoignit le Génie, ses blessures le handicapant trop pour le combat. Responsable de la logistique, il y fit un travail exemplaire pendant encore trois ans.
Au terme de son service, il fut récompensé pour ses services rendus à l’Empire. A la surprise générale, il demanda à son officier supérieur de rester dans l’Armée pour continuer à servir son pays. Il n’avait que 26 ans. Il fut gradé Commandant et à nouveau affecté au Génie de l’Empire du Massif. Lors de sa nomination, il prononça un émouvant discours remerciant son père qui lui avait donné la détermination nécessaire pour cette tâche. Il participa à la Révolte d’Orléans durant laquelle il planifia un plan de secours remarquable lorsque les Insurgés prirent l’avantage et permit au Massif de reprendre l’ascendant et d’écraser les rebelles. Il fut alors nommé Général du Massif et reçu en personne par l’Empereur lui-même qui le fit entrer à l’Etat-Major de l’Empire. Il se créa alors une profonde amitié entre les deux hommes.
Un an après la naissance de la fille de l'Empereur, il reçut une missive du Chancelier en poste, lui demandant de devenir le nouveau précepteur de l’héritière de Philippe II. Il accepta sans hésiter, poussé par sa mère et ses confrères de l’armée, et se mit au service de la jeune Diane. Dès lors, il n’eut d’autre but que de préparer la jeune fille à la tâche qui allait lui incomber, comme l’avait fait son père avant lui. Peu de temps avant sa mort, Philippe II le nomma Sénéchal de l’Empire du Massif, lui ordonnant de servir sa fille jusqu’à son trépas.
Armand est un vétéran. Ça se voit du premier coup d'œil. Ses cheveux, d'une magnifique couleur argentée surplombent des yeux marron. Il observera toujours le monde avec attention, comme s'il lisait l'âme des personnes passant à proximité. Sa barbe grise ne fait qu'accentuer ce côté d'ailleurs. Malgré l'âge, il n'en reste pas moins un individu trapu. 1m76 pour 96kg, c'est une véritable force de la nature. il arbore fièrement ses cicatrices, sans les exposer ouvertement, montrant ainsi au reste du monde qu'il a toujours le même esprit guerrier que dans sa jeunesse. Mais sa blessure à la cuisse le fait toujours souffrir et il se déplacera toujours en boitant. Il parle toujours avec force, sa voix portant loin, et accompagne toujours ses paroles avec de grands gestes.
Même si cela fait plusieurs années qu'Armand est à la Cour est n'a pas vu le champ de bataille, il se considère toujours comme un soldat. Ses soixante ans commencent à peser sur ses épaules, ralentissant ses mouvements cependant, il détestera être considéré comme un vieillard, un infirme ou inapte à certaines de ses tâches. Méticuleux, sérieux, passionné, c'est un militaire exemplaire, obéissant toujours aux ordres. Néanmoins, il les analysera toujours et proposera d'autres options si ces ordres viennent à être discutables. Il exige toujours le meilleur de lui-même, et fait de même pour tous les soldats du Massif, les poussant sans relâche à dépasser leurs limites. C'est un homme sévère et un peu borné, détestant l'échec. Il est capable de retenter, par tous les moyens, une opération. On dit aussi que seule l'Impératrice est capable de le stopper dans ce genre de situation.

Commandant de la Garde Impériale Conrad Francoeur

Fils cadet du duc de Costaros, bourgade se trouvant dans le Massif central, Conrad a eu une enfance plutôt calme. Son père étant un proche de la famille impériale, il passait la moitié de son temps à Gergovie et l'autre moitié dans son duché. De ce fait, Conrad intégra très vite les mœurs de la haute société. Son éducation étant donnée par un précepteur particulier, il n'eut pas besoin de fréquenter l'école et passa de son enfance à jouer dans les couloirs du palais impérial. L'amitié entre l'empereur Jean II et son père, Henri Francoeur, permis la rencontre entre Conrad et la jeune Diane, qui deviendrait plus tard la première impératrice de l'empire. Se connaissant depuis l'âge de huit ans, les deux jeunes se sont très vite lié d'amitié et continue même aujourd'hui à garder contact l'un avec l'autre. Après avoir fait les 400 coups ensemble dans leur adolescence, ils ont fini par devenir confident. Il faut dire qu'ils ont quasiment vécu ensemble et le palais impérial fut pour eux un immense terrain de jeu.

Passionné de stratégie militaire ainsi que par l'art de la guerre, Conrad entra à l'âge de 15 ans dans l'école militaire et en sortit officier, plus précisément Anrad, à l'âge de 18. Son calme, sa passion ainsi que sa capacité à entraîner les hommes dans les combats perdus d'avance lui valurent une promotion assez rapide à l'âge de 20 ans au grade d’Ambacte. Il servit dans l'armée encore trois ans durant lesquels il fut décoré pour bravoure au combat (pour avoir maintenu les Hommes au combat alors que son officier supérieur fuyait en lâche face au grand nombre ennemis) et fut blessé à deux reprises au bras droit et au torse lors d'un conflit contre une armée de pillards dans le sud de l'Empire. Cependant, l'arrivée de l'impératrice Diane Ier sur le trône marqua un tournant important dans sa vie. En effet, à ce moment-là, de nombreux conspirateurs voulaient s'emparer du trône à la place de la jeune impératrice, la pensant inapte à diriger un si grand empire. L'impératrice ayant à leur besoin de nombreux alliés, et n'étant plus tout à fait sûre de l'intégralité des membres de la garde impériale pour assurer sa sécurité, elle commença par changer les officiers à la tête de l'armée ainsi que l'intégralité de l'état-major avant de se lancer dans une refonte complète de la garde impériale. C'est à ce moment que Conrad fut convié à rejoindre la garde afin de procéder aux purges nécessaires pour assurer la stabilité du règne. Outre que le fait d'être nommé à la garde impériale était un véritable honneur, l'amitié que Conrad portait à l'impératrice depuis l'enfance assura de sceller sa loyauté envers le régime. À peine eut-il fini la formation de garde impérial qu'il fut chargé de commencer à enquêter et à supprimer les personnes réticentes et opposées à la nouvelle impératrice. Il mit tellement de zèle à accomplir son œuvre qu'il arrêta de ses propres mains au moins 10 conspirateurs qu'il fit jeter en prison. Pour l'histoire, il les arrêta d'abord un qu'il cuisina pendant plusieurs jours afin de lui faire dénoncer ses complices. Ensuite, il fit une descente avec d'autres gardes pour arrêter les 9 autres conspirateurs. L'un d'eux, tentant de s'échapper, s'empara d'un couteau et frappa le jeune homme au visage, lui infligeant définitivement une balafre en travers du front. Le corps de cet homme fut retrouvé, une balle enfoncée entre ces deux yeux, une expression d'horreur encore figée sur le visage, quelques jours plus tard dans les égouts de la ville. Une fois la purge terminée, l'impératrice lui remis le titre de Commandant de la Garde Impériale. Désormais, Conrad rend la justice impériale là où il passe, se montrant si possible bienveillant mais gardant un œil sur tout ce qui peut gêner l’Empire.

Une démarche fière, un pas sûr et puissant, voilà ce qui ressort lorsqu'on croise ce jeune homme aux cheveux ébouriffé pour la première fois. Un regard intense qui résonne tel un appel, une accusation ou un jugement lorsque vous le croisez, des gestes amples mais dénués de superflue comme si tout été calculé, un sourire rare mais véritablement intense si il se révèle, voilà l'aura que laisse apparaître Conrad lorsqu'on l’aperçoit. Ses traits peut-être encore un peu enfantin laisse pourtant transparaître une attitude particulièrement sévère et grave la plupart du temps que la cicatrice qui barre son front, tel un phare pour le reconnaitre, vint accentuer. En effet, que ce soit sa chevelure brune, sa cicatrice, son allure ou son regard, tout est parfaitement positionné pour saisir le personnage, à savoir un jeune homme jeté dans la cour des grands très tôt et qui a dû murir très vite, d'où le contraste qu'il dégage. Mais il porte encore d'autre trace d'une vie violente: que ce soit la cicatrice de l'impact de balle sur son torse ou la balafre sur son bras droit, elles ne font qu’appuyer ce qui pourtant, était déjà un livre ouvert.

Semper Fidelis. Voilà une devise qui résume parfaitement le caractère de Conrad. Patriote accompli, fidèle et loyal à en frôler le fanatisme, Conrad peut paraître extrémiste au premier abord. Mais c'est avant tout un homme passionné. En effet, lorsqu'il commence quelque chose, lorsqu'on lui confie une tâche, il ne s'arrêtera pas avant de l'avoir accompli même si cela doit lui coûter la vie. S'il n'accorde pas sa confiance facilement, une fois qu'elle est acquise, c'est pour un long moment. Il a souvent tendance à s'enflammer lorsqu'il parle, à penser plus avec son cœur qu'avec sa tête, dussé-je lui porter préjudice mais tout cela fait de lui un homme fiable, sur qui on peut se reposer en cas de coup dur, ainsi qu'un ami, un fils et un frère fidèle. Il met un point d'honneur à ne jamais déshonorer ni sa famille, ni son pays, ni la garde impériale dont il fait partie. Sa capacité à monter toujours en premier, à se battre même pour des causes perdues, à ne jamais laisser de terrains à l’adversaire ont fait de lui un meneur d'hommes, quelqu'un que les autres aiment suivre car il leur inspire confiance des forces durant les épreuves. Bien qu'un peu brut de décoffrage, disant le cas de vérité en face, il a su s'attirer la sympathie de nombreuses personnes par sa dévotion et son engagement. De ce fait, les vérités un peu crues qu'il assène, son manque de tact auprès de certains individus lui sont facilement pardonnées par les actes accomplis afin d'aider les siens.


Autres personnalités impériales


Le Chancelier Paul Patine : A 42 ans, c’est déjà l’un des hommes les plus influents de l’Empire. C’est un politique : Amical, jovial et chaleureux en surface, froid, calculateur et manipulateur sous le masque. Il en reste cependant entièrement dévoué à l’Impératrice et ne tentera rien pour s’accaparer le pouvoir. Du moins pour l’instant.


Ordre social Impérial

La société impériale peut paraître extrêmement floue aux yeux des personnes qui n'en sont pas membres. En effet, celle-ci n'est pas composée d'ordre de classe de de différents groupements sociaux qui, au lieu de se distinguer les uns des autres, ont tendance à plus se mélanger qu'autre chose. Malgré cela, il reste de nombreuses différences entre les différentes strates sociales.
Le gratin de la société est composé d'une aristocratie souvent issue des familles fondatrices de l'empire. En effet, les fondateurs se sont attribués des terres et se sont fait nommer ducs afin de s'attribuer le pouvoir dans ce nouvel Etat. Néanmoins, l'impulsion de l'impératrice et de son père, ainsi que sa volonté d'éviter d'avoir à faire à une classe sociale trop puissante, ont rendu cette aristocratie beaucoup plus symbolique qu'autre chose. Bien que les fils de la noblesse aient une facilité à devenir officiers dans l'armée, bien que leur père dirige des terres et des villes, bien qu'il y ait encore un certain favoritisme pour le choix des conseillers, la noblesse ne peut plus se distinguer de la bourgeoisie que par son éducation très poussée, son patrimoine et sa tradition militaire. Même leur influence politique a chuté et les oblige à se heurter avec une bourgeoisie de plus en plus présente qui s'évertue à copier leurs codes sociaux. En effet, cette bourgeoisie, composée principalement de chevalier d'industrie, d'industriels, d'investisseurs, d'artisans ayant fait fortune etc… est en train de devenir la classe dominante de la société. En effet, le fait que l'empire investisse énormément dans de grands travaux afin d'assurer l'unité du territoire (routes, infrastructures militaires et civiles, hôpitaux…), permet à ces personnes-là de disposer de gros contrats et donc de beaucoup s'enrichir. Actuellement, les bourgeois ont réussi à s'immiscer dans la cour impériale, à obtenir des postes de conseillers, à assurer à leurs enfants une éducation poussée, allant jusqu'à l'université, et certains ont même réussi à se construire des demeures dignes des plus grands ducs du pays. La volonté impériale de toujours développer plus
le territoire, a permis à ces personnes de devenir les véritables notables des villes, ceux que la populace écoute, ceux que la populace respecte et l'aristocratie est maintenant obligée de composer avec eux car la cour impériale ne leur est pas réservée. En effet, entrer dans la cour impériale et plus un cadeau qu'autre chose et n'amène pas vraiment de privilèges supplémentaires. L'impératrice nomme qui elle veut, quel que soit l'origine de la personne ce qui lui permet de se créer des alliées dociles.
Le reste de la population, en vérité la masse de la population, est composé d'agriculteurs, d'ouvriers, de mineurs, de petits artisans et commerçants. La naissance de l'industrie dans l'empire a fortement développé la classe ouvrière, qui représente maintenant au moins un quart de la population. Il faut savoir que les ouvriers sont un peu à part dans la société. En effet, ils sont fortement dépendants de l'usine dans laquelle il travaille, et donc, du propriétaire de cette usine. En effet, la tradition veut que le propriétaire de l'usine se charge de trouver des logements pour ces travailleurs, de leur trouver une éducation par le biais de l'école et se charge de créer un ascenseur social en donnant de meilleurs postes aux enfants prometteurs de leurs ouvriers. De ce fait, dans toutes les villes, sont apparus de véritables quartiers ouvriers, distinct du reste de la ville, créant ainsi un véritable code social propre à ce métier. Pour les mineurs c'est à peu près la même chose et ceux-ci sont la plupart du temps logés avec les ouvriers. Mais il y a une légère différence. En effet, la moitié des mines appartienne à l'État et non à des investisseurs privés. De ce fait, les ouvriers travaillant pour l'État ne sont pas logés dans des quartiers distincts mais au sein même de la vie et sont donc beaucoup plus intégrées au reste de la population. Ils sont souvent considérés comme des ouvriers et mineurs privilégiés par rapport aux autres. Les agriculteurs, quant à eux, forment la majeure partie de la population. En effet, il faut énormément de main-d’œuvre pour s'occuper de toutes les terres utilisables au sein de l'empire. Le Massif central ayant été à peu près épargné par la chute des bombes, l'agriculture a pu y redémarrer assez facilement. Mais, afin d'irriguer les nouvelles terres conquises, afin de les mettre en valeur, il a fallu dépenser énormément d'argent et y mettre beaucoup de main-d’œuvre car certaines terres ont nécessité des années de préparation. Il faut savoir que la plupart des terres sont divisés en de petits lopins individuels et donc que la plupart des agriculteurs sont de petits propriétaires terriens. Néanmoins, certains bourgeois et nobles disposent de grands domaines sur lequel ils emploient de nombreux ouvriers agricoles. Pour finir, les petits artisans et commerçants sont ceux qui donnent de la vie à une ville. En effet, ce sont eux qui occupent le centre des villes, le font vivre, permettent à toute la population de disposer de tous les objets de confort quotidien. Bien que les artisans soient en concurrence avec les usines, qui produisent, elles, à la chaîne, ces dernières sont souvent trop occupées à créer de l'armement ou des biens pour l'État ce qui permet à l'artisanat et au petit commerce de centre-ville de perdurer, pour le service de la population. Il faut savoir que la plupart des artisans et des petits commerçants sont des entreprises familiales héréditaires. Il n'est pas rare de voir une famille s'occuper d'une boutique depuis plus de trois générations.
Enfin, le programme EPS (éducation, protection, santé), a créé un embryon de classe moyenne dans la société. En effet, la construction obligatoire d'école primaire dans toutes les villes a permis l'émergence d'un corps enseignant, considérés par la population comme de petits notables car ayant une autorité morale sur elle. La construction forcée de locaux pour les médecins et hôpitaux a permis aussi la création de notables dans la profession médicale, ce qui a renforcé cette naissance de classe moyenne. Il faut savoir que si l'État a investi pour construire des collèges et des universités, celles-ci sont rassemblées dans les plus grandes villes et les étudiants y allant sont souvent obligés de devenir des internes. Ce programme a permis de créer un certain ascenseur social car les professeurs ont le devoir, s'il repère un étudiant prometteur, de favoriser son accès au collège et à l'université, quelle que soit sa classe sociale d'origine. Ainsi, les ouvriers, des mineurs, des agriculteurs, des fils d'artisan commerçant ont pu, grâce à ce programme, devenir de hauts cadres d'État, officiers dans l'armée, ingénieurs, médecins, professeurs ou industriels. Dans le cas où un étudiant d'une famille modeste serait repéré par l'État, la structure impériale prendrait en charge ses études afin de lui permettre d'utiliser son potentiel. Mais attention, l'État ne dépense par philanthropie. En effet, de ce fait, l'État s'assure d'avoir des alliés fidèles dans la haute société.

Pour finir, l'impératrice est à elle seule un élément de l'ordre social. En effet, elle incarne l'unité du pays, elle en est le chef et tous les citoyens reconnaissent comme tel. C'est avec un mélange d'admiration, de fierté et de crainte que les gens l'acclament. En effet, elle est un symbole. Tout le monde la voit comme un être supérieur, ne se mêlant pas au peuple mais qui pour autant prend soin de lui et s'intéresse à son sort. De ce fait, l'impératrice est l'objet d'un léger culte de la personnalité, culte n'allant pas jusqu'au fanatisme pour autant. En résumé, nous pouvons dire que les gens sont fiers de leur impératrice, sont fiers du système impérial et ont parfaitement conscience que leur chef n'est pas un citoyen ordinaire.

Le service militaire est basé quant à lui sur la conscription par tirage au sort. En effet, en plus des volontaires qui peuvent rejoindre l'armée, une partie des troupes est désigné par tirage au sort. Tous les jeunes de 15 ans peuvent être tirés au sort et s’ils le sont, ils partent faire un service militaire de 10 ans dans les armées. Même si cela peut paraître dur pour ces jeunes et leurs familles, surtout quand ceux-ci démontrent à l'école des capacités prometteuses, la fonction militaire ramène beaucoup d'avantages d'autant que ces génies en herbe peuvent bénéficier de formations très prometteuses dans le génie, auquel cas rien ne change pour eux si ce n'est qu'ils serviront l'armé au lieu d'un quelconque employeur privé ou public. Et même pour les jeunes ne bénéficiant pas de telles capacités et incapables d'intégrer une école d'officiers dans le génie ou l'armée régulière, l'armée reste une opportunité de carrière intéressante car outre la possibilité de monter en grade pendant les guerres, les soldats jouissent d'un prestige social plus élevé que les simples citoyens, prestige qu'ils gardent après leur retour dans le civil. Tout ceci contribue à faire de l'armée Massiféenne une armée de conscription avant tout, mais pouvant néanmoins compter sur un nombre confortable de volontaires venant compléter ses rangs.
Les différentes tailles de l'organisation militaire :
• Patrouille : de 1 à 3 soldats - dirigée par un Oblaire
• Escouade : de 3 à 8 soldats - dirigée par un Ollam
• Peloton : de 8 à 16 soldats - dirigée par un Banneret
• Section : de 16 à 30 soldats - dirigée par un Optionne
• Brigade : de 30 à 60 soldats - dirigée par un Anrad
• Compagnie : de 60 à 120 soldats - dirigée par un Ambacte
• Bataillon : de 120 à 300 soldats - dirigée par un Brenn
• Régiment : de 300 à 600 soldats - dirigée par un Taman
• Division : de 600 à 1500 soldats - dirigée par un Thane
• Armée : de 1500 à 5000 soldats - dirigée par un Connétable

Les ordres de chevalerie

Les chevaliers impériaux comptent parmi les meilleurs combattants de France. Ils sont craints et respectés aussi bien par les soldats de l’Empire que par ceux de la Fédération et des Nations Cathares. La vision d’une unité de chevaliers avançant sur le champ de bataille est quelque chose de terrifiant et bon nombre de combattants se sont enfuis à peine les ont-ils aperçu. Ce sont des combattants fiers et orgueilleux. Malheur à celui qui aura l’impudence de se moquer de leurs techniques et de leurs coutumes. Il aura tôt fait de se retrouver provoqué en duel et ainsi vaincu et humilié en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Aucun chevalier digne de ce nom ne tolère qu’on lui manque de respect.
Il existe deux ordres de chevalerie dans l’Empire, bien distincts autant dans leurs mœurs que dans leur style de combat : celui d’Ordanche et celui du Sancy.

L’ordre des chevaliers du Sancy :
Les chevaliers du Sancy sont des soldats très respectueux des traditions anciennes qui ont fait leur succès passé. A une époque où les armes à feu ne sont plus si courantes et où une lame peut s’avérer plus redoutable qu’un fusil, les hommes et femmes du Sancy ont choisi de se battre la plupart du temps avec d’immenses claymores. Leurs armures lourdes en thorium les protégeant de la quasi-totalité des tirs d’armes légères et des coups portés au corps-à-corps, les chevaliers du Sancy n’hésitent pas une seule seconde à charger au combat et à trancher en deux tout ce qui passe à leur portée et qui ne porte pas les couleurs impériales. Néanmoins, ils restent tout de même conscients que cette tactique a ses limites et ont donc acceptés de s’équiper de fusils à pompe lourds lorsque la situation l’impose.
Vous l’aurez donc compris, la subtilité n’est, aux yeux des chevaliers du Sancy, qu’un moyen de marquer un bon score au Scrabble, et cela se traduit également dans leur vie quotidienne. Lorsqu’on se rend pour la première fois dans leur commanderie, on pourrait se demander si on ne s’est pas égaré au détour d’un croisement. Bien que celle-ci soit entretenue et conserve tout de même ses airs de forteresse, on y entend à toute heure du jour des chansons en provenance de la Taverne installée dans l’aile ouest du bâtiment. Il n’est pas rare que deux chevaliers se livrent un duel pour n’importe quelle raison, bonne ou mauvaise. Des concours plus ou moins…orthodoxes sont généralement organisés après les grandes victoires, allant des tests d’endurance aux épreuves de boissons, en passant par le lancer d’injures contre l’Ordre d’Ordanche au travers des vallées. Le Grand-Maître de l’Ordre laisse pourtant cette ambiance régner car il sait pertinemment que, malgré une attitude un peu débauchée, les chevaliers du Sancy feront leurs preuves sur le champ de bataille. Plusieurs mariages entre chevaliers et chevalières ont été célébrés par le Grand-Maître en personne et plusieurs naissances ont eu lieu au sein de l’ordre.

L’ordre des chevaliers d’Ordanche
:
Si les chevaliers du Sancy sont indisciplinés, ripailleurs et braillards, les chevaliers d’Ordanche sont l’exact contraire. Ils ont choisis la voie de la modernité, s’équipant d’armures en thorium dotées de facultés techniques plus avancées que celle de leurs homologues et d’armes de guerre modernes, allant des mitrailleuses légères aux lance-grenades lourds. Ainsi, ils constituent naturellement des troupes envoyées en soutien aux soldats de l’armée. Leur organisation et leur discipline ont fait maintes fois leurs preuves et ont démontré d’une efficacité redoutable et d’une coordination quasi sans faille. Ils n’hésitent pas à se moquer des chevaliers du Sancy comme étant des « antiquités qui devraient avoir leurs places dans les musées ». Ces injonctions débouchent d’ailleurs souvent sur des duels entre chevaliers des deux ordres.
Dans leur vie quotidienne aussi, les chevaliers d’Ordanche font preuve d’un certain ascétisme et d’une rigueur qu’on pourrait qualifié de monacale. Le respect et la discipline sont les deux mots qui régulent la vie d’un membre de l’ordre. Rasés de près, cheveux coupés courts et entretenus, il est facile de les différencier des chevaliers du Sancy, portant généralement barbe et cheveux longs, selon leur convenance. Un fait notoire est que l’ordre d’Ordanche possède d’excellentes relations avec la Nouvelle Eglise Chrétienne. La majorité des chevaliers sont baptisés et des prêtres sont installés dans la commanderie, prêchant et accompagnant les hommes et femmes dans les campagnes militaires. Encore une fois, dans une optique de contradiction avec l’ordre du Sancy, les mariages entre chevaliers sont interdits mais pas entre chevaliers et personnes extérieures à l’Ordanche. Si le Sancy célèbre par des fêtes leurs victoires, les chevaliers de l’ordre d’Ordanche ne s’épancheront pas en festivités et autres beuveries, préférant rester sobres et plus distingués que leurs homologues.

Hiérarchie des Ordres :
Si les deux ordres sont très différents en termes de techniques de combat et en termes de mœurs, il est une chose qui leur est commune et c’est la hiérarchie.
• Le Grand-Maître est le chef suprême de l’ordre. Il dirige les conclaves et adoube les chevaliers lorsque leur initiation est terminée. Il a juré, en son nom ainsi que celui de l’ordre, une fidélité sans faille à l’Empire et il participe aux grandes réunions d’Etat-Major.
• Les Commandeurs sont les officiers de l’ordre. Ils reçoivent leurs directives du Grand-Maître en personne, participent aux conclaves et dirigent les chevaliers et les soldats sur le champ de bataille. Ils nomment aussi les Veilleurs et les Intendants.
• Les Veilleurs sont les chevaliers chargés du respect des règles et des traditions de l’ordre. Ils sont reconnaissables à leurs armures plus massives que leurs frères d’armes. Chaque année, un Veilleur est nommé pour être le représentant de l’Ordre auprès de l’Impératrice. Un chevalier peut demander à devenir Veilleur après cinq ans passés dans l’ordre
• Les Intendants sont les chevaliers chargés de la logistique, de la gestion des ressources et du matériel, que ce soit au sein de la commanderie tout comme lors des campagnes militaires. Un chevalier peut demander à devenir Intendant après cinq ans passés dans l’ordre
• Les Chevaliers représentent la grande majorité des membres des ordres. Ils n’ont pas de droit ni de pouvoir particulier, à l’exception de leurs écuyers et des novices, mais leur statut leur confère une autorité morale sur le reste des soldats de l’Empire.
• Les Ecuyers sont les jeunes membres de l’ordre en passe de devenir chevaliers. Ils sont généralement entrainés de manière collective au début, puis confiés à la charge d’un chevalier qui termine leur formation.
• Les Novices sont les jeunes enfants recueillis par l’ordre. Ils suivent des cours sur le maniement des armes mais aussi sur l’histoire impériale.
Aussi puissant que soit un magicien, l'éclatement de son crâne d'un coup de marteau lui fera perdre une bonne partie de son style.

Au nom des Dieux

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