[Faction] Les Nations Cathares

Répondre
Avatar de l’utilisateur
Guther
Messages : 2039
Inscription : dim. déc. 25, 2016 9:28 am
Localisation : Dans mes mondes

[Faction] Les Nations Cathares

Message par Guther » jeu. févr. 15, 2018 3:23 pm

Chapitre 3 : Les Nations Cathares

Image

Carte des Nations Cathares :

Image

« Aujourd'hui vous nous détruisez, mais dans 700 ans nous renaîtront. » Déclarait Guilhem Bélibaste lorsqu'il se trouvait sur le bûcher, attendant que les flammes le dévorent. Il y a des épopées que les affres du temps n’effacent pas. Il y a des peuples, qui malgré les difficultés, malgré les guerres et les génocides, préservent leur mémoire et leur histoire à travers les âges. En 1329, les armées coalisées d'Europe, réunies en une croisade afin de détruire le catharisme, venait de tuer le dernier parfait cathare. Et alors que tous se réjouissaient de la destruction des hérétiques, dans l'indifférence générale, il eut le temps de lancer cette maxime. Aucun d'entre eux ne connaissait le véritable pouvoir de ces mots. Aujourd'hui, dans une France dévastée par la guerre, se dresse fièrement les Nations Cathares. La croix occitane, teinté du sang de ces braves guerriers, tombés au cours des maintes batailles, flotte de nouveau fièrement au-dessus du sud. Montségur s'est relevé de ses cendres et cette fois, rien ne l'arrêtera. Nous, occitans, fils du soleil, avons reconstruit une civilisation pérenne, basé sur le savoir et l'intellect, capable de corriger les erreurs que l'humanité a faite au cours de sa longue existence. Cette fois, c'est au nord de trembler, c'est aux descendants de cette abomination dictatoriale qu’était l’église catholique, c'est aux descendants de ceux qui furent à l'origine de la destruction du continent européen de s'incliner en face d'une Occitanie unie, libre et forte. Occitania una, Occitania grande, Occitania libre !
Discours du sage Raymond del Rio, membre du conseil lors de la déclaration de guerre des Nations Cathares face à la Fédération Europa.

Pour certains, l'Holocauste qui a eu lieu durant la première moitié du XXIe siècle ne fut pas une mauvaise nouvelle. En effet, dans le sud de la France, un peuple occupé depuis des décennies attendait son heure. Durant le bref mais sanglant règne de la Fédération Europa, l'Occitanie fut frappée de nombreux soulèvements. La Fédération, alors au summum de tension avec la coalition Sino-Russe, désirait rentabiliser les expéditions punitives qu'elle lançait dans le sud-ouest de la France. De ce fait, elle lança une vaste opération de modification génétique afin de tester ses dernières créations sur les rebelles. À cette époque, ces expériences venaient juste de commencer et elle ne produire pas les effets escomptés sur les sujets tests. Au lieu de développer des attitudes physiques extraordinaires, les sujets soumis à ces expériences virent leurs capacités intellectuelles exploser. En effet, nous savons que l'homme utilise environ 10 % de son cerveau. Or, les personnes testées eurent la possibilité d'utiliser jusqu'à 50 ou 60 % de leurs capacités intellectuelles. Et très vite, ces améliorations génétiques se répandirent dans la population par le biais des mariages et des naissances sans que la Fédération Europa ne remarque quelque chose. Puis vint le temps de l'occupation durant lequel les révoltes occitanes furent de plus en plus nombreuses, ce peuple désirant une indépendance qu’on lui avait volé depuis un demi-millénaire. Lorsqu'enfin, l'ennemi reparti et l'apocalypse nucléaire commencée, l'Occitanie, mis à feu et à sang depuis maintenant 10 ans pu enfin saisir sa chance. Alors que la Fédération Europa allait commencer une reconquête du nord du pays, les habitants du Sud se coalisèrent et proclamèrent leur indépendance sous le nom des Nations Cathares. Lorsqu'ils entrèrent en contact avec l'Empire du Massif et, un peu plus tard, avec la Fédération Europa, ils se lancèrent dans une guerre afin de préserver l'indépendance de leur jeune nation. Bien que la situation se soit un peu calmée, les tensions entre les trois pays restent fortes.



Culture et société

Les Nations cathares ont été fondées autour d'une idée simple : le summum de l'être humain est symbolisé par son intellect. De ce fait, la hiérarchie sociale est basée sur l'intellectualité de la profession qu’exerce l'individu. Toute la puissance de cette société repose sur ce que l'on appelle la Psycho-magie. Cette science, et le fruit des différentes expériences menées par la fédération Europa durant l'époque des révoltes. En effet, le fait d'utiliser jusqu'à 50 % de son cerveau, a permis aux individus de développer des pouvoirs de télékinésie, de télépathie, ainsi qu'une certaine capacité à générer de l'énergie. Très présente dans cette région de France, cette science devenue le fondement même de la société. En effet, tous les individus apprennent à utiliser l'intégralité de leur pouvoir dès leur plus jeune âge. Sachant qu'il y a de fortes inégalités entre les individus au niveau des capacités de cette science.
La société se hiérarchise donc selon la profession des individus. L’élite de la société étant composée de chercheurs et de professeurs au sein des universités, présentent un peu partout sur le territoire. Outre cette hiérarchie, qui est plus culturel qu’officielle, la société ne semble pas présenter d'inégalités de castes en son sein. Les jeunes suivent une scolarité obligatoire de l'âge de trois ans, jusqu'à l'âge de 18 ans afin de leur assurer un maximum de connaissances, comme le préconise les doctrines humanistes du XVIe siècle, qui servent de pilier à la société. Par la suite, les plus brillants de ses élèves suivent des cours dans une université afin d'apprendre à maîtriser leur pouvoir et afin d'emmagasiner une somme de connaissances encore plus importantes car ce sont eux qui, plus tard, dirigeront la nation et deviendront à leur tour professeur. En effet, la culture occitane veut que, d'après les idées de Platon, ce soient les plus sages qui dirigent le pays. Il faut savoir que chez les Cathares, pouvoir puissant rime avec éducation car, plus le mage est puissant, plus son éducation sera poussée. L'objectif de tout individu est arrivé à s'autonomiser par le biais de ses pouvoirs. De ce fait, les villes et villages ont une architecture particulièrement étonnante du fait que les marges, donc toute la population, s'obstine à créer des bâtiments avec leur pouvoir, défiant le plus possible les lois de la physique. La société occitane est à 80 % rurale et de grandes villes sont construites autour des universités, qui sont les véritables centres névralgiques de toute la nation. Il faut savoir que les Nations cathares mettent vraiment en valeur la psycho-magie. De ce fait, toutes les professions, du professeur d'université jusqu'au simple maçon, utilise, chacun à leur niveau, leur pouvoir dans la vie de tous les jours. De ce Fait, tout étranger passant sur le sol cathare, trouvera étrange la façon de vivre des habitants. Il est en effet curieux de voir les matériaux de construction le maçon en flottant derrière lui, voire les éboulis dans les rues d'être balayé par une poussée d'énergie sortie de nulle part ou encore voir les bâtiments monter vers le ciel dans des formes architecturales étranges, soutenu par la magie des architectes.
Seuls les soldats présentent des caractéristiques différentes de leurs concitoyens. En effet, toute leur formation a pour but de permettre de concentrer leur pouvoir sur la création d'énergie. Leur objectif étant d'arriver à créer des boucliers et à lancer des projections d'énergie sur les adversaires dans le but de créer d’énormes dégâts dans le camp ennemi. Ces soldats suivent une formation spéciale dès le plus jeune âge et sont recrutés parmi les meilleurs créateurs d’énergie du pays. Leur hyperspécialisation les coince dans le domaine militaire mais leur réputation est grande car la population ne redoute rien de plus qu’une nouvelle occupation étrangère. Si l’armée Cathare n’est vraiment pas grande (les cathares se battent facilement à 1 contre 5 contre leurs adversaires), la psycho-magie poussée à son paroxysme leur permet de rivaliser avec les autres nations. Si quelques hommes peuvent renverser un char par la puissance de leur intellect, à quoi sert-il de disposer d’une immense armée.
Culturellement, il n’est guère rare d’assister à des duels de mages, très codifiés, qui ont pour but de régler des différents entre deux personnes. C’est un défouloir qui évite les effusions de sang, un moyen de laver son honneur et une véritable distraction pour la population.

Système politique

Le système politique cathare est tous ce qu’il y a de plus étrange. En effet, il n’y a pas vraiment de structure hiérarchique au sein du pays. Au niveau local, dans les villages, c’est le professeur d’école (par définition, le mage le plus puissant de la localité) qui dirige le village et ses alentours. Il est mandaté par le gouvernement et doit gérer les affaires publiques. Ensuite, les villages sont soumis à la ville qui est la plus proche d’eux. Il y a en tout neuf villes dans le pays. Attention, ces villes ne sont pas des métropoles et ne peuvent rivaliser avec les villes de l’Empire ou de la Fédération. Ce sont tout au plus de gros bourgs commerçants. Ces villes sont construites autour d’une université, souvent le bâtiment le plus beau et le plus grand de la ville. C’est ici que les étudiants meilleurs que leurs camarades font leurs études. Ces universités sont dirigées par un doyen (le mage le plus puissant du coin) qui fait aussi office de maire de la ville. C’est aussi lui qui est le chef des villages alentours en tant que supérieur des professeurs d’écoles. Le pays est donc divisé en neuf grandes zones qui sont les collectivités locales. Néanmoins, le pouvoir de ces collectivités est limité car le rôle des doyens consiste souvent à appliquer à son niveau les directives de la capitale, véritable centre du gouvernement. De ce fait, les professeurs jouissent d’une grande liberté permettant des initiatives locales et les doyens finissent par ne gérer en vérité que leur ville.
Enfin, le gouvernement central, qui siège dans la métropole de Nouveau Montségur, dispose d’une grande marge de manœuvre. Nouveau Montségur est, elle aussi, construite autour de l’université cathare, qui est le plus grand bâtiment du pays. Ce bâtiment est réservé aux meilleurs jeunes du pays et ceux qui en sortent sont sûrs d’avoir une place au sein de l’élite de la nation. Néanmoins, un quart de la bâtisse est destiné à la gestion du pays avec la totalité des services administratifs. Cette université n’est pas dirigée par un doyen mais par un conseil de douze mages nommés à vie. Ces douze mages gouvernent aussi le pays et la ville. Lorsqu’un mage meurt, il est remplacé au sein du conseil par une élection se déroulant entre les membres. Les candidats doivent recevoir le parrainage de professeurs et de doyens pour pouvoir se présenter. Ce conseil contrôle l’armée, la diplomatie, la police et gère la plupart des réformes sociales. Le centralisme important permet au conseil de répandre son administration sur tout le territoire et donc de garder unis une population derrière un chef commun.
La justice, quant à elle, est indépendante. Les juges sont nommés sur un concours qui a lieu à la fin du cursus universitaire et ils sont inamovibles. Dès leur nomination, ils sont mutés dans un lieu et sont chargé d’y rendre la justice. La police, quant à elle est divisée en deux. D’un côté, la police d’Etat, qui peut opérer sur tout le territoire et s’occupe des grosses affaires, de l’autre une police locale qui assure l’ordre dans les collectivités.
Les Nations Cathares ont un système de collectivités bien particulier. En effet, le pays est divisé en nations qui, chacune, envoient deux conseillers pour diriger le pays. Ces nations n'ont pas d'institutions bien précises, si ce n'est parfois, comme pour la nation bretonne par exemple, une assemblée consultative. Ces nations sont censées être le reflet de la réalité des peuples mais ne disposent en fait que de très peu de pouvoir. Leur influence est surtout culturelle et ne dîtes jamais à un breton qu'il est Basque et inversement car, pour certains, ça peut être un motif de bagarre. Le seul réel pouvoir repose dans l'envoie de deux conseillers pour diriger le pays afin de faire peser les intérêts de sa nation. Par exemple, les conseillers bretons vont chercher à pousser l'effort de guerre vers le nord afin de reconquérir Rennes alors que les Marseillais, eux, voudront une plus grande défense pour leurs terres, souvent soumises aux attaques de l'empire.
Ainsi, nous avons donc six nations :

- La nation Bretonne
- la nation Marseillaise
- La nation Basque
- La nation Languedocienne
- La nation Catalane
- La nation Charentaise

Si la nation Charentaise est la moins influente au conseil, la nation Languedocienne, elle, du fait qu'elle est créé le pays, représente la principale force politique du pays. Ses décisions font souvent force de lois, sauf auprès des marseillais qui râle tout le temps. Il faut savoir que les Brettons ont une assemblée consultative élue au suffrage universel direct, les Charentais ont un président élu lui aussi avec ce même suffrage, les marseillais, c'est particulier, ils changent d'institutions très souvent (à la moindre crise en fait), les Basques ont une assemblée et un gouvernement nommé par celle-ci, les Catalans ont un roi héréditaire mais qui n'a pas de pouvoir, pour le décorum et enfin, les Languedociens ont un conseil des parfaits: les clercs de la religion cathare, qui enseignent la bible à tous ceux qui le désirent. Ces parfaits ont surtout une autorité morale au sein de la population car le Languedoc s'est massivement reconverti à la religion cathare, celle qui fut la source de l'Histoire de leurs régions.
Mais, afin de se défouler, un tournoi est organisé tous les ans, un tournoi de rugby car c'est à l'initiative du Languedoc qu'on le doit, afin de départager les nations et de se défouler de manière amicale durant le tournoi des six nations.

Le Dominum Laudit

Le « Dominum Laudit » est la première secte existant au sein des Nations Cathares. D’autres se sont créées par la suite, mais aucune n’a jamais égalé la grandeur de celle-ci. Il s’agissait à l’origine d’un regroupement d’intellectuels qui cherchaient à explorer de plus en plus loin les possibilités de la Psycho-Magie. Avec le temps, les idées ont évolué et se sont radicalisées, menant de plus en plus à une volonté eugénique qui cherchait à décupler la puissance des Mages Cathares par une reproduction contrôlée et orientée entre praticiens puissants.
Le Dominum, comme vous l’aurez compris, joue sur son culte du secret. Certains ne le connaissent que par les légendes qu’on raconte à son sujet, le soir pour ce faire peur. D’autres par contre, pourront témoigner des quelques rares informations qu’ils ont pu entendre au détour d’un croisement, la nuit dans les ruelles de Naoned. Aucun des membres n’affichera son appartenance au Dominum publiquement. Certains poussent le vice encore plus loin en se donnant de fausses identités à l’intérieur des manoirs, afin de ne pas être reconnus en dehors. Mais quand on connait les châtiments infligés aux traîtres, on comprend que certains redoublent de vigilance.
Il existe une loge du Dominum dans chacune des grandes villes des Nations Cathares. Chacune est organisée de la même façon, dirigés par un Chambellan qui organise et préside les sessions. Les Chambellans se réunissent en un Conclave une fois par mois à Naoned afin de définir les objectifs du Dominum et orienter les recherches. Une fois les instructions fournies aux autres Adeptes, chacun peut travailler dessus comme bon lui semble.
Ces dernières années cependant, des dissensions ont commencé à apparaitre au sein du Dominum. Deux factions sont nées en son sein, chacun ayant une vision différente des objectifs initiaux de l’organisation. Les Erudits veulent continuer à améliorer la Psycho-Magie, mais seulement entre membres du Dominum, sans chercher à influer sur le monde. L’Avant-Garde, par contre, pense qu’au contraire, l’ensemble des Mages devrait adhérer à leurs idées et, qu’ainsi, ils pourraient mener le monde vers un nouvel âge d’or.

Les forces armées cathares

Les troupes cathares sont généralement des civils qui ont choisi de prendre les armes. Il ne s'agit d'ailleurs pas vraiment d'une armée mais plutôt d'une grande milice où chacun vient avec son matériel et où l'uniforme n'est présent que chez les officiers. L'armée cathare n'est guère nombreuse mais compense son infériorité numérique au centuple grâce à la psycho-magie. La grande majorité des soldats sont des psychos-mages qui n'hésitent pas à marier armes à feu avec puissance télékinétique ce qui en fait des adversaires redoutables qu'il ne faut en aucun cas sous-estimer.

Personnages importants

Raymond del Rio est aujourd'hui le membre du conseil le plus influent de toutes les Nations Cathares. Fils de professeur cathare du Languedoc, il a toujours rêvé de faire de la psycho-magie le centre de sa vie. Assidu en classe, élève exemplaire, il intégra dès qu'il le put l'université. Il passait ses journées à étudier, ne sortant quasiment jamais de sa chambre que pour aller à la bibliothèque y emprunter des ouvrages. Ses camarades étaient généralement obligés de le forcer à se coucher tellement il était accro à son travail. Major de promotion chaque année, il émerveilla la totalité des professeurs, certains pensant même qu'il devait être malade à travailler d'arrache-pied. Certaines mauvaises langues vous diront qu'il est encore puceau.
Même au niveau de la pratique de la psycho-magie, il se démenait pour être le meilleur. Cette volonté inébranlable et cette force de caractère ne manqua pas d'attirer l'attention d'un des membres du Conseil de l'époque, Théophile Marand. Il envisagea les possibilités que lui apporterai les compétences d'un tel mage. Dès la fin de son cursus d'études, il fut embauché, au début comme simple secrétaire, au service de la récupération, de la classification, et de la gestion des ouvrages des bibliothèques de Nouveau Montségur. Encore une fois, son travail assidu et sa fâcheuse tendance à donner son avis sur tous les sujets, même ceux qui n'étaient pas du ressort de son département, lui valurent rapidement une promotion. De secrétaire, il passa en un an à chef de bureau, puis chef de service deux ans plus tard. C'est dès ces années qu'il commença à s'intéresser à la politique et fit faire entendre son nom de plus en plus au sein de toute l'université, gérant des problèmes hors de sa juridiction avec brio, résolvant de temps à autre des petites affaires pour le compte des forces de polices...
Ces manœuvres afin de se faire reconnaitre parmi les psycho-mages auraient dû ses fruits durant sa 46e année. La mort de son employeur lui offrit l'espoir d'une nomination au conseil. Hélas pour lui, ce fut un autre mage, plus âgé, qui fut nommé. Il fut profondément vexé par son rejet qu'il redoubla encore plus d'effort dans ses actes destinés à montrer au Conseil ses capacités. Finalement, à la mort prématurée d'un des membres du Conseil, il fut enfin nommé. Certains diront qu'il a organisé le coup, mais il démentira toujours ces accusations, apportant de solides preuves à son argumentation
Les années passèrent, et son influence s'accrut. Il s’évertue à veiller sur les Nations comme sur ses propres enfants et veillant sur sa sécurité. La tâche qui lui incombe désormais est colossale, d'autant qu'il doit gérer deux guerres désormais. Mais il est plus déterminé que jamais pour mener son peuple à la victoire. Et seule la mort pourra l'empêcher d'accomplir son objectif.

Lucas Macer
est né à Nouveau Montségur, sur la butte des Martyrs, bien que sa famille fasse parti des plus pauvres parmi la classe aisée. Il a eu une scolarité normale dans laquelle il a brillé avant de faire ses études à l'université de Nouveau Montségur. Déjà à cette époque, son excentricité commença à se manifester par le fait qu'il refusait les codes sociaux en place car il n'était pas issu de cette haute bourgeoisie qui dominait les écoles. En effet, sa famille, bien qu'éduquée, passionnée de littérature et vivant dans le quartier des cadres, ne jouissait pas du même revenu que ses camarades. De cela, il tirait fierté. Une fierté car il voyait une indépendance par rapport aux codes sociaux qui étaient imposés à tous ses camarades. Déjà à cette époque, il prenait fait et cause pour les ouvriers qui se révoltaient contre leurs bas salaires, il participait aux manifestations et a même un moment fait partie d'un groupe secret d'étudiants néo-marxistes, qu'il a pourtant dénoncé peu après, comme étant source d'une aliénation pour l'Homme. Il a souvent changé d'idée, dans le seul et unique but de se retrouver seul contre toute sa promotion et tirait plaisir à manifester un esprit de contradiction très fort. Fort de sa nouvelle réputation, il s'en est servi pour séduire la plupart du temps des jeunes filles de classe ouvrière, les préférant aux jeunes filles riches, ce qui n'a pas empêché d'avoir des relations avec des filles de hautes personnalités, ne lui assurant pas une bonne réputation au sein de la classe dominante.
Après avoir fini son université en terminant major de promotion, il s'engage à l'âge de 23 ans dans l'armée afin de servir sur le continent. Mais il a plus sévi que servi dans les forces militaires. Au bout de deux mois de service, il fut arrêté pour insubordination, incitation à la révolte, alcoolisme, abus de biens publics, consommation de produits illicites, contrebande, et tout ça ne serait rien s'il n'utilisait pas le matériel de l'armée pour le revendre afin de se payer des filles de joie. Il fut alors renvoyé de l'armée et évita la cour martial juste du fait qu'il était pressenti pour devenir un éminent professeur de l'université voir, beaucoup plus tard, un membre du conseil. Protégé du fait de sa connaissance de la psycho-magie, il obtint une place de professeur à l'âge de 24 ans au sein de l'université. Son excentricité, sa fougue et sa joie de vivre lui valurent très vite une réputation bien ancrée. Aimé par ses élèves, déconsidéré par le reste du corps enseignant, Lucas s'assura de ne rien perdre de ce qui fait sa particularité. Les cours qu'il donne n'ont rien de conventionnel mais les élèves en sortent toujours ravi et instruit par l'expérience de leur ainé. En effet, Lucas a beaucoup baroudé durant sa 23ème année, lui donnant une connaissance approfondi du monde et de ses enjeux, connaissance qu'il retransmet à ses élèves. La plupart du temps, il les encourage à penser par eux même. En effet Lucas n'a aucune religion, aucune idéologie. La seule chose dont on est sûr est de son patriotisme. De ce fait, il essaye de donner à ses étudiants une ouverture d'esprit que les autres professeurs jugent trop grande. Bien qu'il ne fasse que des remplacements pour le moment, une chaire lui ayant été refusé car la dernière grève étudiante lui fut imputée, il profite de sa position dans la société et de son temps libre pour se balader aux 4 coins du monde, ramassant des objets rares et draguant à tout va. Le gouvernement, profitant de ses activités, lui fait faire quelques missions.
Sa parfaite maitrise de la psycho-magie, faisant de lui un des plus puissants mages des Nations Cathares, le transforme en un atout que la nation ne veut pas perdre et de ce fait, il n'est pas rare qu'un mystérieux ange gardien veille sur lui, autrement dit, un agent qui rattrape les nombreuses bourdes de notre cher ami. Lucas a pris soin de le semer à plusieurs reprises dans les endroits les plus étranges qu'il soit mais au bout d'un moment, il retrouve toujours sa piste. Après plusieurs courses poursuite, Lucas a enfin pu rencontrer son ange gardien: une espionne du gouvernement nommée Zofia, mandatée par le conseiller del Rio. Celle-ci transportai sur elle une invitation pour Lucas afin qu’il rencontre le membre du Conseil. Surpris et curieux, le jeune mage accepta et retourna à Nouveau-Montségur où il fit la connaissance du vieil homme. Raymond del Rio lui expliqua que l’autre conseiller du Languedoc était mourant et qu’il lui fallait trouver un remplaçant. Il ajouta aussi qu’un psycho-mage aussi puissant que lui pouvait avoir une forte influence au sein du Conseil et qu’il constituera un allié de taille. Intéressé, Lucas accepta la proposition de del Rio et devint le conseiller le plus jeune des Nations Cathares depuis sa création. Il découvrit rapidement les ficelles du métier et s’y attèle désormais avec zèle.
Que dire de Lucas ? Il aurait pu avoir l'air tout à fait normal afin de se fondre dans la foule mais, avec ce qu'il a fait de son corps, il ne peut passer inaperçu. Outre le fait qu'il arbore toujours un chapeau noir Style western afin de se donner un genre, il se complaît à garder les cheveux longs attachés dans le dos afin de paraître différent de ses semblables travaillant au Conseil. S'il avait pu arrêter son excentricité à ce niveau-là, tout se serait bien passé. Mais afin de paraître encore plus différents que les autres, il a trouvé malin de porter une boucle d'oreille à l'oreille gauche, en prenant soin de ne pas en mettre à l'oreille droite et de garder constamment un sourire provocant afin de déconcerter les hommes, et surtout les femmes, avec qui il parle. Son regard bleu acier, digne d'un roman balzacien, lui sert la plupart du temps à se faire pardonner de ses excentricités auprès de ses supérieurs. Néanmoins, ce regard cache une âme affûtée que seuls ceux qui le fixent attentivement peuvent remarquer. Bien que son air je-m'en-foutiste et son sourire narquois aient la fâcheuse tendance d'énerver ses supérieurs, ils obtiennent généralement un succès non négligeable auprès de la gente féminine.
Si l'excentricité est un art, alors Lucas en est son maître. Il prend un malin plaisir depuis sa toute petite enfance à s'assurer de ne pas ressembler à ses camarades, et à tout faire afin d'énerver ceux qui incarnent l'autorité. Nombreux sont les psychologues ont tenté de se pencher sur son cas, et qui en sont ressortis avec plus de questions que de réponses tellement Lucas avaient pris soin de les embrouiller par un flot incessant d'ironie et de contradictions personnelles. Il sera prêt à sacrifier sa carrière pour une bonne blague sortit au bon moment. Car, il cultive un look bien particulier qui lui permet de se différencier du quidam normal et préférera toujours rester lui-même plutôt que de se plier au protocole afin de voir sa carrière avancer. Son envie permanente de rigoler, de tout tourner à la dérision, de draguer dans des circonstances plus incongrues, ou de discuter philosophie avec son adversaire seront toujours prioritaires sur la réussite parfaite de sa mission. Néanmoins, sa capacité d'analyse, ces nombreuses études ainsi qu'un sens aigu de l'observation, lui permettront de se sortir de ces situations afin d'assurer le succès des différentes missions et donc d'obliger ses supérieurs le garder pour cause d'efficacité.

Thomas Digran, né à Nouveau Montségur, a grandi dans un cadre modeste et s'est fait très tôt à l'idée de reprendre le travail de menuisier de son père. Cependant, des psycho-mages sont venus le chercher, disant qu'il possédait un grand pouvoir, que, pour le bien des Nations Cathares, il devait se rendre à l'université et qu'une grande carrière s'ouvrait à lui. Il ne sut jamais pourquoi lui, fils d'artisan, était spécial. Il accompagna les mages et intégra la grande université de Nouveau Montségur. Là, il y apprit la psycho-magie, les méandres de la politique, l'art de la guerre (domaine qu'il choisit comme spécialité), etc... Il resta dans l'enceinte de l'établissement environ 20 ans.
Il y rencontra sa future femme, avec qui il vit aujourd'hui, lors du bal de fin d'année de sa promo. Quelques bières suffirent pour lui ôter sa timidité et lui firent franchir le cap, chose qu'il n'avait jamais faite auparavant. Cette rencontre lui permit de gagner l'assurance nécessaire pour orienter sa carrière. A 24 ans, il intégra l'école des officiers des Nations Cathares et entreprit de très longues études, désirant désormais atteindre l'état-major. Il n'était plus ce jeune adolescent timide et qui ne souhaitait pas s'imposer, il était dès lors un homme ambitieux décidé à montrer aux yeux du monde qui il était. Il finit major de promo et rejoignit le corps des généraux à l'âge de 39 ans seulement. Bien que le plus jeune du groupe, sons génie tactique et une certaine obstination lui valurent vite de se faire une place dans l'état-major.
Son dernier exploit remonte à l'organisation de la défense de Cahors face à l'invasion de l'Empire du Massif. Il planifia habilement une voie pour les troupes cathares qui leur permit d'arriver sur les lieux deux jours avant la date prévue. Cette avance empêcha les Impériaux de prendre la ville et permit aux Nations de montrer leur puissance aux forces Massiféennes.

Stéphanie Museille
est une jeune femme très étrange. Elle a grandie dans une petite famille de Catalogne française, non loin de Perpignan. A l'école, elle s'est souvent attiré les foudres de ses professeurs à cause de son comportement violent et antiautoritaire. Bagarreuse, elle ne supportait jamais de voir des gens, que ce soit des jeunes garçons ou bien ses enseignants lui donner des ordres. Elle a donc grandie en marge de la bonne société, se sentant presque obligée de transgresser les règles et de poser problèmes aux forces de polices. Dès l'âge de 16 ans, elle avait déjà été arrêtée 3 fois pour vandalisme, violences et ébriété sur la voie publique. D'autant que, à plusieurs reprises, les plaintes venaient notamment d'autres personnes connues des services de police, comme des violeurs, des voleurs, etc...
C'est vers cet âge-là qu'elle se rendit compte de quelque chose qui allait changer sa vie à jamais. Elle ne supportait pas les hommes. Leur présence l'insupporte et leur vue la dégoûte. A cause de cela, elle s'est rapprochée naturellement des autres femmes qu'elle rencontrait, aussi bien physiquement que sentimentalement. Cette différence venant s'ajouter à sa personnalité, elle a décidé de le mettre en avant et de l'exposer au reste du monde comme sa fierté, encore une façon de dire "Merde" au peuple.
Naturellement, elle fut repérée par les services secrets cathares qui, au lieu de l'éliminer ou de la neutraliser, choisir de l'embaucher. D'abord réticente, elle accepta sans aucune raison apparente. Elle apprit rapidement, prouva maintes fois ses compétences et fut rattachée au service des grandes affaires peu après la fin de son apprentissage. On lui proposa d'apprendre la psycho-magie, proposition qu'elle rejeta, considérant cette pratique comme une "méthode de trouillard" et lui préférant un fusil à pompe classique.
Aujourd'hui, à 29 ans, Stéphanie travaille pour les services secrets cathares, bien que son attitude ne soit pas au goût de tous, mais les résultats sont toujours là. Elle se permet, fidèle à elle-même, de casser du sucre dans le dos de ses supérieurs à longueur de journée sachant qu'ils ne peuvent rien lui faire. La seule chose que diront ses collègues d'elle est que, là où on l'envoie, c'est vraiment la merde.
Aussi puissant que soit un magicien, l'éclatement de son crâne d'un coup de marteau lui fera perdre une bonne partie de son style.

Au nom des Dieux

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité